McDonald’s France engage 300 millions d’euros d’achats dans la filière volaille nationale d’ici 2029, pour garantir un approvisionnement 100 % français à ses Chicken McNuggets. Adossé à 206 exploitations agricoles bretonnes et deux industriels majeurs, cet engagement s’inscrit dans une stratégie d’achats de proximité qui irrigue les 1 600 restaurants du réseau, dont la quasi-totalité sont exploités en franchise.
L’annonce a été officialisée le 29 juin 2026. Chaque année, la marque en franchise McDonald’s France achète déjà 13 000 tonnes de poulet d’origine hexagonale, pour un montant d’environ 100 millions d’euros consacrés annuellement à la seule filière volaille. Ce volume permet de produire plus de 1,2 milliard de Chicken McNuggets servis dans les restaurants de l’enseigne. Avec ce nouvel engagement formalisé, le cap passe à 300 millions d’euros sur cinq ans, sécurisant l’ensemble de la chaîne jusqu’en 2029.
Une filière 100 % bretonne contractualisée depuis plus de 30 ans
L’ensemble de la chaîne d’approvisionnement des Chicken McNuggets repose sur une filière exclusivement bretonne, organisée autour de deux fournisseurs industriels : Cargill et Pilgrim’s Europe Hénin. En amont, 206 exploitations agricoles participent à l’élevage des poulets destinés à l’enseigne, toutes liées par un modèle de contractualisation opérationnel depuis plus de 30 ans.
Ce dispositif garantit aux éleveurs une visibilité sur leurs revenus grâce à des prix construits à partir des coûts de production réels, indépendamment des fluctuations du marché spot. Un mécanisme rare dans le secteur, que McDonald’s France présente comme un levier de stabilisation économique pour ses partenaires agricoles locaux.
exploitations agricoles bretonnes mobilisées pour approvisionner McDonald’s France en poulet destiné aux Chicken McNuggets, dans le cadre d’un partenariat de plus de 30 ans.

300 millions d’euros pour sécuriser les volumes face aux aléas du marché
En formalisant 300 millions d’euros d’achats d’ici 2029, McDonald’s France envoie un signal de sécurisation à toute la chaîne. Les éleveurs bretons bénéficient d’une visibilité pluriannuelle ; les industriels Cargill et Pilgrim’s Europe peuvent calibrer leurs investissements sans incertitude sur les volumes ; l’enseigne, de son côté, protège ses approvisionnements des tensions conjoncturelles récurrentes sur les marchés agricoles.
Cet engagement s’inscrit dans un objectif bien plus large, annoncé lors du Salon International de l’Agriculture 2026 : McDonald’s France prévoit d’investir plus de 3,5 milliards d’euros dans les filières agroalimentaires françaises d’ici 2030, soit plus de 750 millions d’euros par an mobilisés dans l’agroalimentaire hexagonal.
Bon à savoir
McDonald’s France était présent pour la 25e année consécutive au Salon de l’Agriculture 2026, où le groupe a annoncé son plan de 3,5 milliards d’euros d’achats alimentaires français d’ici 2030, avec la volaille comme premier volet opérationnel.
28 000 agriculteurs fournisseurs, un ancrage local sans équivalent en restauration rapide
La volaille n’est qu’une composante d’un dispositif d’approvisionnement local bien plus vaste. Sur les cinq filières principales de McDonald’s France, bœuf, poulet, pommes de terre, blé et salade, plus de 75 % des volumes proviennent de producteurs français. Au total, près de 28 000 agriculteurs contribuent aux approvisionnements de l’enseigne, dont plus de 2 900 sont engagés dans des contrats cascade qui leur offrent à la fois des débouchés sécurisés et des prix calculés sur leurs coûts réels.
En France, McDonald’s sert 1,8 million de repas chaque jour dans ses 1 600 restaurants, dont la grande majorité sont exploités par des franchisés indépendants.
Un enjeu direct pour les franchisés, entre stabilité des coûts et différenciation commerciale
Pour les quelque 1 500 franchisés qui opèrent sous enseigne McDonald’s en France, cet engagement a des répercussions concrètes. La sécurisation des approvisionnements sur cinq ans limite les ruptures en cuisine, protège la cohérence de l’offre entre restaurants et stabilise les coûts matières dans un contexte d’inflation alimentaire persistante. Une prévisibilité accrue sur les marges, difficile à obtenir ailleurs dans la restauration rapide en franchise.
Sur le plan commercial, l’ancrage local devient aussi un argument de vente croissant auprès d’une clientèle sensible à l’origine des produits. D’autres filières devraient être renforcées selon le même modèle d’ici 2030. Pour les candidats qui évaluent la franchise McDonald’s, cette stratégie d’approvisionnement structuré constitue un élément différenciant à intégrer dans leur réflexion.











