Un an après sa reprise par le groupe Pure Ventures, Cash Converters France a retrouvé la rentabilité dès octobre 2025. Le réseau réinvente son concept autour d’une offre élargie à toute la famille, crée une centrale d’achats et annonce le recrutement de dix nouveaux franchisés pour 2026, avec un objectif de les accompagner vers le multi-franchise.
Repris début 2025 par le groupe Pure Ventures, le réseau de seconde main Cash Converters France comptait alors une soixantaine de points de vente. À fin mars 2026, ce parc s’établit à une cinquantaine d’adresses : 35 en franchise et 15 en propre. Des fermetures ciblées ont mis fin aux emplacements jugés inadaptés au nouveau positionnement de la marque, et certains franchisés ont quitté le réseau. La rentabilité a été retrouvée en octobre 2025, une étape que Ahmed Chaieb, CEO de l’enseigne, présente comme le signal d’une reprise maîtrisée.
Un réseau assaini, rentable dès la fin 2025
La première année post-rachat a été volontairement consacrée à la stabilisation. Pas de recrutement précipité, pas d’annonces prématurées : Pure Ventures a choisi de tester sa méthode en interne, de remettre en ordre les fondamentaux opérationnels et de restaurer la confiance des franchisés Cash Converters existants.
Ce travail de fond a abouti au retour aux bénéfices en fin d’année 2025, posant les bases d’un développement réseau plus solide pour 2026. Un retournement rapide, compte tenu de l’ampleur de la restructuration engagée.
De la « garçonnière gaming » au grand magasin familial
Le modèle historique de Cash Converters, centré sur les téléphones et le gaming dans un univers visuellement daté, a été entièrement revu. L’enseigne adopte désormais les codes visuels du retail neuf : nouvelles tenues des employés, mise en scène des produits calquée sur les enseignes de référence.
L’offre s’élargit au petit électroménager en « seconde chance » (emballages abîmés, fins de stock de grandes marques), aux jeux et jouets, et monte en gamme sur la bijouterie et la maroquinerie vers l’univers du luxe, avec des experts capables d’authentifier les pièces. Objectif : une clientèle familiale qui revient dans le temps, pas seulement des acheteurs ponctuels.
Une centrale d’achats pour sécuriser le stock en rayon
Le point faible du modèle achat-vente traditionnel est sa dépendance aux vendeurs particuliers : quand les apports se tarissent, les rayons se vident et les acheteurs repartent. Pour y remédier, Cash Converters France a créé une centrale d’achats avec des chefs de marché par univers produit. Ce dispositif intègre des articles de « seconde chance » à côté de l’occasion classique, assurant une offre permanente dans chaque catégorie. Sur le rétrogaming, où aucun sourcing national n’existe, c’est le sourcing local, magasin par magasin, qui prime. Le e-commerce n’est pas encore à l’ordre du jour : l’enseigne mise sur le trafic physique comme moteur de fidélisation.
Bon à savoir :
Le marché de la seconde main connaît une croissance structurelle en France, portée par la crise du pouvoir d’achat et l’essor de la consommation responsable. Cash Converters constate un afflux de porteurs de projet issus de secteurs variés, notamment des commerçants en activité souhaitant convertir leur magasin de jouets en point de vente sous enseigne.
Dix nouveaux franchisés visés en 2026, avec une logique multi-franchise
Après une phase de remise en ordre, Cash Converters France passe à l’offensive sur le recrutement. Dix nouveaux franchisés sont visés pour 2026, avec un accompagnement pensé dès le départ pour les conduire vers la multi-franchise. Deux profils se dégagent parmi les candidats : des commerçants souhaitant reconvertir leur magasin (notamment dans l’univers du jouet) et des porteurs de projet attirés par la dynamique de la seconde main. Le redressement opérationnel et la refonte du concept constituent désormais les arguments de fond du discours de recrutement du réseau.











