Après quatre ans passés à tester et structurer son concept sur deux bars toulousains, l’enseigne El Tío Mojito inaugure officiellement le jeudi 24 septembre 2026 sa première adresse franchisée, à Rangueil. Un savoir-faire transmis à deux entrepreneurs indépendants, pour un réseau qui vise 25 adresses d’ici 2030, sans calendrier d’ouverture figé.
El Tío Mojito naît en avril 2022, rue Jean-Baptiste Merly à Toulouse, de la rencontre entre Christophe Sutto, restaurateur passé par l’Espagne, et Florent Bonzom, issu du monde agricole. Plutôt que d’ouvrir un bar au sens classique, avec une carte qui multiplie les références, les deux fondateurs choisissent de consacrer l’ensemble de la carte à un seul cocktail, décliné en plusieurs recettes, avec ou sans alcool. L’idée vient d’un séjour de Christophe Sutto à Barcelone, où il découvre un mojito consommé sans cérémonie, partagé en terrasse entre amis, mais préparé avec soin.
Quatre ans à structurer le savoir-faire avant de chercher un franchisé
Le premier bar, rue Jean-Baptiste Merly, trouve rapidement son public. Un second ouvre deux ans plus tard, allées Jean-Jaurès. C’est souvent à ce stade qu’une enseigne se met en quête de franchisés. Les fondateurs d’El Tío Mojito choisissent l’inverse : pendant quatre ans, ils affinent les recettes, testent les méthodes chaque soir, écrivent et réécrivent les procédures, sans ouvrir le réseau à un tiers.
Cette temporalité, revendiquée par les deux associés, tranche avec la logique de croissance rapide qui pousse certaines enseignes à signer un contrat de franchise dès les premiers signes de succès, avant même d’avoir stabilisé leurs process.
Patrick Siellez et Benoît Sales, premiers franchisés à Rangueil
Le bar de Rangueil, au 70 route de Narbonne, à Toulouse, est ouvert depuis le 10 juin 2026. Cette période a servi de rodage pour l’équipe et l’organisation avant la rentrée étudiante, avant l’inauguration officielle prévue le 24 septembre 2026. Il est exploité par Patrick Siellez et Benoît Sales, premiers franchisés du réseau.

Ni l’apport personnel ni le montant de l’investissement ne figurent dans les documents transmis par l’enseigne. Ce que les franchisés reçoivent, en revanche, est détaillé : le savoir-faire, les recettes, la formation et un accompagnement structuré autour de quatre étapes, tester, standardiser, structurer, transmettre.

25 adresses visées d’ici 2030, sans engagement de calendrier
Le dossier de presse trace une trajectoire, pas un plan d’ouvertures rigide. L’enseigne parle elle-même d’« objectifs de développement », pas d’« engagements d’ouverture ».
| Année | Franchises visées | Périmètre |
|---|---|---|
| 2026 | 2 | Toulouse |
| 2027 | 6 | Toulouse |
| 2028 | 11 | Sud-Ouest |
| 2029 | 18 | Sud-Ouest |
| 2030 | 25 | France |
La progression reste concentrée sur le Sud-Ouest jusqu’en 2029, avant une ouverture affichée à l’échelle nationale l’année suivante. Aucune zone précise n’est communiquée pour les deux prochaines signatures.
Un mono-produit sur un marché des bars encore ouvert aux concepts de niche
Le pari d’El Tío Mojito, une carte réduite à un seul cocktail décliné, tranche avec la plupart des réseaux qui préfèrent multiplier les références. Sur ce terrain, les franchises de bars et pubs restent un secteur où la spécialisation autour d’un produit unique reste rare, ce qui laisse une place aux concepts qui l’assument pleinement.
Reste à voir si la méthode conçue pendant quatre ans à Toulouse se transmet aussi bien hors de la ville où tout a commencé. Les fondateurs revendiquent une volonté de grandir sans oublier leurs origines, ce qui explique le choix de concentrer les deux premières années sur leur ville d’origine avant d’élargir au Sud-Ouest.
La prochaine étape, une deuxième franchise avant la fin de l’année, donnera un premier indice sur la capacité du réseau à répéter le modèle hors des deux bars pilotes.











