Les magasins pourront ouvrir trois dimanches de plus d’ici Noël. Le ministre du Commerce, Serge Papin, a annoncé lundi 2 novembre sur RTL qu’il allait demander aux préfets, dès cette semaine, de prendre un arrêté en ce sens pour aider les commerçants touchés par les pillages des dernières semaines.
Les samedis 17, 24 et 31 octobre, des commerces ont été dégradés ou pillés en marge des manifestations contre la vie chère, et beaucoup ont dû baisser le rideau en pleine journée. Les commerçants demandaient à rattraper ces samedis perdus. CCI France a recensé 2 488 commerces dégradés le 17 octobre, puis une vingtaine le samedi 31 octobre.
Trois dimanches qui s’ajoutent à ceux déjà fixés par votre mairie
En temps normal, c’est le maire qui autorise les magasins de sa commune à ouvrir certains dimanches : jusqu’à 12 dimanches par an, choisis et publiés avant le 1er janvier. Cette fois, ce sont les préfets qui ajouteront trois dimanches avant les fêtes, par un arrêté pour leur département.
Le ministre n’exclut pas d’aller plus loin que trois dimanches, mais ce sera alors négocié avec les syndicats et les organisations patronales. Ces dimanches s’ajoutent aux aides de Bercy pour les commerçants pillés, dont un prêt à taux zéro de Bpifrance jusqu’à 50 000 euros.
Sept dimanches restent d’ici Noël, chaque département fera son choix
D’ici le 25 décembre, il reste sept dimanches : les 8, 15, 22 et 29 novembre, puis les 6, 13 et 20 décembre. C’est l’arrêté de chaque préfet qui dira lesquels sont retenus dans votre département. Pour savoir si votre magasin habituel ouvrira, il faudra donc regarder la décision de votre préfecture, puis les horaires affichés par l’enseigne.
Ce ne sera pas une obligation : chaque commerçant choisit d’ouvrir ou non. C’est vrai aussi dans les franchises de commerce spécialisé, où chaque franchisé est le patron de son magasin et décide de ses ouvertures avec son équipe.
Les salariés qui travaillent le dimanche restent volontaires
Pour les dimanches accordés par le maire, la règle est claire : seuls les salariés volontaires travaillent, avec un accord écrit, et un refus ne peut pas être sanctionné. Ils sont payés au moins le double de leur salaire habituel pour la journée et ont droit à un repos compensateur.











