L’enseigne britannique The Salad Project ouvre le 7 septembre son premier restaurant hors du Royaume-Uni, rue Réaumur à Paris. Adossée à une levée de 9 millions de livres et conseillée par les fondateurs de Soho House et de Deliveroo, elle s’installe sur un créneau que les réseaux français abordent, eux, par la franchise.
Fondée à Londres en 2021 par Florian de Chezelles et James Dare, deux diplômés de l’École hôtelière de Lausanne, The Salad Project exploite aujourd’hui une quinzaine d’adresses dans la capitale britannique, de Spitalfields à Battersea en passant par Oxford Circus. Le concept tient en une ligne : des salades composées à la demande, assemblées devant le client à partir d’ingrédients préparés sur place chaque jour. La marque a décroché le titre de restaurant de l’année sur Uber Eats au Royaume-Uni en 2022.
200 mètres carrés rue Réaumur pour le premier pas hors du Royaume-Uni
Le restaurant ouvre le 7 septembre 2026 au 107 rue Réaumur, dans le 2e arrondissement de Paris, au coeur du quartier du Sentier. La surface avoisine les 200 mètres carrés.
L’adresse ouvre sept jours sur sept, de 11 heures à 21 heures, avec un ticket qui démarre à 12 euros et une offre de commande en ligne à retirer sur place. Les sauces et marinades ont été mises au point par une nutritionniste diplômée d’Oxford. Le Sentier concentre une densité de bureaux qui garantit un flux de déjeuner en semaine, et l’emplacement reste le poste qui pèse le plus lourd dans le budget de ceux qui veulent ouvrir un restaurant en centre-ville.

© The Salad Project
Neuf millions de livres levés pour financer l’Europe
En janvier 2026, l’enseigne a bouclé un tour de table de 9 millions de livres destiné à financer son développement européen. Paris en est la première traduction concrète.
Montant levé par The Salad Project en janvier 2026 pour financer son expansion européenne, dont l’ouverture parisienne est la première étape. (Source : Restaurant, janvier 2026)

Le tour de table réunit Nick Jones, fondateur de Soho House, et Will Shu, fondateur de Deliveroo, tous deux investisseurs et conseillers de la marque, aux côtés du fonds Active Partners. L’enseigne s’appuie donc sur du capital pour ouvrir, un modèle très différent de celui des réseaux qui financent leur maillage par l’apport de leurs franchisés.
Au magazine britannique Restaurant, qui révélait la levée le 13 janvier, le cofondateur résumait l’ambition en une formule, traduite ici de l’anglais.
Un créneau que les réseaux français travaillent en franchise
Le salad bar premium n’est pas un terrain vierge en France. Salad&Co, présent depuis 2009, a lancé son développement en franchise en 2024 et compte une treizaine de restaurants, à Lille, Caen, Toulouse, Bordeaux et Nice. L’enseigne figure parmi les les franchises de restauration rapide qui recrutent aujourd’hui ne France.
Le réseau décline deux formats, un restaurant de proximité d’environ 500 mètres carrés et un corner de 30 mètres carrés minimum. Il a aussi ouvert un axe BtoB avec son concept Picotin, installé dans des sièges d’entreprise. Deux stratégies s’opposent sur le même marché : la levée de fonds d’un côté, le recrutement d’entrepreneurs indépendants de l’autre.
Vingt adresses visées d’ici 2027
The Salad Project vise 20 restaurants à l’horizon 2027, un rythme qui suppose de transformer l’essai parisien assez vite. La marque a déjà élargi son format outre-Manche, avec un premier bar à matcha et une première adresse en gare cette année.
La performance du 107 rue Réaumur sur ses six premiers mois dira si le modèle londonien tient face aux habitudes de déjeuner françaises et à un ticket d’entrée à 12 euros. Pour les entrepreneurs qui étudient les franchises dans le secteur de la restauration, l’arrivée d’un concurrent capitalisé change surtout la donne sur un point : la course aux meilleurs emplacements de bureaux dans les grandes villes.











