En cinq ans, Gardenz, a su se faire un nom dans le monde du CBD et se créer un univers grâce à des expériences immersives. Les cinq amis fondateurs et associés lancent aujourd’hui leur réseau de franchise.
Benjamin Vigoureux, cofondateur et entrepreneur aguerri du retail, nous explique le concept et les ambitions de Gardenz.
12questions à Benjamin Vigoureux, cofondateur de Gardenz

Commençons par un petit flash-back : parlez-nous de la création de Gardenz

Benjamin Vigoureux : C’est l’association de cinq amis de 30 ans pour ouvrir une boutique de cannabis légal, car le CBD, c’est du cannabis. Nous avons créé une boutique dans le 10ᵉ arrondissement de Paris, à République, en 2020. On a monté ce projet avec nos propres moyens. C’est un délire entre amis qui a pris de l’ampleur.

Un délire réfléchi quand même !

Benjamin Vigoureux : On voulait une approche retail premium, un univers lifestyle bien assumé. Des shops qui proposent une expérience complète et un vrai univers de marque. Quand on vient chez Gardenz, on s’assoit, on passe plus de temps qu’à la boulangerie.
Gardenz, c’est avant tout une aventure humaine, portée par un collectif d’amis passionnés, qui ont su transformer une idée audacieuse en véritable concept store dédié au CBD. Animée par une vision lifestyle, la marque s’est distinguée dès ses débuts par son approche immersive et conviviale, où chaque boutique devient un espace d’expérience pour les clients. Cet ADN unique, centré sur la création d’un univers chaleureux et l’organisation d’événements, a permis à Gardenz de s’affirmer comme un acteur innovant et disruptif dans le secteur du cannabis légal en France.
Ce n’est pas qu’un acte d’achat. On fonctionne comme un concept store, on a programmé quelques pop-up en invitant d’autres marques, comme des bijoutiers, pour partager et faire découvrir d’autres choses à nos clients.

En 2022, vous ouvrez une deuxième boutique : Alexandrie Garden.

Benjamin Vigoureux : Ce nouvel espace dans un quartier prestigieux du 2ᵉ arrondissement de Paris, symbolise notre volonté d’aller encore plus loin dans l’expérience client et de nous imposer comme une référence incontournable dans l’univers du CBD.

Les deux boutiques déclinent le même univers.

Benjamin Vigoureux : Oui, un univers chaleureux, un éclairage léché, des enseignes au néon, des murs en briques… Une ambiance qui peut se rapprocher de celle des épiceries fines, contrairement à beaucoup d’enseignes du même secteur d’activité qui sont plus épurées.

Pour vous démarquer de la concurrence ?

Benjamin Vigoureux : Parce que ça nous correspond surtout. C’est un peu plus qu’un commerce, c’est un lieu de vie. Notre valeur ajoutée, ce sont les sessions musicales, un vrai univers. Notre ticket moyen est de 50/60 euros. On est disruptifs pour essayer de se démarquer dans le bon sens, en proposant des expériences immersives, en faisant entrer les clients dans un univers.

Et au niveau des produits que vous proposez ?

Benjamin Vigoureux : On source ce qui se fait de mieux sur le marché alors que d’autres enseignes ne proposent souvent que des produits brandés à leur nom. Notre stratégie, c’est un concept store, donc un milieu qui se renouvelle très vite, avec très peu de produits Gardenz, des goodies, des accessoires… On participe aussi à quatre salons par an avec notre casquette BtoB en exposant, et durant ces salons, on rencontre de nouveaux fournisseurs et on se tient informés des dernières innovations du secteur.

Cinq ans après l’ouverture de la première boutique, quel bilan tirez-vous ?

Benjamin Vigoureux : Ça marche bien. Le groupe approche les 3 millions d’euros HT de chiffre d’affaires en 2025. On vise au moins 5 millions l’an prochain. L’année dernière, on était à 1,2 million.

Belle progression, que vous expliquez comment ?

Benjamin Vigoureux : On agit sur plusieurs leviers de développement et on gagne en notoriété. On vend aussi sur le web. La digitalisation contribue à notre notoriété, à notre branding. Notre directeur artistique nous apporte beaucoup. Le web représente 50 à 60 % du chiffre d’affaires d’Alexandrie Garden et 20 % de notre activité globale. La moitié de notre activité est en BtoB. On est désormais 12, associés compris, à travailler chez Gardenz. On a démarré avec des alternants, et aujourd’hui, on a une équipe en CDI, dont 4 dans le digital. Le marché est porteur, avec le mal-être ambiant, l’atmosphère qui donne envie de s’évader ; mais le marché du cannabis légal est menacé par un contexte législatif incertain.

Quel est le profil de votre clientèle ?

Benjamin Vigoureux : Tous profils, tous âges. Tout le monde ne vient pas chercher la même chose. Tout marche, tout dépend de ce qu’on veut.

Vous vous lancez dans la franchise ?

Benjamin Vigoureux : Depuis septembre, on engage cette démarche pour essaimer partout en France. Pas forcément un parc énorme, mais des boutiques qualitatives. On recherche des implantations dans des villes moyennes de plus de 100 000 habitants ou dans de grandes agglomérations, car on a un concept. On a quelques pistes. Notre objectif, c’est d’ouvrir 2 à 3 boutiques l’année prochaine.

Uniquement en province, pas à Paris ?

Benjamin Vigoureux : Peut-être qu’on ouvrira une autre boutique un peu plus grande à Paris. Il faut trouver le local adéquat.

Vous avez un profil de franchisé idéal ?

Benjamin Vigoureux : Quelqu’un d’entreprenant, qui a un intérêt pour ce milieu. Il ne s’agit pas d’ouvrir un business pour ouvrir un business. Chez Gardenz, on guide les clients sur le dosage, le choix des produits, la législation. Et on éduque avec des ateliers, des conférences, des dégustations. Il faut donc être curieux, dynamique et adhérer à notre concept. On est une équipe jeune, dynamique, engagée. On ne se cache pas en prônant la légalisation du cannabis avec une structure, un contrôle et des taux ajustés.
NOTRE RÉSUMÉ EN
5 points clés
PAR L'EXPRESS CONNECT IA
(VÉRIFIÉ PAR NOTRE RÉDACTION)
Voici un résumé en cinq points clés de l’article sur le sujet : le développement de Gardenz et son lancement en franchise
Une marque née d’un collectif d’amis
Gardenz est fondé en 2020 par cinq amis trentenaires, avec l’ambition de créer bien plus qu’un simple CBD shop : un concept store premium, chaleureux et immersif, pensé comme un véritable lieu de vie.
Un univers lifestyle différenciant
Ambiance léchée, éclairages soignés, événements, pop-up et collaborations : Gardenz mise sur une expérience client immersive, inspirée des épiceries fines, pour se distinguer d’une concurrence plus classique et épurée.
Un modèle retail performant et omnicanal
Le groupe devrait atteindre près de 3 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, dopé par une forte présence digitale (jusqu’à 60 % du CA de certaines boutiques) et un positionnement BtoB actif. L’objectif est de franchir les 5 millions l’année suivante.
Une offre produit pointue et régulièrement renouvelée
Gardenz sélectionne les meilleurs producteurs plutôt que d’imposer sa propre marque. Le concept store évolue rapidement grâce à une veille continue lors de salons professionnels et à l’intégration régulière de nouveautés et d’accessoires.
Un réseau de franchise en construction
Depuis septembre, Gardenz ouvre son modèle à la franchise avec l’objectif de 2 à 3 ouvertures en 2025, en priorité dans les villes de plus de 100 000 habitants. Les fondateurs recherchent des profils entrepreneurs, curieux et engagés, prêts à incarner l’univers lifestyle de la marque.













