Le groupe OptauLib, qui réunit les enseignes Club OpticLibre et AudioLibre, annonce un chiffre d’affaires réseau de 288 millions d’euros TTC en 2025, contre 262 millions un an plus tôt. Quatre ans après son lancement, AudioLibre approche les 500 centres adhérents et pousse le format mixte optique et audition.
Implanté en France, en Belgique et au Luxembourg, le groupe OptauLib fédère des opticiens et des audioprothésistes indépendants sous deux marques. Son chiffre d’affaires réseau atteint 288 millions d’euros TTC en 2025 contre 262 millions d’euros en 2024, soit une progression proche de 10 %. Le groupe a communiqué ces résultats le 26 août sans détailler la part de l’optique dans le total.
Près de 500 centres AudioLibre en quatre ans d’existence
Créée il y a quatre ans, la marque AudioLibre revendique aujourd’hui près de 500 centres adhérents. Le rythme est rapide pour un secteur où l’exercice reste réglementé et où chaque point de vente suppose un audioprothésiste diplômé.
Le groupe présente l’audioprothèse comme l’un de ses axes majeurs d’expansion et compte s’appuyer sur les passerelles entre ses deux métiers. Une trajectoire qui limite le coût d’entrée pour l’adhérent, puisque le local et la clientèle existent souvent déjà.
La progression du chiffre d'affaires réseau OptauLib en un an
Le groupe passe de 262 millions d’euros TTC en 2024 à 288 millions en 2025, porté par l’optique et par la montée en puissance de l’audioprothèse. (Source : L’Ouïe Magazine, août 2026)
Le point de vente mixte optique et audition devient la cible du groupe
OptauLib assume vouloir faire converger ses deux activités dans un même local. La logique est simple : la clientèle presbyte et la clientèle malentendante se recoupent largement après soixante ans, et un magasin qui traite les deux amortit mieux son loyer et son personnel d’accueil.
Ce mouvement n’est pas isolé. Les grands acteurs de l’optique ont tous ouvert un rayon audition ces dernières années, ce qui a transformé la structure de rentabilité du métier. Un candidat qui étudie le marché de l’optique en France doit désormais intégrer ce second métier dans son prévisionnel, sous peine de sous-estimer à la fois l’investissement et le potentiel.
Une offre de services taillée pour les indépendants plutôt qu’un contrat de franchise classique
OptauLib ne se positionne pas comme un franchiseur au sens strict mais comme un groupement d’adhérents. Son argumentaire porte sur les services attachés à l’adhésion : référencement fournisseurs, outils de gestion, et un accompagnement patrimonial couvrant la création, le rachat, la valorisation et la transmission des points de vente.
Ce dernier volet mérite l’attention. Dans un métier où la valeur du fonds dépend directement du fichier patients, l’aide à la revente pèse autant qu’une remise sur les verres. Elle explique une partie de l’attractivité du réseau auprès d’opticiens installés depuis quinze ou vingt ans.
Bon à savoir
Groupement, licence de marque et franchise n’emportent pas les mêmes obligations. Un contrat d’adhésion laisse en général plus de liberté sur les prix et l’assortiment, mais il transmet aussi moins de savoir-faire et n’ouvre pas droit au DIP prévu par la loi Doubin. Vérifiez la qualification juridique exacte avant de signer.
Un secteur qui reste ouvert aux candidats malgré la densité des réseaux
Le maillage optique français est régulièrement décrit comme saturé. Les chiffres d’OptauLib rappellent pourtant que la croissance se joue moins sur le nombre de vitrines que sur le panier moyen et sur l’élargissement des prestations proposées dans un même local.
Les prochains mois diront si le groupe franchit réellement le cap des 500 centres AudioLibre et à quel rythme il convertit ses opticiens au double métier. Pour les entrepreneurs qui comparent les enseignes d’optique et d’audition en franchise, ces données de réseau donnent un point de repère chiffré, encore rare dans un secteur où peu d’acteurs publient leur volume d’affaires.











