À compter du 1ᵉʳ janvier 2026, les seuils de chiffre d’affaires qui conditionnent l’accès au régime simplifié de micro-entreprise en France évoluent sensiblement, traduisant une adaptation du cadre fiscal et social du statut d’auto-entrepreneur.
Selon les informations publiées par l’Urssaf et le ministère de l’Économie, les anciens plafonds de 188 700 € pour les activités de vente et négoce et de 77 700 € pour les prestations de services sont désormais relevés pour répondre à l’inflation et aux dynamiques économiques des petites activités entrepreneuriales.
Nouveaux plafonds de chiffre d’affaires des micro-entreprises : 203 100 € et 83 600 €
Pour être éligible au régime fiscal de la micro-entreprise en 2026, un auto-entrepreneur doit désormais réaliser un chiffre d’affaires annuel hors taxes ne dépassant 203 100 € pour les activités commerciales (achat-vente, négoce, vente à consommer sur place, hébergement, etc.) et 83 600 € pour les prestations de services relevant des catégories BIC ou BNC. En cas d’activité mixte, le chiffre d’affaires global ne doit pas excéder 203 100 €, tout en respectant le plafond de 83 600 € affecté aux services.
Ces nouveaux seuils s’appliquent au chiffre d’affaires réalisé au cours des années civiles N-1 et N-2 (par exemple 2024 et 2025 pour être pris en compte en 2026) : le non-dépassement de ces limites est une condition nécessaire pour continuer de bénéficier du régime micro-social et du micro-fiscal. En cas de dépassement sur deux années consécutives, le statut micro-entrepreneur est perdu au 1ᵉʳ janvier suivant, entraînant un basculement vers un régime fiscal et social plus contraignant.
Préserver le caractère attractif du statut de micro-entrepreneur
Pour les entrepreneurs créant leur activité en cours d’année, ces plafonds sont calculés au prorata temporis, ajustés en fonction du nombre de jours d’activité effective sur l’année civile.
Ce rehaussement des plafonds s’inscrit dans la continuité de la politique de soutien aux petites entreprises, cherchant à préserver le caractère attractif et simple du statut auto-entrepreneur tout en prenant en compte les évolutions de l’économie. Il intervient dans un contexte où la loi de finances pour 2026 redéfinit plusieurs paramètres du régime, bien que d’autres aspects comme les seuils de franchise en base de TVA restent distincts du cadre de la micro-entreprise.











