Selon Challenges, Olivier Bertrand serait en négociations exclusives pour reprendre les activités de Burger King en Suisse : une centaine de restaurants et 250 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel. Une expansion internationale qui interviendrait au moment précis où le fonds Bridgepoint prépare la cession de sa participation minoritaire dans Bertrand Franchise.
Toujours selon Challenges, Bertrand Franchise gère aujourd’hui 1 200 restaurants en France sous une dizaine d’enseignes : Burger King, Hippopotamus, Au Bureau, Léon, Pitaya, Volfoni ou encore Chik’ Chill. Le groupe servirait chaque mois 13 millions de clients et inaugurerait environ 150 établissements par an. La reprise des opérations suisses de Burger King constituerait son premier ancrage territorial hors de l’Hexagone sous cette enseigne.

Selon Challenges, une centaine de restaurants et 250 millions d’euros de CA en jeu
Les actifs visés représenteraient une centaine d’établissements répartis sur le territoire suisse, pour un chiffre d’affaires annuel d’environ 250 millions d’euros, toujours selon l’hebdomadaire. Ce marché est structurellement attractif : les restaurants de restauration rapide helvétiques affichent des tickets moyens nettement supérieurs à ceux pratiqués en France, en raison d’un niveau de vie plus élevé et d’une pression concurrentielle différente.
Si l’opération se confirme, Bertrand Franchise deviendrait l’opérateur de référence de Burger King sur deux marchés majeurs d’Europe continentale, avec des profils économiques complémentaires.
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Un empire bâti sur la maîtrise des master-franchises, pas sur l’exploitation unité par unité
La stratégie d’Olivier Bertrand obéit à une logique constante depuis plus de dix ans : prendre le contrôle de plateformes d’enseignes pour cumuler de l’effet d’échelle. En 2013, le groupe décroche la master-franchise Burger King France. En 2015, il rachète le réseau Quick et convertit une partie du parc en Burger King, ce qui accélère massivement le déploiement sans construire chaque unité de zéro.
La Suisse s’inscrirait dans cette même mécanique. Contrôler la master-franchise helvétique renforcerait le poids du groupe face au franchiseur américain, en augmentant le volume total de restaurants négocié. Cela permettrait aussi de mutualiser les coûts d’approvisionnement, de formation et d’animation réseau à l’échelle internationale, deux leviers directs sur la rentabilité de chaque unité.
Bon à savoir :
Le modèle multi-enseignes de Bertrand Franchise (Burger King, Hippopotamus, Léon, Pitaya…) lui confère une force de négociation rare vis-à-vis des fournisseurs et des bailleurs. L’ajout d’une implantation internationale renforcerait encore ce levier dans les discussions avec le franchiseur américain.
Bridgepoint en sortie : 23 % du capital de Bertrand Franchise à recéder
En parallèle, le fonds britannique Bridgepoint chercherait à céder sa participation de 23 % dans Bertrand Franchise. Sa sortie pourrait intervenir d’ici la fin de l’année ou au début de 2027, selon des informations de L’Informé datées d’avril 2026. Plusieurs banques d’affaires seraient mandatées pour accompagner le processus, parmi lesquelles Rothschild & Co, Evercore, Natixis Partners et Houlihan Lokey.
Le rachat de Burger King Suisse s’inscrirait dans ce calendrier de manière cohérente : une acquisition internationale documentée renforce l’attractivité du dossier aux yeux des investisseurs potentiels, en démontrant la capacité du groupe à répliquer son modèle hors des frontières françaises.
150 ouvertures par an : un groupe qui a désormais la taille pour franchir les frontières
Avec 150 établissements ouverts chaque année et un réseau appuyé sur un important patrimoine immobilier, Bertrand Franchise dispose des ressources opérationnelles pour absorber ce type d’opération. Le groupe s’appuie par ailleurs sur un pôle hôtellerie-restauration haut de gamme, qui complète un modèle économique diversifié et moins exposé aux aléas d’une seule enseigne.
La question n’est désormais plus de savoir si le groupe peut croître au-delà de l’Hexagone, mais à quel rythme et sur quels marchés. D’autres pays européens pourraient figurer dans les prochaines cibles, à mesure qu’Olivier Bertrand affirme son positionnement comme premier opérateur de restauration commerciale en France et candidat crédible à une dimension continentale.











