Franprix confirme la performance de son nouveau modèle de proximité avec l’ouverture, à Paris, d’un 100e magasin au concept Oxygène. 800 autres devraient lui emboiter le pas d’ici à 2030. Le point avec François Alarcon, directeur général de l’enseigne, joint par L’Express Franchise & commerce associé.
Le concept Oxygène de Franprix, c’est quoi ?
C’est le nom de code donné en juillet 2024 au projet de modernisation des 1000 magasins Franprix, dont 85 % sont exploités en franchise. Testé dans trois points de vente parisiens à son démarrage, le nouveau concept, articulé autour du triptyque « Courses, Repas, Services », est progressivement adopté par les franchisés. « Sur les 100 magasins transformés, 70 ont été réalisés par des franchisés. Le modèle, co-construit avec une dizaine d’entre eux lors de comités, plait et remporte l’adhésion » explique François Alarcon, qui a pris la direction générale de l’enseigne du groupe Casino en janvier (ndlr : il était auparavant directeur général adjoint).
La bascule va s’accélérer dans les prochains mois. Une centaine d’autres magasins doit passer au concept Oxygène d’ici à la fin 2026, avec un objectif de 800 d’ici 2030, principalement à Paris, Marseille et Lyon, où 90 % des points de vente de la marque sont installés.
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Comment le concept incarne-t-il la proximité urbaine ?
Il s’articule autour de trois axes en phase avec les attentes des consommateurs et les enjeux du plan « Renouveau 2030 » du Groupe Casino dont Franprix fait partie :
- Les courses : l’offre s’enrichit avec une augmentation des références produits. « Nous avons fait le choix de proposer plus de produits frais (ndlr : fromage à la coupe, fruits et légumes façon primeur, marée pour certains magasins…) et, pour rester accessible, d’augmenter les références à marque distributeur, avec notamment davantage de produits Leader Price. Dans les magasins rénovés, nous ajoutons au minimum 10 % de références en plus ». Le 100e magasin inauguré le 17 févier Place Victor Hugo à Paris illustre ce renforcement de gamme, proposant 900 références contre une moyenne de 700.
- La partie restauration à emporter et snacking se développe également pour répondre aux nouvelles habitudes des consommateurs urbains et nomades. « C’est un axe de développement fort. En 2025, elle a représenté entre 10 et 15 % du chiffre d’affaires des magasins » complète François Alarcon.
- Cette proximité se traduit également par la mise à disposition de 20 services de commodité en magasin : relais colis, borne Vinted Go, consignes à bagages, location de petit électroménager, pressing, recharge de batteries de vélos électriques… « 600 magasins sont pourvoyeurs d’au moins un service, totalisant 6 millions de visites annuelles pour ce seul motif. Notre objectif est d’incarner le bon voisin, avec une expérience client claire, destinée à faciliter la vie des gens au quotidien. C’est la force de notre modèle : on est à la fois le placard et le frigo du quartier ».
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Quels sont les premiers résultats ?
« Les points de vente rénovés affichent une progression moyenne de 20 % de leur chiffre d’affaires et une augmentation du trafic de 10 % » souligne François Alarcon. Cette dynamique s’accompagne d’une amélioration de la satisfaction client, avec un Net Promoter Score (NPS) en hausse de 5 à 10 points.
Forte de ces premiers bons résultats, l’enseigne compte non seulement poursuivre la conversion des magasins mais aussi continuer d’ouvrir de nouveaux points de vente. En 2025, 29 ont été lancés. « Selon la typologie urbaine, nous proposons trois formats commerciaux : le magasin de Dépannage (moins de 300 m2 de surface pour les courses essentielles), le magasin Complémentaire (250 à 500 m2 pour des courses plus spécifiques) et le magasin Référent (plus de 450 m2 pour les pleins de course) ».
Quel est le coût de transformation pour les franchisés ?
L’enseigne est attentive au sujet, souhaitant que les franchisés profitent d’un modèle économique rentable. « Nous travaillons chaque détail pour que les investissements supportés par les franchisés soient le plus juste possible. Par exemple, nous avons réussi à réduire de 15 à 20 % le montant des rénovations » insiste François Alarcon. Peinture partielle des plafonds, mobilier standard, logistique optimisée… ont permis de faire passer le prix au m2 de 1200 euros à 1000 euros. « Nous accompagnons un tiers des frais de rénovation. Les deux-tiers restants sont à la charge des franchisés. Le modèle Oxygène a montré sa capacité à augmenter le trafic et le chiffre d’affaires dans les magasins pilotes et nous allons poursuivre les rénovations, main dans la main, avec nos franchisés ».











