Déjà médaillé de bronze, Inwin vise l’argent EcoVadis et affirme son modèle de développement

Inwin Digital Expert vise la médaille d’argent EcoVadis à l’automne 2026. Déjà récompensé par une médaille de bronze, le réseau entend franchir une nouvelle étape dans la structuration de sa démarche RSE. Mais derrière la couleur de la médaille se dessine une ambition plus large : mieux assumer l’influence qu’une tête de réseau exerce sur ses franchisés, ses partenaires et les entreprises qu’elle accompagne.
Il y a quelques années encore, la responsabilité d’une entreprise semblait pouvoir tenir dans une phrase assez simple : limiter les effets négatifs de son activité. Consommer moins. Produire moins de déchets. Veiller aux conditions de travail. Choisir ses fournisseurs avec davantage d’attention. Ces sujets restent essentiels. Mais ils ne suffisent plus à résumer la responsabilité d’une entreprise.
Car une entreprise ne se contente pas de gérer ses impacts. Par ses décisions, ses investissements, ses offres et ses partenaires, elle contribue aussi à diffuser une certaine manière de travailler, de produire, de vendre et de se développer. Elle influence son environnement.
Pour une tête de réseau comme Inwin Digital Expert, cette influence est démultipliée. Une orientation décidée au niveau de l’enseigne peut progressivement irriguer les pratiques des franchisés, modifier les critères de sélection des partenaires et se retrouver dans les recommandations faites aux entreprises clientes. C’est dans ce contexte qu’Inwin prépare une nouvelle évaluation EcoVadis avec un objectif clairement affiché : passer de la médaille de bronze à la médaille d’argent à l’automne 2026.
« La médaille de bronze a reconnu le travail déjà engagé. Viser l’argent nous oblige maintenant à aller plus loin. Pas seulement en ajoutant de nouvelles actions, mais en nous demandant plus précisément quel modèle de développement nous voulons encourager à travers notre réseau », explique Guy Clément, codirigeant d’Inwin Digital Expert.
Une médaille qui pose davantage de questions qu’elle n’apporte de réponses
La tentation serait de considérer la médaille d’argent comme une récompense supplémentaire. Un signe de reconnaissance. Un logo à apposer sur une présentation. Inwin souhaite en faire autre chose : un outil de questionnement et de progression. La démarche oblige l’entreprise à examiner ses politiques, à rassembler des preuves, à suivre ses actions et à identifier les domaines dans lesquels ses pratiques restent perfectibles. Elle pose surtout une question plus exigeante : les engagements affichés influencent-ils réellement les décisions de l’entreprise ? « Une politique RSE devient utile lorsqu’elle change la manière de choisir. Choisir un partenaire, organiser le travail, accompagner un franchisé, sélectionner une solution ou construire une offre. Lorsqu’elle reste séparée de ces décisions, elle risque de devenir un exercice de communication », poursuit Guy Clément. Cette réflexion marque une évolution importante. La RSE n’est plus seulement considérée comme un ensemble d’actions conduites à côté de la stratégie. Elle devient progressivement l’une des grilles à travers lesquelles la stratégie elle-même est examinée.
Une tête de réseau ne peut plus se considérer comme neutre
Dans un réseau, les décisions prises par l’enseigne ne restent jamais totalement confinées au siège. Les partenaires référencés orientent les achats. Les offres conçues influencent la manière de vendre. Les outils recommandés transforment les pratiques. Les formations façonnent les compétences. Les indicateurs retenus indiquent ce que le réseau considère comme important. Même l’absence de règles produit des effets. Elle laisse chacun arbitrer seul, parfois sans visibilité suffisante sur les conséquences sociales, environnementales ou éthiques de ses choix. Pour Inwin, assumer sa responsabilité de tête de réseau consiste donc à reconnaître cette influence et à mieux l’organiser. Non pas en multipliant les contraintes. Mais en donnant une direction commune. « Nous ne voulons pas expliquer à nos franchisés qu’il existe une seule bonne manière d’agir. En revanche, notre responsabilité est de leur donner des repères, des outils et des critères de décision. Une tête de réseau doit aider chacun à progresser sans nier les réalités du terrain », précise Guy Clément. La démarche pourra ainsi se traduire progressivement dans différents domaines : les achats, le choix des partenaires, la sobriété numérique, les déplacements, la protection des données, la formation, l’inclusion, les pratiques commerciales ou encore les conditions d’utilisation de l’intelligence artificielle. Autant de sujets qui ne peuvent plus être traités indépendamment les uns des autres.
La croissance n’est jamais totalement neutre
Inwin accompagne les PME et les ETI dans leur stratégie de croissance, l’amélioration de leur parcours client et leur transformation digitale. Or toutes les formes de croissance ne produisent pas les mêmes effets. Une croissance construite sur une dépendance excessive à quelques plateformes ne ressemble pas à une croissance qui permet à l’entreprise de conserver la maîtrise de ses données et de ses relations clients. Un gain de productivité obtenu en déplaçant la charge de travail ne possède pas la même valeur qu’une amélioration qui simplifie réellement l’organisation. Une automatisation qui fragilise les compétences ne produit pas le même avenir qu’un usage de l’intelligence artificielle qui augmente les capacités des équipes. Un fournisseur choisi uniquement pour son prix n’engage pas l’entreprise de la même manière qu’un partenaire évalué également sur la qualité de ses pratiques. « Nous ne souhaitons pas opposer la croissance et la responsabilité. Notre conviction est précisément inverse : une croissance mal maîtrisée peut créer de nouvelles fragilités, tandis qu’une croissance mieux pensée rend l’entreprise plus solide », estime Guy Clément. Cette position ne transforme pas Inwin en cabinet spécialisé dans la RSE. Elle modifie cependant la manière d’exercer son propre métier. Accompagner la transformation d’une entreprise ne consiste plus uniquement à chercher ce qui est possible techniquement ou rentable immédiatement. Il faut également examiner ce que le projet développe, ce qu’il fragilise et ce qu’il rendra plus difficile demain.
Le numérique comme terrain d’engagement
Cette réflexion prend une importance particulière dans le domaine du numérique. Chaque solution recommandée porte avec elle un modèle économique, une politique de données, un niveau de dépendance technologique et une certaine conception de la relation entre l’humain et l’outil. Le développement de l’intelligence artificielle rend ces choix encore plus visibles. Que souhaite-t-on automatiser ? Quelles décisions doivent rester humaines ? Comment préserver les compétences ? Comment protéger les informations confiées aux outils ? Comment répartir les gains de temps obtenus ? Comment éviter qu’une innovation séduisante ne devienne une nouvelle dépendance ? Pour Inwin, la responsabilité consiste moins à freiner l’innovation qu’à apprendre à l’orienter. « Nous croyons profondément au potentiel du digital et de l’intelligence artificielle. Mais croire dans une technologie ne dispense pas de choisir l’usage que l’on veut en faire. Nous voulons accompagner des entreprises augmentées, pas des entreprises qui perdent progressivement la maîtrise de leur fonctionnement », affirme Guy Clément. La démarche EcoVadis ne mesure donc pas directement la pertinence d’une stratégie digitale ou d’un usage de l’IA. Elle contribue néanmoins à installer une discipline utile : documenter les choix, examiner leurs conséquences et ne plus séparer complètement la performance économique de la manière dont elle est obtenue.
Transformer une conviction en pratiques partagées
La difficulté, pour Inwin, sera désormais de faire vivre cet engagement dans la durée. Une charte ne suffit pas. Une médaille ne suffit pas. Une déclaration du dirigeant ne suffit pas davantage. La crédibilité viendra de la répétition des décisions cohérentes : un fournisseur écarté parce que ses pratiques ne correspondent pas aux exigences du réseau, une solution mieux évaluée avant d’être recommandée, un franchisé accompagné dans l’évolution de ses propres pratiques ou un nouvel indicateur intégré au pilotage.
« La responsabilité se voit rarement dans une grande décision spectaculaire. Elle se construit dans une succession de choix plus ordinaires. Pris séparément, ils peuvent sembler modestes. Ensemble, ils finissent par définir ce qu’est réellement l’entreprise », souligne Guy Clément.
L’objectif de la médaille d’argent fournit une échéance et un niveau d’exigence. Mais l’ambition dépasse l’évaluation elle-même. Inwin veut progressivement faire de sa démarche RSE un langage commun pour le réseau : une manière de questionner les décisions, d’évaluer les partenaires et de construire les solutions proposées aux clients.
De la responsabilité à l’engagement
La médaille de bronze a constitué une première reconnaissance. La médaille d’argent, si elle est obtenue à l’automne, marquera une nouvelle progression. Mais le véritable changement se joue ailleurs. Il réside dans le passage d’une entreprise qui cherche à mieux maîtriser ses impacts à une entreprise qui assume davantage l’influence qu’elle exerce. Sur ses collaborateurs. Sur ses franchisés. Sur ses partenaires. Et sur les dirigeants qu’elle accompagne. « Nous ne prétendons pas avoir atteint un modèle parfait. Nous affirmons simplement que nos décisions contribuent à façonner un certain modèle d’entreprise. À partir de là, notre responsabilité est de ne plus agir comme si ces choix étaient neutres », conclut Guy Clément.
En visant l’argent EcoVadis, Inwin ne cherche donc pas uniquement à améliorer son évaluation RSE. Le réseau affirme progressivement un engagement plus large : contribuer à une croissance digitale plus responsable, plus humaine et davantage maîtrisée. La médaille donnera peut-être la couleur de l’étape franchie. Mais ce sont les décisions prises en chemin qui donneront sa véritable valeur à la démarche.
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