L’enseigne britannique B&M a ouvert son quatrième magasin de l’agglomération toulousaine le 26 août 2026, à Fenouillet. Plus de 10 000 références y sont proposées, dont 5 000 à moins de cinq euros. Une partie du parc français du discounter est confiée à des gérants-mandataires indépendants.
Arrivée en France à Castres, dans le Tarn, à l’automne 2019, l’enseigne B&M exploite aujourd’hui environ 150 magasins dans l’Hexagone. Le nouveau point de vente de Fenouillet, ouvert le 26 août 2026, s’installe au 19 rue des Usines, dans le centre commercial La Galerie Espaces Fenouillet. Il porte à quatre le nombre d’implantations en Haute-Garonne, après Roques, Colomiers et Saint-Orens-de-Gameville.
10 000 références et 5 000 produits sous la barre des cinq euros
Le magasin de Fenouillet couvre les rayons habituels de l’enseigne : décoration, ameublement, jardin, linge de maison, entretien et alimentation. L’assortiment dépasse 10 000 références, dont 5 000 vendues à moins de cinq euros.
Pour les habitants du nord toulousain, l’ouverture de ce supermarché évite un déplacement vers Colomiers ou Roques. La zone de Fenouillet, déjà structurée autour de sa galerie commerciale, gagne une locomotive de flux supplémentaire à la veille de la rentrée.
Quatre magasins en Haute-Garonne, sept ans après l’arrivée en France
L’Occitanie fait partie des premières régions investies par l’enseigne. Le tout premier magasin français a ouvert à Castres en 2019, et la Haute-Garonne compte désormais quatre points de vente : Roques, Colomiers, Saint-Orens-de-Gameville et Fenouillet.
Le format retenu à Fenouillet est révélateur du mode de développement du groupe : une cellule prise dans une galerie commerciale existante, plutôt qu’un bâtiment construit pour l’occasion. Une implantation plus rapide, et moins exposée aux délais d’autorisation.
Le nombre approximatif de magasins B&M en France, sept ans après l’ouverture du premier point de vente à Castres. (Source : Actu Toulouse, août 2026)

La gérance-mandat, la porte d’entrée des entrepreneurs chez B&M
B&M ne vend pas de contrats de franchise. L’enseigne recrute en revanche des gérants-mandataires : des indépendants qui créent leur société, dirigent un magasin et sont rémunérés sur le chiffre d’affaires réalisé, sans acquérir le fonds de commerce ni supporter le stock.
Le montage n’est juridiquement pas une franchise, mais il en partage plusieurs traits : enseigne nationale, concept imposé, approvisionnement centralisé et autonomie réelle sur l’équipe et l’exploitation. Il attire des chefs de secteur et des directeurs de magasin qui veulent passer à leur compte sans apport lourd. Savoir précisément à quelles conditions il est possible d’ouvrir un magasin B&M suppose de comparer ce contrat à celui d’un franchisé classique, notamment sur la propriété du fonds.
Bon à savoir
La gérance-mandat est encadrée par les articles L. 146-1 et suivants du code de commerce. Le gérant-mandataire est un commerçant indépendant immatriculé, mais il gère un fonds qui ne lui appartient pas et suit les conditions d’exploitation fixées par le mandant. Sa rémunération minimale garantie est prévue au contrat.
Le bazar à petits prix continue de gagner du terrain en périphérie
B&M, Action, Normal ou Centrakor occupent le même terrain : des surfaces de périphérie, un assortiment large et rotatif, des tickets de caisse modestes mais fréquents. Le segment progresse alors que les arbitrages de pouvoir d’achat restent serrés.
Pour un entrepreneur, l’accès à ce marché passe rarement par la franchise classique et plus souvent par la gérance-mandat ou l’affiliation. Cependant, certaines enseignes proposent ce modèle :











