L’enseigne La Tiramisserie ouvre son développement en franchise. Créée en 2023 par Tracy Sadoun, la marque affiche près de 1,2 million d’euros de chiffre d’affaires, deux boutiques parisiennes et 230 000 euros levés dans « Qui veut être mon associé ? ». Elle cherche désormais des candidats sur un créneau que les grandes enseignes ont laissé libre.

© La Tiramisserie
Tout part de la cuisine d’une étudiante confinée à Grenoble pendant le Covid. Tracy Sadoun y confectionne des tiramisus, un dessert que personne n’avait alors transformé en concept de marque. Elle teste la vente sur les plateformes de livraison, puis lance l’activité en 2023. Six mois plus tard, elle sort de sa cuisine, ouvre une dark kitchen à Paris et livre ses premiers clients, tout en travaillant comme consultante chez PwC. La première boutique physique arrive en juin 2024.

© La Tiramisserie
800 000 euros de chiffre d’affaires en six mois et 70 % de marge
La première boutique parisienne propose une dizaine de parfums, des parts individuelles et des desserts à partager. Le résultat ne se fait pas attendre.
« En six mois, on a fait 800 000 euros de chiffre d’affaires », indique Tracy Sadoun à Maddyness, qui dit dégager en moyenne « 70 % de marge ». Une deuxième adresse ouvre à Paris en juin 2025. Le réseau emploie aujourd’hui six salariés pour un chiffre d’affaires proche de 1,2 million d’euros.
230 000 euros levés face à un jury unanime
Le 15 janvier 2026, La Tiramisserie passe dans « Qui veut être mon associé ? » sur M6. Tracy Sadoun demande 180 000 euros contre 10 % de son entreprise. Kelly Massol propose 230 000 euros, Jonathan Anguelov s’aligne, Éric Larchevêque monte à 300 000 euros pour 15 % des parts.
La fondatrice retient l’offre de Jonathan Anguelov, à 230 000 euros, pour son expertise immobilière. Le choix dit l’essentiel du plan de développement : la bataille se jouera sur les emplacements.
Une dizaine de boutiques en propre avant d’ouvrir le réseau
L’ordre des opérations est posé. « Je souhaite en ouvrir une dizaine en France, en nom propre, avant de m’étendre grâce à un réseau de franchises », précise Tracy Sadoun dans les colonnes de Maddyness. L’international viendra ensuite.
La séquence est saine : franchiser son entreprise suppose un savoir-faire éprouvé sur plusieurs unités, un manuel opératoire écrit et des comptes qui tiennent côté franchisé. Le détour par la livraison a servi de laboratoire, comme pour beaucoup de porteurs de projet qui veulent ouvrir une pâtisserie sans signer tout de suite un bail commercial.
La marge moyenne annoncée par la fondatrice sur un concept mono-produit, où la production est centralisée et la carte volontairement courte.

Un format plus proche du coffee shop que de la pâtisserie classique
Ticket moyen bas, flux élevé, carte courte, production concentrée sur un seul produit : l’équation ressemble à celle que connaissent ceux qui cherchent à ouvrir un café ou coffee shop. Elle explique aussi pourquoi le concept se duplique vite.
Les franchises de boulangerie-pâtisserie couvrent le pain, la viennoiserie et le snacking salé, rarement le dessert servi comme produit unique. C’est précisément l’espace que La Tiramisserie occupe.
Le tiramisu, un créneau déjà disputé
La fondatrice ne s’en cache pas. « Il y a plusieurs bars à tiramisus qui ont ouvert récemment, il y a de plus en plus de concurrence sur ce produit donc il ne faut pas perdre de temps », estime-t-elle chew Maddyness. La Boîte à Tiramisu recrute déjà ses premiers franchisés sur le même produit.
Dans les franchises de restauration, ce type de course se joue sur dix-huit mois : le réseau qui sécurise les meilleurs emplacements avant les autres garde l’avantage. Les conditions d’entrée, l’apport demandé et les premières zones ouvertes n’ont pas encore été communiqués.
Questions fréquentes sur la franchise La Tiramisserie
Le réseau a ouvert son développement en franchise fin août 2026. Les deux boutiques existantes sont exploitées en propre, et la fondatrice a annoncé vouloir en ouvrir une dizaine sous son nom avant de recruter largement. L’apport demandé et les territoires disponibles n’ont pas encore été rendus publics.
La Tiramisserie annonce 800 000 euros de chiffre d’affaires sur les six premiers mois de sa première boutique et une marge moyenne de 70 %. Ces chiffres tiennent à un emplacement parisien à très fort passage et à une carte réduite à un seul produit. Ils ne se transposent pas mécaniquement en centre-ville de province.











