L’ubé, igname violette originaire des Philippines, s’impose dans les coffee shops comme le grand successeur du matcha. Photogénique, sans caféine et naturellement sucré, il attire une clientèle jeune qui documente ses consommations sur les réseaux. Pour les franchisés de coffee shop, c’est aujourd’hui un levier concret pour se différencier et faire grimper le panier moyen.
Selon le cabinet Datassential, l’ubé a enregistré une progression de plus de 230 % sur les cartes de restaurants à l’échelle mondiale au cours des quatre dernières années. En France, le grossiste alimentaire Sysco a intégré la poudre d’ubé à son catalogue professionnel en 2026, signe que la demande dépasse désormais le simple effet de mode. Sur TikTok et Instagram, le format ube latte accumule des millions de vues chaque semaine, avec une audience cible très précise : les 18-35 ans urbains, sensibles à l’esthétique autant qu’au goût.
Un ingrédient qui succède au matcha dans les coffee shops
Le matcha a dominé les cartes des coffee shops pendant plusieurs années, porté par sa couleur verte et ses propriétés énergisantes. L’ubé occupe une position similaire, avec un profil radicalement différent : son goût rappelle la vanille et la noisette, son niveau de douceur est naturellement élevé et il ne contient pas de caféine. Ce dernier point élargit considérablement la plage horaire de consommation.
Un ube latte peut se vendre à 10h comme à 18h, là où un matcha reste associé au matin ou à la pause méridienne. Pour un coffee shop franchisé, c’est une occasion de générer du trafic sur des créneaux sous-exploités, sans effort promotionnel particulier.
Croissance de l’ubé sur les cartes de restaurants à l’échelle mondiale au cours des quatre dernières années. (Source : Datassential, 2026)

De la boisson au snack sucré : l’ubé se décline à toutes les heures
La force de l’ubé tient à sa polyvalence. En boisson, il se prête aux lattes chauds ou glacés, aux smoothies, aux bubble teas et aux milkshakes. En snacking sucré, il colore naturellement les donuts, cheesecakes, muffins et pancakes, sans recourir à des colorants artificiels. Sa texture crémeuse en fait aussi un ingrédient de choix pour les glaces et les entremets.
Pour un franchisé, cette polyvalence se traduit par de multiples occasions de vente sur un seul et même ingrédient. Intégrer trois ou quatre références à base d’ubé dans une carte existante, c’est créer de nouvelles raisons d’achat sans bouleverser le modèle opérationnel ni alourdir la formation des équipes.
Bon à savoir
L’ubé ne contient pas de caféine, ce qui lui permet d’être proposé à toutes les heures de la journée. Un coffee shop qui mise sur l’ubé peut ainsi capter les ventes de l’après-midi et de la soirée, des créneaux souvent sous-exploités par les enseignes qui misent tout sur le café du matin.
Un levier de différenciation dans un marché de coffee shop très concurrentiel
Le marché du coffee shop en franchise se densifie chaque année. Les concepts se ressemblent, les cartes se copient, et la différenciation devient un enjeu central pour attirer de nouveaux clients comme pour fidéliser les habitués. L’ubé offre précisément cette distinction : encore peu répandu en France, il permet à une enseigne de se positionner comme un lieu de découverte, pas seulement de consommation.
Les réseaux qui l’intègrent les premiers bénéficient d’un effet de notoriété organique : les clients partagent leurs verres violets, les hashtags circulent, les avis se multiplient. C’est du trafic généré sans budget publicitaire supplémentaire.
Un panier moyen en hausse grâce à la valeur perçue
Un produit perçu comme rare ou exclusif se vend à un tarif supérieur, même si son coût de revient reste maîtrisé. Un latte classique facturé autour de 4,50 euros peut devenir un ube latte à 6 ou 6,50 euros : le consommateur paie pour l’expérience autant que pour le produit lui-même. Cette élasticité du prix vers le haut est l’un des grands bénéfices du snacking premium.
Pour les franchisés, l’impact est direct sur la marge. Une enseigne qui fait monter son ticket moyen de 10 à 15 % via quelques références signature compense largement le coût d’intégration de ces nouveaux ingrédients.
Une fenêtre d’opportunité à ne pas laisser passer
La fenêtre de différenciation liée à l’ubé est ouverte, mais elle se refermera à mesure que le marché se généralisera. Les premières enseignes qui intégreront cette tendance dans leur carte bénéficieront du buzz de la phase d’émergence. Celles qui attendront une adoption large se retrouveront à vendre un produit banal, sans avantage concurrentiel particulier.
Pour les candidats à la franchise dans le secteur des coffee shops, il est utile d’évaluer, lors de l’étude des réseaux, si l’enseigne a déjà commencé à travailler sur ce type d’innovations. La capacité d’un réseau à capter rapidement les tendances émergentes est souvent un indicateur fiable de son dynamisme commercial à long terme.











