Vous cherchez à devenir franchisé Tang Frères en 2026 ? La réponse est nette : l’enseigne ne franchise pas. Pionnier de la distribution asiatique en France avec neuf supermarchés et près de 11 000 références, le groupe exploite tous ses magasins en propre. Voici pourquoi, comment il se développe, et quelles voies restent ouvertes pour entreprendre dans l’alimentaire asiatique.
Le nom revient sans cesse dès qu’on parle d’épicerie asiatique en France. Forcément, beaucoup de porteurs de projet se demandent s’ils peuvent ouvrir leur propre magasin sous cette enseigne. La question mérite une réponse claire, sans détour. Spoiler : ce ne sera pas une franchise, mais le secteur offre d’autres portes d’entrée bien réelles.
Tang Frères, qu’est-ce que c’est ?
Fondée en 1976 par deux frères d’origine sino-laotienne, Tang Frères s’est imposée comme la référence de la distribution de produits alimentaires asiatiques en France. Le premier supermarché ouvre en 1981, au 48 avenue d’Ivry, dans le 13e arrondissement de Paris. C’est le tout premier supermarché asiatique de ce type à voir le jour dans le pays.
Le métier du groupe va bien au-delà du magasin. Tang Frères importe et distribue en gros, en demi-gros et au détail des produits venus de Chine, de Thaïlande, du Vietnam, de Corée, du Japon et de bien d’autres régions. L’enseigne fabrique aussi ses propres marques et bénéficie d’exclusivités de distribution sur certaines références.
Les chiffres disent l’ampleur du réseau. Le groupe exploite aujourd’hui neuf supermarchés et neuf boutiques traiteur Tang Gourmet, propose plus de 11 000 références et s’appuie sur 26 000 m² d’entrepôts ainsi qu’une flotte logistique en propre de 22 camions. Une intégration verticale rare, concentrée à Paris et en Île-de-France.
Est-il possible d’ouvrir un Tang Frères en France en 2026 ?
Non, vous ne pouvez pas ouvrir votre propre Tang Frères. L’enseigne ne commercialise aucun système de franchise et n’ouvre pas son modèle à des entrepreneurs indépendants. Voici ce que cela implique concrètement pour un candidat.
Tang Frères ne propose pas de franchise
Le groupe reste une entreprise familiale qui exploite l’ensemble de ses supermarchés en propre. Résultat : pas de droit d’entrée, pas de contrat de franchise, aucune candidature « franchisé » possible. Le site officiel ne présente d’ailleurs aucune rubrique de développement en réseau ni d’espace « ouvrir un magasin ».
La seule manière de rejoindre Tang Frères passe par le recrutement salarié, via la page emploi de l’enseigne. Autrement dit, on intègre le groupe comme collaborateur, pas comme partenaire indépendant !
Bon à savoir :
Ne confondez pas « devenir franchisé » et « devenir client ». Tang Frères vend en gros aux épiceries, traiteurs et restaurateurs : un indépendant peut s’y approvisionner pour son propre commerce. Mais s’approvisionner chez eux n’a rien à voir avec l’ouverture d’un magasin sous l’enseigne.
Quelle stratégie d’expansion pour Tang Frères ?
Le modèle de croissance maison tient en une formule : tout en propre, magasin par magasin. Le réseau s’est construit presque exclusivement à Paris et en proche couronne, des 13e, 15e et 19e arrondissements jusqu’à Noisiel, Lognes, Vitry-sur-Seine, Pantin ou Bussy-Saint-Georges.
La chronologie officielle révèle un rythme lent et maîtrisé sur quarante ans : ouvertures en 1981, 1989, 1990, 1993, 1994, 2002, 2007, 2010, 2012 puis 2017. Rien d’un maillage national à marche forcée.
La logique est cohérente. Tang Frères maîtrise toute sa chaîne : import direct, entrepôts, logistique propre, approvisionnement quotidien depuis le Marché d’Intérêt National de Rungis et contrôle qualité interne. Ce choix d’intégration verticale explique pourquoi l’enseigne ne franchise pas. Elle préfère garder le contrôle total de son réseau plutôt que de le confier à des partenaires.
Quelles alternatives à Tang Frères pour se lancer en franchise ?
Première chose à acter : il n’existe pas, en France, de grande enseigne de supermarché asiatique ouverte à la franchise. Paris Store, le principal concurrent avec 21 magasins et plus de 6 000 références, fonctionne lui aussi en exploitation propre. Quant à Asia Center, qui avait tenté un développement en franchise, sa société de franchiseur a été radiée du registre du commerce en 2009 pour insuffisance d’actif.
Restent de vraies pistes pour entreprendre dans le secteur. Trois directions se dégagent, selon votre projet et votre appétence pour le cadre d’un réseau.
- Ouvrir une épicerie asiatique indépendante : vous gérez votre commerce en vous approvisionnant en gros auprès de grossistes comme Tang Frères ou Paris Store, dont le métier de grossiste est justement ouvert aux professionnels.
- Passer par une franchise de proximité généraliste : des réseaux comme Vival, Proxi, Coccimarket, Spar ou U Express permettent d’ouvrir une supérette et d’y développer un rayon « produits du monde » ou asiatique.
- Se tourner vers le secteur de la restauration asiatique en franchise : un marché porteur, avec des enseignes qui recrutent activement.
Cette dernière voie est sans doute la plus dynamique. La restauration asiatique rapide a dépassé 450 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024 pour ses principales enseignes, portée par des réseaux comme Chikin Bang, My Little Warung, Santhosha ou Krousty Sabaïdi, qui développent activement leur parc de franchisés.
Tang Frères ou alimentaire asiatique : ce qu’il faut retenir
Soyons clairs. Si votre objectif est précisément « un Tang Frères », c’est impossible : l’enseigne ne franchise pas et garde la main sur chacun de ses magasins. Aucune candidature de franchisé n’aboutira.
Si votre objectif est « me lancer dans l’alimentaire asiatique », c’est une autre histoire. Épicerie indépendante, supérette franchisée avec un rayon spécialisé ou restauration asiatique en réseau : plusieurs voies existent, dont certaines en franchise. À vous de choisir entre la liberté de l’indépendant et le cadre rassurant d’une enseigne !











