Le réseau Speed Queen annonce avoir franchi le cap des 1 300 laveries libre-service en Europe. Douze ans après son arrivée en France, la marque d’Alliance Laundry Systems a ajouté 500 points de vente sur le continent depuis 2021, avec un modèle sans droit d’entrée ni redevance qui attire les investisseurs à temps partiel.
La trajectoire se lit facilement. En août 2020, Speed Queen passait le cap des 700 laveries européennes avec une ouverture à Orbassano, en Italie. Dix mois plus tard, en juin 2021, la marque atteignait 800 unités. Elle en revendique aujourd’hui 1 300 sur le continent. Lancée en réseau en France en 2014, elle y comptait plus de 130 laveries à la fin de 2021 selon l’Observatoire de la franchise.
500 laveries de plus en Europe depuis 2021
La marque appartient à Alliance Laundry Systems, fabricant américain fondé en 1908 à Ripon, dans le Wisconsin. Cette filiation industrielle explique le positionnement : le réseau vend d’abord son propre matériel, et l’exploitation en libre-service vient ensuite.
Laveries ouvertes en Europe depuis juin 2021
Le réseau est passé de 800 à 1 300 points de vente européens en cinq ans, soit une progression de plus de 60 %. (Source : Speed Queen, Observatoire de la franchise, 2021 et 2026)
Le réseau accompagne ses exploitants de la conception du local au lancement, en passant par la sélection des machines.
Une licence de marque plutôt qu’un contrat de franchise
C’est la particularité du réseau, et elle mérite d’être posée clairement. Speed Queen opère sous la bannière Licensed Stores : le contrat n’est pas un contrat de franchise au sens de la loi Doubin, mais un partenariat de licence de marque. Aucun droit d’entrée, aucune redevance.
La contrepartie est logique : l’exploitant achète ou loue le matériel de la maison mère, via sa filiale de financement. L’apport personnel attendu va de 30 000 à 50 000 euros pour un investissement global compris entre 80 000 et 120 000 euros, sur une surface moyenne de 40 mètres carrés.
Bon à savoir
Sans droit d’entrée ni redevance, un contrat de licence de marque n’ouvre pas les mêmes obligations d’information précontractuelle qu’un contrat de franchise. Avant de signer, faites préciser par écrit l’étendue de l’exclusivité territoriale, la durée du contrat et les conditions de sortie.
Le pilotage à distance comme premier argument commercial
Le réseau met en avant sa suite Insights, un tableau de bord qui remonte en temps réel les données d’exploitation, de maintenance et de fréquentation. Côté clients, l’application mobile gère le paiement, les messages en magasin et un programme de fidélité.
Cette brique numérique sert un argument précis auprès des candidats : la laverie tourne sans salarié et se supervise depuis un téléphone. Le format s’inscrit dans la famille des idées de business en franchise qui tournent tout seuls ou presque, souvent exploitées en complément d’une activité salariée.
Un marché français encore éclaté entre plusieurs enseignes
En France, ce secteur reste morcelé : les réseaux de franchises de laveries automatiques cohabitent avec un tissu d’indépendants et de multi-exploitants. Le marché des laveries automatiques en France se joue d’abord sur l’emplacement : densité d’habitat collectif, passage piéton et absence de concurrent à moins de dix minutes pèsent plus lourd que la marque sur la fréquentation.
Le cap des 1 300 unités européennes dit surtout que le modèle absorbe la hausse des coûts de l’énergie sans casser sa dynamique d’ouvertures. Reste à voir combien de ces implantations viendront de France dans les prochains mois, et à quelle vitesse les concurrents répliquent sur les mêmes zones de chalandise.











