Black & White Burger nomme Richard Viemont au poste de directeur général. Rompu au développement de chaînes comme Pokawa et Sushi Shop, ce professionnel de la restauration rapide rejoint un réseau de 44 restaurants qui veut franchir un cap. Une arrivée qui marque la structuration managériale du groupe fondé par les YouTubeurs IbraTV et Djam.
Créé en 2018 et ouvert à la franchise dès 2019, Black & White Burger repose sur un positionnement original : le pain noir à base de charbon végétal, signature visuelle immédiatement reconnaissable. Le réseau, qui compte aujourd’hui 35 restaurants en France et 9 en Belgique, s’appuie aussi sur la notoriété de ses fondateurs, IbraTV et Djam, dont les audiences cumulées dépassent 7,5 millions d’abonnés. Cette base de fans a longtemps suffi à générer du trafic. Passer à l’échelle demande autre chose.
Un parcours forgé dans la restauration rapide structurée
Richard Viemont n’est pas un inconnu dans le secteur. Il a participé au développement de Pokawa, chaîne de poke bowls devenue l’une des références du segment fast casual en France, puis de Sushi Shop, réseau premium présent dans une vingtaine de pays. Deux enseignes aux modèles très différents, mais qui partagent une même exigence : tenir des standards élevés à grande échelle, dans un univers concurrentiel où l’expérience client prime.
Ce profil opérationnel tranche avec les origines du projet Black & White Burger, né d’une communauté digitale avant d’être une entreprise franchisée. C’est précisément ce décalage que la tête de réseau cherche à combler.
Trois priorités : la marque, les standards, le déploiement
La feuille de route confiée à Viemont repose sur trois axes. D’abord, renforcer l’identité de marque au-delà de la sphère YouTube, pour ancrer Black & White Burger durablement dans le paysage de la restauration rapide. Ensuite, relever le niveau d’exigence opérationnelle dans les restaurants existants, de la qualité des produits à la formation des équipes. Enfin, accélérer l’ouverture de nouveaux points de vente, en France comme à l’international.
Bon à savoir :
L’enseigne cible en priorité des emplacements de premier rang : centres commerciaux majeurs, gares et travel retail. Les candidats à la franchise doivent justifier d’une expérience en restauration et s’engager à piloter leurs établissements au quotidien. L’apport personnel requis est de 80 000 euros pour un investissement total compris entre 350 000 et 400 000 euros.
Une expansion accélérée qui justifie le recrutement
Le timing n’est pas anodin. Pour 2026, la tête de réseau annonce plus de 25 projets signés sur des emplacements dits premium, à commencer par la gare de Lyon Part-Dieu. Plusieurs franchisés multi-sites ouvrent déjà leurs deuxièmes et troisièmes adresses, à Marseille, Strasbourg et en Île-de-France. Le réseau vise également La Réunion, ainsi que des pays francophones comme la Suisse, le Luxembourg ou le Maroc.
Gérer simultanément cette vitesse d’ouverture et la montée en gamme opérationnelle exige un pilotage rigoureux. C’est le rôle que doit tenir Richard Viemont dès sa prise de fonction.
Le signal d’une maturité nouvelle pour le réseau
Recruter un directeur général issu de réseaux structurés est souvent le signe qu’un franchiseur passe d’une phase de lancement à une phase de consolidation. Pour Black & White Burger, ce mouvement intervient au moment précis où le réseau s’apprête à franchir le cap des 50 restaurants. Un seuil symbolique, mais aussi opérationnel : c’est souvent à partir de cette taille que les outils de pilotage, de formation et de contrôle qualité doivent être entièrement repensés.
Les prochains mois permettront de mesurer si l’arrivée de Viemont accélère concrètement le déploiement et consolide la satisfaction des franchisés de burgers déjà en place.











