Le franchiseur toulousain Koalys, qui anime le réseau de diagnostic immobilier Diagamter et la marque Aléa Contrôles, a ouvert son capital à Siparex Entrepreneurs le 7 septembre 2026. Le fonds devient actionnaire majoritaire, Olivier Héaulme prend la présidence du groupe, et le réseau cible Paris, Marseille et Montpellier pour ses prochains recrutements.
Fondée en 1997 et installée à Auzeville-Tolosane, aux portes de Toulouse, Koalys pilote deux marques complémentaires. Diagamter rassemble 111 franchisés répartis sur 170 bureaux et couvre plus de 44 types de diagnostics, du DPE à l’amiante en passant par les termites et l’audit énergétique. Aléa Contrôles se concentre sur les repérages avant et après travaux, avec un centre de formation amiante et plomb destiné aux professionnels du bâtiment. L’ensemble emploie 34 salariés au siège et plus de 350 techniciens certifiés, pour un chiffre d’affaires cumulé proche de 40 millions d’euros.
Guillaume Exbrayat passe la main à Olivier Héaulme après plus de dix ans
L’opération règle aussi la succession à la tête du groupe. Après avoir dirigé Koalys pendant plus de dix ans, Guillaume Exbrayat cède la présidence à Olivier Héaulme, entré dans la société il y a vingt ans et jusqu’ici directeur général. Guillaume Exbrayat conserve une part du capital et reste aux côtés de l’équipe le temps de la transition.
Olivier Héaulme préside par ailleurs le SIDIANE, le syndicat interprofessionnel du diagnostic immobilier. Une position qui donne au réseau une vue directe sur les évolutions réglementaires du métier, à commencer par celles du DPE.
Paris, Marseille et Montpellier en tête des zones à couvrir
Avec des moyens financiers renforcés, le groupe veut accélérer le recrutement de franchisés sur les territoires qu’il juge encore mal couverts. Le communiqué en nomme trois en priorité : Paris, Marseille et Montpellier. En parallèle, Koalys promet d’étoffer ses services sur l’accompagnement opérationnel, la formation, la veille réglementaire et juridique, et l’offre destinée aux syndics de copropriété.
Côté outils, deux briques maison sont mises en avant, DiagDesk et DiagGPT, pensées pour raccourcir le temps de production d’un rapport. Pour qui envisage de créer une entreprise de diagnostic immobilier, ce type d’outillage pèse aujourd’hui autant que la notoriété de la marque.
Un métier réglementé, qui s’exerce sans local commercial
C’est l’un des rares modèles du secteur immobilier qui ne demande ni vitrine ni surface de vente. Le diagnostiqueur travaille depuis son domicile ou un petit bureau, se déplace chez ses clients, et vit de prescripteurs : agences, notaires, syndics de copropriété.
La contrepartie est la barrière technique. Le métier suppose des certifications par domaine, et une remise à niveau continue à chaque évolution de texte.
Chiffre d’affaires annuel moyen relevé sur le réseau Diagamter, pour un apport personnel de départ de 15 000 euros.

Le diagnostic immobilier attire les fonds et de nouveaux réseaux
Cette prise de participation est le deuxième investissement du véhicule Siparex Entrepreneurs 6, deux mois après une opération sur le marseillais Kiping. La ligne métier revendique 350 millions d’euros d’actifs sous gestion et dix investisseurs à Lyon, Paris et Nantes, au sein d’un groupe Siparex qui gère 4,5 milliards d’euros.
Le mouvement dit quelque chose du secteur : la demande y tient à des obligations légales, pas aux cycles de l’immobilier. La place est disputée. Parmi les franchises de diagnostic immobilier présentes en France, Activ’Expertise aligne 185 implantations et Juris Diagnostics Immobiliers 55, quand Diagamter en revendique 170.
Le normand Auditag vient en plus d’ouvrir son propre réseau à la franchise. Paris, Marseille et Montpellier ne sont donc pas des terres vierges, et c’est précisément là que se jugera l’effet des moyens apportés par Siparex.











