Référencer sa franchise

« L’entrepreneuriat, c’est s’adapter en permanence et avoir un regard neuf sur les problématiques du quotidien », Claire Lanneau, Babychou Services

4 Min. de lecture
Claire Lanneau fondatrice de Babychou Services.

Depuis 1998, le réseau d’agences de garde d’enfants à domicile, Babychou Services n’en finit plus de grandir ! Rencontre avec sa fondatrice et dirigeante, Claire Lanneau.


Maman de quatre enfants, Claire Lanneau n’a pas eu à aller chercher bien loin pour que le concept de Babychou, service de garde d’enfant qualitatif et flexible, s’impose à elle. Désormais à la tête de 115 agences en France dont 104 sous franchise, elle nous détaille son histoire et le quotidien de son entreprise. 

Pouvez-vous nous raconter votre parcours ? 

Claire Lanneau : Enfant, j’ai beaucoup déménagé, en région comme à Paris. Je pense que cela m’a enseigné une grande adaptabilité, essentielle dans la vie d’entrepreneure. C’est même la définition de l’entrepreneuriat selon moi : s’adapter en permanence et avoir un regard neuf sur les problématiques du quotidien. J’ai été diplômée à 20 ans d’une école de commerce et j’ai débuté ma carrière dans le milieu de l’informatique, en mettant en relation les développeurs, ingénieurs, chefs de projets et les clients. J’ai fait cela pendant dix ans, dans différentes sociétés. J’y ai appris l’organisation, le travail en équipe et le fait de vendre une solution avec une méthodologie. C’est au début de la trentaine – lorsque je suis devenue maman de mes deux premiers enfants – que j’ai voulu changer de métier. 

Le concept Babychou a-t-il été une évidence ?

Claire Lanneau : Oui et non. Je gérais un emploi du temps chargé et je rencontrais des problèmes de garde. Cela m’a inspiré l’idée. J’avais le concept, mais je n’étais pas sûre de moi, je ne me sentais pas légitime. Je n’ai pas hésité à aller voir un psychologue pour comprendre pourquoi. En quelques séances, j’étais beaucoup plus lucide. J’ai appris à m’écouter. À partir de là, tout s’est fait assez naturellement. Ce qui existait sur le marché de la garde d’enfants à l’époque n’était pas assez qualitatif d’où l’idée de créer un service de garde d’enfants professionnel avec un process du recrutement rigoureux. 

Ce n’est pas trop dur de cumuler la gestion de son entreprise et sa vie de famille nombreuse ?

Claire Lanneau : Au contraire ! Je suis persuadée que l’entrepreneuriat libère les femmes. Quand on décide soi-même de l’orientation, du sens que l’on veut donner à sa vie, être entrepreneure c’est la meilleure chose qui puisse nous arriver. C’est un mantra de me dire : je choisis là où je veux mettre mes pas. J’ai besoin de m’épanouir et cela passe par mon indépendance, par le travail et la création de projet. 

Par quoi avez-vous commencé pour lancer Babychou Services ? 

Claire Lanneau : Par concevoir un process de recrutement, basé sur mes expériences professionnelle et personnelle. Pour cela, j’ai mis en place des partenariats avec des acteurs de l’emploi pour définir le profil des intervenants. J’ai été accompagnée aussi pour créer une base de données : organiser l’information entre les deux acteurs, les baby-sitters et les parents. Babychou Services a été lancé sous forme d’association, car la garde d’enfants était assimilée à du social. Il a fallu attendre 2005 que Jean-Louis Borloo, à l’époque Ministre de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement, ouvre les services à la personne à l’entrepreneuriat. En un été, nous avons changé de business model et de statut. Jusqu’à présent nous étions les intermédiaires entre les baby-sitters et les parents. À partir de ce moment, nous avons commencé à employer les intervenants. Nous avons alors transformé notre modèle d’intermédiation en modèle de prestations de services. Tout s’est alors accéléré, notamment par le biais de la franchise, pour développer un réseau.

Quand et comment avez-vous pris la décision d’opter pour la franchise ? 

Claire Lanneau : Nous avons débuté en 2006. Les services à la personne étaient relativement nouveaux, alors naturellement les demandes affluaient. Très vite, nous avons accueilli une quinzaine de partenaires, via un contrat plus souple que la franchise à l’époque. Nous sommes essentiellement passés par la presse entrepreneuriale pour nous faire connaître. En 2010, nous avons fait un audit pour nous structurer. Dès lors, nous avons embauché la première animatrice réseau, puis revu nos partenariats en établissant un contrat de franchise plus solide.

Quels ont été, selon vous, vos atouts pour vous développer ?

Claire Lanneau : Un pôle dédié au développement, un autre à l’animation réseau. Nous sous-traitons le recrutement à un cabinet de recrutement. Quant à nos animateurs, ils sont l’équivalent de coachs, très à l’écoute des problématiques des franchisés. Nous avons aussi créé un programme « Réseau solide et solidaire » pour soutenir les franchisés qui auraient plus de difficulté. Les autres franchisés peuvent se mobiliser pour les aider pendant une passe difficile. Nous avons également mis en place des programmes spécifiques dédiés à la multi-franchise. Car beaucoup de franchisés, même anciens, souhaitent développer de nouvelles agences. 

Vous aimerez aussi !

stéphane plaza awards 1920 1080
La franchise Stéphane Plaza condamnée à indemniser un franchisé pour perte de réputation

Le tribunal des affaires économiques de Paris a jugé, le ...

carrefour
Carrefour s’implante en franchise en Éthiopie via un partenariat stratégique

Le groupe Carrefour poursuit son développement international en annonçant un ...

devanture camping paradis
Maeva devient le plus grand franchiseur français de l’hôtellerie de plein air en reprenant Camping Paradis et Ushuaïa Villages

Maeva, filiale du groupe Pierre & Vacances-Center Parcs, a annoncé ...

Reconversion réussie en franchise : le parcours de David Lecat chez Work & You

Après vingt ans au sein du groupe Carrefour, David Lecat ...

Sens du service et proximité : le cocktail gagnant des franchisés Cuisine Plus

Connue depuis plus de 40 ans pour ses rapports qualité-prix ...

boutique EYES
Les solutions d’Eyes pour rendre l’optique accessible aux primo-entrepreneurs

Entre la location d’un local, son aménagement, l’achat d’un stock ...

De la gendarmerie au commerce automobile premium : ils ont tout quitté pour créer leur Agency Car

Après plus de dix ans au service de l’État, dans ...

Acuitis, Grand Optical, Châteauform’ : la saga Abittan racontée par Benjamin, l’un des trois fils touché par la fièvre entrepreneuriale

Ensemble, les Abittan ont fondé un empire entrepreneurial. Benjamin, l’un ...

Le marché de l’optique est-il dynamique en France en 2026 ?

Il suffit de se balader dans les rues des centres-villes ...

Le réseau Océazur, spécialisé dans l’entretien de piscine à l’heure des enjeux environnementaux

Depuis vingt ans, le réseau a fait le choix stratégique ...