DR Drone, réseau breton de nettoyage industriel par drone, ouvre sa 10e agence à Cholet et vise 30 implantations sur le territoire français d’ici la fin de l’année 2026. Un triplement du réseau en quelques mois, porté par un modèle franchise accessible et un marché encore peu disputé.
Fondé en 2021 à Quimper par Simon Lannurien, DR Drone s’est construit sur un principe simple : substituer les drones téléopérés aux échafaudages et nacelles pour le nettoyage de façades, le démoussage de toitures, le traitement de panneaux photovoltaïques et l’inspection thermique de bâtiments. En quatre ans, l’enseigne a étendu sa couverture de la Bretagne vers la Normandie, l’Île-de-France, la Nouvelle-Aquitaine et Auvergne-Rhône-Alpes. Elle a décroché le Trophée RSE AXA 2024 dans la catégorie Prévention pour la région Ouest et a bénéficié d’un passage au journal de 20 heures de France 2.
Le drone supprime le risque de travail en hauteur sur toutes les surfaces
Le principe opérationnel est direct : un drone projette les produits de traitement sur les surfaces à nettoyer, quelle que soit la hauteur ou la configuration du bâtiment. Toitures de particuliers, bardages industriels, serres agricoles, monuments atypiques ou murs d’immeubles de grande hauteur entrent dans le périmètre. L’avantage principal est la sécurité : les opérateurs restent au sol, ce qui supprime les accidents liés aux travaux en hauteur.
Le drone permet aussi d’intervenir plus vite qu’une méthode conventionnelle, sans bloquer les accès d’un site professionnel sur la durée. DR Drone enrichit son offre avec des prestations d’inspection thermique, utiles pour identifier des ponts thermiques ou des défaillances d’isolation, ainsi que des prises de vues aériennes photo et vidéo. Le traitement de nids de frelons figure également parmi les services proposés. Sur ce marché naissant, d’autres acteurs commencent à s’organiser : KTV Working Drone France, franchisé d’une marque norvégienne présente dans plus de 65 pays, opère depuis Rambouillet sur des surfaces pouvant atteindre 150 à 200 mètres de hauteur.
Stéphane Le Saos ouvre la 10e agence du réseau à Cholet en avril 2026
Stéphane Le Saos, 46 ans, domicilié à La Tessoualle en Maine-et-Loire, a lancé début avril 2026 son entreprise LS Drone sous licence de marque DR Drone. Sa femme Delphine prend en charge la partie administrative. Le secteur choletais concentre une forte densité de maisons individuelles, de PME et de bâtiments industriels, autant de cibles naturelles pour les prestations de démoussage et de nettoyage de façades.
Investissement global minimum pour ouvrir une agence DR Drone, dont 35 000 euros d’apport personnel et 6 000 euros de droit d’entrée. La redevance mensuelle représente 20 % du chiffre d’affaires hors taxes.

Bon à savoir :
Le réseau estime le chiffre d’affaires potentiel à 300 000 euros après deux ans d’activité. La clientèle est mixte : particuliers propriétaires d’un côté, entreprises et collectivités de l’autre. La formation initiale dure trois semaines, complétée par des séminaires annuels et une formation continue en ligne.
De 10 agences à 30 d’ici décembre 2026 : un triplement du réseau en quelques mois
En mai 2026, DR Drone aligne une dizaine d’agences actives : Quimper, Brest, Douarnenez-Carhaix et Saint-Brieuc en Bretagne, Caen et Rouen-Dieppe en Normandie, Argenteuil en Île-de-France, Angoulême en Nouvelle-Aquitaine, Lyon en Auvergne-Rhône-Alpes, et désormais Cholet et Angers dans les Pays de la Loire.
L’objectif annoncé de 30 agences avant la fin de l’année représente un triplement en moins de douze mois. Le réseau cible des secteurs à partir de 5 000 habitants, ce qui ouvre des perspectives en zone périurbaine et rurale, là où les franchises de nettoyage classiques interviennent peu. Les profils recherchés sont commerciaux et terrain, sans formation technique préalable obligatoire en aéronautique.
Un marché naissant qui commence à attirer des candidats en franchise
Le nettoyage par drone reste une spécialité jeune en France. DR Drone figure parmi les pionniers sur ce créneau, avec un positionnement franchise structuré dès le départ. La concurrence existe, mais le marché adressable reste très ouvert : propriétaires de bâtiments anciens, gestionnaires de parcs photovoltaïques, bailleurs sociaux et collectivités constituent des segments encore peu couverts par les prestataires traditionnels.
Les prochains mois permettront de vérifier si le réseau tient son cap des 30 agences d’ici décembre et si la rentabilité se confirme au-delà des premières ouvertures bretonnes.











