À Angers, Heava sert des bowls et des sandwichs toastés que le client compose lui-même et que des robots aident à cuire. Un an et demi après l’ouverture, son fondateur annonce que l’enseigne se développe en franchise, avec une adresse à Paris et une autre prévue à Strasbourg. L’apport demandé démarre à 30 000 euros.
L’annonce est venue d’Elyot Ameline, fondateur de Heava, dans un message publié sur LinkedIn le 5 octobre 2026. « Heava se développe en franchise : Paris est ouvert, et Strasbourg arrive bientôt », écrit-il, avant de fixer l’objectif : devenir « le restaurant healthy le plus accessible de France ».

Le premier restaurant, au 21 rue des Poëliers, dans le centre d’Angers, a ouvert en juin 2025 sous un autre nom, RoboChef. Il porte aujourd’hui l’enseigne Heava et revendique une note de 4,7 sur 5 sur plus de 500 avis Google.
Un plat composé par le client, une cuisson confiée aux robots
Le principe tient en une phrase : le client choisit sa base, ses garnitures et sa sauce, en bowl ou dans un pain toasté. Chaque plat affiche ses protéines, ses lipides et ses calories. C’est le principe du bol composé à la carte, installé en France par la franchise poké bowl avec des réseaux comme Pokawa ou Heiko, mais servi ici chaud ou toasté.
Derrière le comptoir, la cuisine est en partie automatisée. Au lancement en 2025, quand le restaurant proposait surtout des woks, Zepros décrivait le fonctionnement : un équipier prépare l’assiette, puis le robot cuit et assaisonne le plat en trois minutes. Le restaurant tournait alors avec cinq personnes sur 39 m².
Le concept est né à Dubaï en 2022, puis a été déployé à Singapour sous la marque RoboChef. Elyot Ameline l’a découvert lors d’un stage à Dubaï avant de rejoindre l’entreprise, puis de l’importer à Angers.
Une première adresse parisienne rue Saint-Lazare
La deuxième adresse se trouve au 14 rue Saint-Lazare, dans le 9e arrondissement de Paris. Une société nommée Heava St Lazare y a été immatriculée en mai 2026, avec Nicolas Sarazin pour gérant, selon le registre des entreprises. Le site de l’enseigne présente encore ce restaurant comme une ouverture 2026, avec une liste d’attente pour les commandes en ligne.
Strasbourg n’est pas une surprise. Dès juillet 2025, Zepros annonçait la capitale alsacienne comme prochaine étape, et un objectif de 15 à 20 restaurants en deux ans. Aucune adresse strasbourgeoise n’a encore été rendue publique.
Heava arrive sur un créneau où d’autres enseignes de enseignes de restauration rapide en franchise misent déjà sur le healthy, comme Dubble ou Green sur mesure. Sa différence tient à la cuisine automatisée.
30 000 euros d’apport et deux à trois fois moins de personnel
Sur sa page de recrutement, Heava fixe l’apport minimum à 30 000 euros et affiche un objectif d’EBITDA de 25 %. L’enseigne met en avant une équipe deux à trois fois plus réduite qu’un restaurant classique, grâce à sa technologie automatisée, et des locaux de 25 à 150 m².
Apport personnel minimum demandé aux futurs franchisés Heava, selon la page franchise de l’enseigne.

Autre argument avancé : pas besoin d’extraction, ce qui permet de reprendre une ancienne boutique de vêtements. Aucune expérience en restauration n’est exigée. En 2025, sous l’enseigne RoboChef, les robots étaient vendus 6 500 euros pièce au franchisé, avec trois machines minimum par restaurant, selon Zepros.
À titre de repère, ouvrir un restaurant en France coûte de 50 000 à 300 000 euros selon le type d’établissement. Heava ne publie pas encore le montant de son investissement global ni son droit d’entrée.
Angers reste le restaurant laboratoire du réseau
Le fondateur présente le restaurant d’Angers comme le cœur du réseau : « c’est là que tout se teste et se construit », écrit-il sur LinkedIn. C’est aussi ce restaurant qui est passé des woks RoboChef aux bowls Heava.
Au moment de franchiser son concept, les spécialistes conseillent d’arriver avec une marque qui ne bougera plus pendant plusieurs années. Pour Heava, c’est désormais cette nouvelle identité que porteront les futurs franchisés.
Strasbourg, prochaine étape à surveiller
Les prochains mois diront si le modèle tient hors d’Angers. Trois signaux seront à suivre : l’activité du restaurant parisien, l’adresse retenue à Strasbourg, puis la signature de nouveaux franchisés dans d’autres villes.
Les candidats intéressés peuvent déjà déposer leur projet sur le site de l’enseigne, en indiquant la ville visée.











