Le restaurant festif L’École des Grands, né à Villefranche-sur-Saône puis dupliqué à Belleville-en-Beaujolais, ouvre son concept à la franchise. Le réseau met en avant 500 000 euros de chiffre d’affaires la première année sur son établissement pilote et cherche des exploitants prêts à tenir une salle d’au moins 200 places assises.
Cindy et Hugues Lescot ont repris un établissement en difficulté à Villefranche-sur-Saône en 2017. Ancien rugbyman, lui construit la programmation et l’ambiance des soirées. Elle pilote la gestion, les ressources humaines et le développement. Leur concept mêle cantine d’école revisitée et cour de récré pour adultes, avec une animation différente chaque soir.

© L’Ecole des Grands
En 2023, l’enseigne remporte le prix de l’animation des territoires aux Trophées de la nuit. Ce coup de projecteur a déclenché les premières sollicitations extérieures, puis l’idée d’un réseau. L’ambition est aujourd’hui écrite dans le dossier de recrutement : « bâtir le premier réseau français de restaurants festifs ».
Belleville-en-Beaujolais, le pilote qui a servi à cadrer le concept
Le couple a racheté l’ancienne brasserie Le Tropical le 14 février 2025, dans la zone artisanale de Belleville-en-Beaujolais, en bordure du rond-point de la D306. L’établissement a ouvert au printemps suivant avec 180 places assises en intérieur et autant en extérieur.
Contrairement à la maison mère caladoise, il ferme à une heure du matin et abandonne la partie discothèque, ce qui le rapproche des franchises de bars et pubs plus que d’un établissement de nuit. Chaque soir porte son thème : latino le lundi, quiz et blind test le mardi, karaoké le mercredi, afterwork le jeudi, resto-club le samedi avec DJ à partir de 21 heures.
500 000 euros de chiffre d’affaires annoncés sur l’établissement pilote
Le dossier de recrutement avance un seul indicateur d’exploitation : 500 000 euros de chiffre d’affaires réalisés la première année sur l’établissement pilote. L’enseigne précise que cette performance ne vaut pas garantie de résultats futurs.
Chiffre d’affaires annoncé par l’enseigne sur la première année d’exploitation de son établissement pilote. C’est le seul indicateur financier public à ce jour.

Le cahier des charges, lui, est précis : 200 places assises au minimum et un événement chaque soir toute l’année. L’accompagnement annoncé couvre la recherche de local, les travaux, le recrutement, la formation et le suivi après l’ouverture.
Un créneau déjà tenu par des réseaux installés
Sur le marché des franchises de restauration, le festif n’a rien d’un terrain vierge. Ninkasi, né à Lyon en 1997 et développé en franchise depuis 2016, associe brasserie artisanale, burger et programmation musicale sur 26 implantations.
3 Brasseurs tient le même triptyque depuis Lille depuis 1986, et Au Bureau décline le pub à l’anglo-saxonne sur plusieurs centaines d’adresses.
Le concept beaujolais relève d’un autre registre, celui des franchises de restauration à thème, où l’ambiance et la mise en scène pèsent autant que la carte : l’immersion et la nostalgie plutôt que la bière brassée sur place.
Des conditions financières encore absentes du dossier
L’enseigne ne publie ni droit d’entrée, ni redevance, ni apport personnel exigé. Les candidats doivent réclamer la brochure pour obtenir ces montants, qui figureront ensuite dans le document d’information précontractuel remis avant la signature du contrat de franchise.
Bon à savoir
La loi Doubin oblige tout franchiseur à remettre son document d’information précontractuel au moins vingt jours avant la signature du contrat ou le versement de la moindre somme. C’est dans ce document que figurent l’état du marché local, les comptes du réseau et la durée de l’engagement.
Le profil recherché, lui, est décrit sans détour : des exploitants capables de tenir une équipe et une salle, avec une expérience du sport, du management ou de la restauration présentée comme un atout. Les candidats qui veulent ouvrir leur restaurant sur ce format devront surtout suivre les premières zones ouvertes, un point sur lequel l’enseigne ne s’est pas encore engagée.











