Ouvrir une franchise en couple : l’exemple de Jordan et Julie Tomas, fondateurs de Jordan Tomas Pizza

Photo de couverture : Ouvrir une franchise en couple : l'exemple de Jordan et Julie Tomas, fondateurs de Jordan Tomas

Maître artisan pizzaiolo, l’enseigne Jordan Tomas Pizza se développe en franchise depuis 2019. Sept pizzerias composent déjà le réseau et un huitième établissement s’apprête à ouvrir ses portes. À la tête de l’enseigne, Jordan et Julie Tomas, associés à la scène comme à la ville. 


En couple, Jordan et Julie Tomas travaillent ensemble depuis presque toujours, quand ils ont décidé de se lancer, c’était évident pour eux qu’ils mèneraient ce projet ensemble. Aujourd’hui à la tête d’un réseau de franchise de sept établissements, les deux entrepreneurs voient leur couple comme une force pour gérer leur entreprise. Ils témoignent de leur quotidien en tant que conjoints et associés. Interview.

Quelle est l’histoire derrière la création de Jordan Tomas Pizza ?

Jordan Tomas : L’histoire est toute simple. Julie et moi sommes tous les deux issus de la restauration. On a parfois travaillé dans les mêmes établissements et on avait vraiment le souhait de nous mettre à notre compte et de travailler ensemble. C’est comme cela que nous avons commencé à nous informer pour acheter un restaurant. Au départ, on voulait se lancer dans la restauration traditionnelle mais acheter un restaurant n’était pas vraiment dans notre budget. Nous nous sommes donc dirigés, au début, vers un concept de pizza à emporter.

Au moment de nous lancer, aucun doute, on était vraiment sûrs de nous. C’est un projet qu’on voulait mener à deux. Déjà parce que l’on s’entend bien dans le travail, on partage les mêmes valeurs. Mais aussi parce que la restauration est un métier très prenant, tout comme l’entrepreneuriat. Donc, si on ne travaillait pas ensemble, je pense qu’on n’aurait pas eu beaucoup de temps pour se voir.

Julie Tomas : Au niveau de la répartition des tâches, ça s’est fait assez naturellement et en fonction des compétences de chacun. Jordan gère le côté opérationnel de la production, la négociation des prix avec les fournisseurs et moi je gère l’administratif, la gestion du personnel, l’accueil client, les idées recettes, etc.

Quels sont pour vous les avantages et les inconvénients de se lancer avec son conjoint ?

Julie Tomas : Pour moi le plus gros avantage d’entreprendre en couple c’est qu’on sait qu’on s’implique autant l’un que l’autre dans le projet. Finalement, la pizzeria est devenue notre bébé, donc on s’implique de la même manière. Un autre avantage, c’est que nous pouvons ne pas compter les heures passées au boulot. S’il y a besoin de revenir travailler un soir ou un week-end, on sait que l’autre comprend. C’est d’autant plus vrai dans la restauration. Des personnes qui vivent avec un conjoint qui n’est pas du secteur de la restauration peuvent voir leur relation devenir pénible voire insupportable. 

Pour autant, il faut faire attention à mettre une barrière entre la vie professionnelle et la vie personnelle. Comme on est 24 heures sur 24 ensemble, il faut éviter de ramener toutes les conversations professionnelles à la maison et inversement continuer d’éventuelles disputes personnelles au boulot. Ça peut faire partie des inconvénients, il faut savoir gérer le côté humain.

Certaines de vos franchises sont-elles tenues par des couples de franchisés ?

Jordan Tomas : Oui, il y en a 4. Aujourd’hui, on a que des couples de franchisés ou des associés. Ils gèrent tous très bien leurs affaires. Dans un contexte de gestion d’entreprise, l’association fonctionne un peu comme un couple. Je pense qu’à deux, en couple ou entre associés, la vie de chef d’entreprise est plus facile que pour un entrepreneur isolé, pour les mêmes raisons que pour nous.

Le modèle de la franchise s’adapte bien à l’entrepreneuriat en couple : il y a de la place pour deux à la direction d’un restaurant, que ce soit sur la partie opérationnelle, production en cuisine ou sur le service, gestion. Il y a assez à faire pour remplir deux postes. On a par exemple un couple de franchisé qui a déjà deux restaurants. Ils se sont réparti les tâches de telle sorte que l’un d’eux gère le premier restaurant et l’autre s’occupe du second. Ils inversent régulièrement les rôles pour leur bien-être. Ce sont des gens qui sont souvent sur le terrain et pour eux c’est sympa de ne pas être toujours dans le même restaurant, de voir des équipes différentes.

Quel serait votre conseil à des entrepreneurs qui souhaiteraient se lancer en couple ?

Jordan Tomas : L’essentiel c’est d’avoir une bonne communication et une bonne entente au démarrage et surtout bien se répartir les tâches dès le départ : savoir qui fera quoi et dans quelles conditions.

Pour conclure, je dirais qu’à deux on est plus fort et c’est un vrai confort. On partage nos joies comme nos peines.

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