Les soldes d’été 2026 débutent ce mercredi 24 juin 2026 à 8h et se termineront le 21 juillet 2026 dans l’hexagone (il commenceront le mercredi 8 juillet 2026 et finiront le mardi 4 août 2026 pour la Corse).
Pour les réseaux de mode en franchise, la période arrive dans un contexte tendu : après un recul de -2,3 % entre septembre et décembre 2025, les enseignes misent sur un regain d’appétit des consommateurs, qui envisagent de dépenser en moyenne 357 euros cet été, soit 124 euros de plus qu’en 2025.
Déclenchés chaque année à date fixe par arrêté ministériel, les soldes représentent l’un des moments les plus stratégiques de l’année pour les enseignes de mode. En franchise, la règle est claire : c’est le franchiseur qui définit les taux de remise et l’animation commerciale, le franchisé applique. Ce cadre unifié permet une communication nationale cohérente, mais peut aussi laisser moins de marge de manoeuvre aux entrepreneurs locaux pour s’adapter à leur marché de proximité. Quatre semaines pour défendre leurs marges après un hiver difficile.
357 euros de budget moyen : les Français reviennent dans les rayons
D’après le baromètre OpinionWay-Mollie publié le 21 juin pour Mollie, le budget moyen des acheteurs pourrait bondir à 357 euros cet été, en hausse de 124 euros par rapport aux soldes 2025. Plus d’un Français sur deux déclare vouloir dépenser au moins 200 euros. Pour les enseignes en franchise dans la mode, c’est un signal concret après plusieurs mois de fréquentation en baisse et de panier moyen en recul.
La mobilisation des moins de 35 ans est particulièrement notable : 63 % d’entre eux prévoient de faire les soldes cet été. Un quart (24 %) le font par contrainte budgétaire, une donnée qui explique l’intérêt croissant pour les solutions de paiement fractionné (BNPL) chez les jeunes acheteurs. Les enseignes en franchise qui intègrent ces options à leur caisse enregistrent généralement un meilleur taux de transformation.
Le retour en magasin, bonne nouvelle pour les réseaux physiques
La tendance la plus porteuse pour les franchisés disposant de points de vente physiques : les achats réalisés exclusivement en magasin repartent à la hausse et concernent désormais 48 % des Français, soit +4 points en un an. Chez les 18-24 ans, ce chiffre grimpe à 52 % (+10 points). Une inflexion qui tranche avec les années post-Covid où l’e-commerce dominait.
Pour les réseaux comme Kiabi, Jules, Grain de Malice ou Promod, dont une partie des magasins fonctionne en franchise, ce retour au commerce de proximité physique conforte le modèle. Les franchisés implantés en zones commerciales périphériques ont d’ailleurs affiché une activité en hausse de +0,8 % en 2025, quand les centres-villes de province reculaient de -1,5 %.
des Français feront les soldes exclusivement en magasin
C’est 4 points de plus qu’en 2025. Chez les 18-24 ans, ce taux atteint 52 %, soit +10 points en un an. Un signal fort pour les réseaux de mode en franchise disposant de points de vente physiques. (Source : OpinionWay-Mollie, juin 2026)
Un secteur mode sous tension, mais résilient
L’Alliance du Commerce dresse un bilan 2025 nuancé pour les enseignes d’habillement : activité quasi stable (-0,3 % à périmètre constant), mais fin d’année décevante (-2,3 % de septembre à décembre) et début 2026 difficile. La bonne nouvelle vient de mai : un rebond de +4,5 % des ventes en magasin, porté par le retour des températures printanières.
Pour Bernard Cherqui, président de l’Alliance du Commerce, « le commerce de mode crée de l’emploi, de la richesse et du lien social dans tous les territoires » mais « cet équilibre reste fragile ». Le secteur représente 36 000 points de vente et près de 200 000 emplois en France. La pression des plateformes d’ultra fast-fashion, qui ont livré 800 millions de colis de faible valeur en France en 2024, reste l’un des principaux facteurs de déstabilisation pour les enseignes implantées localement.
Vêtements en tête, mais la déco et l’électro progressent
Sans surprise, le textile reste la catégorie reine des soldes, citée par 75 % des acheteurs potentiels. Mais l’édition 2026 se distingue par une diversification des intentions. L’électroménager et l’électronique atteignent désormais 39 % des intentions, au même niveau que les achats pour enfants. La décoration progresse jusqu’à 31 % et séduit particulièrement les 18-24 ans (46 %).
Pour les franchisés positionnés sur ces univers complémentaires à la mode pure, les soldes représentent une opportunité de visibilité et de trafic en dehors de leur coeur de métier. Des réseaux comme Centrakor ou les enseignes d’équipement de la maison peuvent tirer parti de cet appétit consommateur, à condition d’adapter leur animation commerciale dès le coup d’envoi du 24 juin 2026.
Bon à savoir :
En franchise, le franchisé ne peut pas décider seul de ses remises : c’est le réseau qui fixe la politique tarifaire des soldes. Avant d’ouvrir une enseigne de mode, il est donc essentiel de vérifier dans le contrat de franchise les modalités des périodes promotionnelles. Certains contrats prévoient des remises imposées, d’autres laissent une latitude locale. Un point à négocier lors de la phase de sélection du réseau.
Quatre semaines pour redresser la trajectoire avant l’automne
Les soldes d’été se terminent le 21 juillet 2026. Pour les franchisés mode, ces quatre semaines constituent souvent le dernier levier d’optimisation du CA avant la saison creuse du mois d’août et la collection automne-hiver. La période est aussi un test terrain des nouvelles collections en promotion : ce qui part vite en soldes donne des indications précieuses sur les tendances à commander pour la rentrée.
Avec un budget consommateur en hausse sensible et un retour confirmé vers les magasins physiques, les franchisés bien positionnés en zones commerciales ont des raisons d’aborder ce rendez-vous avec davantage de sérénité qu’en 2025. Le vrai enjeu reste la gestion des stocks : solder sans sacrifier la marge, et reconstituer l’offre plein tarif dès la fin juillet.











