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Multifranchisés : comment ils ont créé un empire

5 Min. de lecture
Multifranchisés, ils ont créé un empire

Le niveau 2 de l’entrepreneuriat en franchise ? La multifranchise, qui consiste à ouvrir un deuxième, un troisième ou un Xe point de vente. Niveau 3 ? La plurifranchise, qui repose sur la diversification en se développant avec d’autres enseignes. Un exercice qui peut s’avérer périlleux mais néanmoins profitable. 


À 40 ans, Mélanie Garcia dirige un empire. La société GEM développement qu’elle a créé avec son mari chapeaute une vingtaine de magasins d’enseignes variées –Yves Rocher, Swarovski, Etam Lingerie, Undiz, Maison 123, Los Pueblos, On Air Fitness, The Kooples…– basées entre Grenoble, Chambéry et Annecy. La franchisée a eu le déclic avec son mari pendant le covid : « Nous avons pris peur en voyant des chaînes tomber et fermer et avons eu envie de nous diversifier » confie-t-elle. La trentaine tout juste, Marlène Bergeon est à la tête de deux agences Babychou Services à Avignon et à Orange et en pourparlers pour une troisième agence. Ce qui l’a décidée à devenir multifranchisée ? Les bons résultats de sa première agence ouverte en juillet 2022. À l’image de Marlène ou de Mélanie, 27 % des franchisés ont franchi le cap d’ouvrir plusieurs points de vente. Parmi eux, 16 % ont ouvert deux points de vente et 11 % en ont ouvert trois ou plus*. 

Pour que cela fonctionne, Mélanie Garcia s’appuie sur un directeur général afin de pouvoir se dégager du temps pour retourner sur le terrain auprès de ses équipes. Dans chacun de ses magasins, elle peut également compter sur l’appui de managers et d’adjoints. Celle qui a gravi patiemment les échelons –elle a commencé en tant qu’apprentie chez Yves Rocher– rappelle la nécessité de maîtriser tous les postes de A à Z pour pouvoir transmettre : « Il faut passer du temps sur chacun d’entre eux pour maîtriser parfaitement ce que l’on va demander à nos équipes » explique-t-elle. De son côté, Marlène fait confiance à ses deux responsables d’agence lorsqu’elle n’est pas sur place – elle passe trois jours par semaine à Avignon et deux jours à Orange. « Ce sont mes piliers, mes bras droits. Je peux complètement me reposer sur elles. Elles sont comme des “mini moi”, à mon image, mais avec d’autres compétences » argue-t-elle. 

La clé pour fonctionner en multifranchise ? Être bien entouré et pouvoir compter sur des personnes compétentes qui travaillent avec le même objectif. Ainsi, si la multifranchisée a accès aux logiciels de gestion des deux agences, elle confie « ne pas être dans le contrôle permanent » et préférer « un rapport basé sur la confiance ». Convaincue par la multifranchise, Marlène Bergeon explique que cela permet à la fois de mieux gagner sa vie –elle confie encore mieux réussir avec la deuxième agence qu’avec la première– et de déployer son savoir-faire –« On se fait une renommée avec la première agence, que les clients appellent l’agence de Marlène et non l’agence d’Avignon. Le nom suit. Il faut donc se déployer sur plusieurs sites pour étendre son savoir-faire. Cela aide beaucoup ». 

Néanmoins, elle met en garde ceux qui seraient tentés de se précipiter. « On pense que c’est bien d’ouvrir deux, trois ou quatre agences, mais il faut d’abord s’assurer d’être dans les bonnes marges sur le premier magasin avant d’en ouvrir d’autres ». Heureusement, les enseignes sont là pour jouer le rôle de garde-fou : Babychou Services impose par exemple d’avoir à minima deux ans d’ancienneté et de réaliser plus de 40 000 euros de chiffre d’affaires avant de devenir multifranchisé. En outre, les aspirants à la pluri ou à la multifranchise doivent s’assurer d’avoir le bon profil car tous les franchisés ne peuvent pas s’improviser managers multisites. La condition ? Avoir les talents d’un chef d’orchestre capable de gérer son concept et le développement de plusieurs points de vente. « Il faut bien se structurer et être à l’aise avec tous les processus, surtout lorsque l’on travaille avec différentes enseignes et que l’on fait face à différentes méthodologies de travail », prévient Mélanie Garcia. La clé ? Être « flexible et savoir s’adapter ».

*20e édition de l’Enquête annuelle de la Franchise Banque Populaire


(vérifié par notre rédaction)

Voici un résumé en cinq points clés de l’article sur le sujet : Multifranchise, grandir avec son entreprise.

La multifranchise, une voie vers l’expansion : La multifranchise permet de gérer plusieurs points de vente sous une même enseigne, et peut mener à la plurifranchise, qui consiste à diversifier ses activités en intégrant d’autres enseignes. Ce modèle représente un défi, mais peut être très rentable.

L’importance de bien s’entourer : Les franchisés à succès, comme Mélanie Garcia et Marlène Bergeon, insistent sur la nécessité de s’entourer de bonnes personnes, notamment des directeurs, responsables et managers compétents, pour gérer efficacement plusieurs sites et assurer le développement de son concept.

La gestion basée sur la confiance : Pour réussir en multifranchise, il est crucial de déléguer tout en ayant confiance dans ses équipes. Ce modèle permet de se libérer du contrôle permanent tout en assurant une gestion autonome et efficace des différents points de vente de son concept.

L’importance de ne pas précipiter l’expansion : Avant de se lancer dans l’ouverture de multisite, il est essentiel que l’entrepreneur s’assure que le premier point de vente est rentable. Certaines enseignes imposent des critères de performance avant de permettre l’ouverture d’autres sites.

La clé de la réussite : flexibilité et gestion des processus : La capacité à gérer plusieurs points de vente et à s’adapter à différents modèles d’enseigne est indispensable pour l’entrepreneur. Il est conseillé aux franchisés d’être structurés, flexibles et d’avoir une vision d’ensemble pour réussir dans la gestion multisite, qu’impose la multifranchise.

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