Longtemps perçu comme une alternative, le commerce coopératif et associé s’impose désormais comme l’un des moteurs les plus dynamiques du commerce français. C’est l’un des principaux enseignements de la deuxième édition de l’étude réalisée par Xerfi pour la Fédération du commerce coopératif associé (FCA), présentée le 27 janvier 2026 lors de la cérémonie des voeux de la FCA.
À périmètre constant – 14 secteurs d’activité analysés –, le modèle affiche une progression spectaculaire depuis 2017. Le parc du commerce coopératif et associé a enregistré, entre 2017 et 2024, un taux de croissance annuel moyen de +8,3 %, une dynamique observée dans toutes les régions de France métropolitaine. Un rythme plus de deux fois supérieur à celui de la franchise, dont la croissance moyenne s’établit à +3,7 % par an, et en net contraste avec le recul de l’ensemble du commerce, dont le nombre de points de vente diminue légèrement sur la période (–0,2 %).
Les coopératives affichent des taux de résultat net supérieurs à la moyenne du commerce
Aujourd’hui, le commerce coopératif et associé totalise près de 35 000 points de vente, plus de 531 000 salariés et 197 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Il représente désormais 18,8 % des magasins (contre 10,6% en 2017), 32 % des emplois (19,8 % en 2017) et 40,9 % du chiffre d’affaires (32,1 % en 2017) des secteurs étudiés. Une montée en puissance qui confirme la solidité d’un modèle conciliant indépendance entrepreneuriale et force du collectif.
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La performance est également économique. Dans 11 secteurs sur 14, les points de vente coopératifs affichent des taux de résultat net supérieurs à la moyenne du commerce, notamment en bijouterie-horlogerie, jouet ou ameublement. Un atout clé pour la pérennité des entreprises locales, rendu possible par la mutualisation des moyens, la gouvernance démocratique et l’accompagnement renforcé des chefs d’entreprise.
Les coopératives dynamisent les petites communes
Autre spécificité : l’ancrage territorial. 52 % des magasins sont implantés dans des communes de moins de 10 000 habitants et 55 % au cœur des centres-villes et centres-bourgs. Très présent dans l’alimentaire, l’optique et la pharmacie, le commerce coopératif et associé joue un rôle déterminant dans la lutte contre les déserts commerciaux et médicaux, y compris dans les quartiers prioritaires.
« Cette nouvelle étude Xerfi confirme ce que nous observons depuis des années. Le commerce coopératif et associé est un modèle performant, voire surperformant, profondément ancré dans les territoires et qui répond durablement aux aspirations des Français en matière de proximité, de parité et d’émancipation. Là où d’autres se retirent, nos entrepreneurs investissent, innovent et se développent, au plus près des Français » indique Jean-Pierre Dry, président de la FCA.
« Partout où il s’implante, le commerce coopératif et associé crée de la valeur au bénéfice de toute la collectivité » abonde Olivier Urrutia, délégué général de la FCA.
Forte de ces constats, la FCA formule 14 propositions à destination des élus locaux, à l’approche des municipales de 2026, pour renforcer l’attractivité des centres-villes, soutenir le commerce indépendant organisé et préserver une économie de proximité créatrice d’emplois et de valeur sur l’ensemble du territoire.
Les 14 propositions de la FCA à l’attention des élus locaux pour un commerce au cœur des territoires
S’engager pour la vitalité des villes et des villages
- Mettre en place des dispositifs pour des rues propres et accueillantes, favorisant l’attractivité commerciale.
- Renforcer le rôle de manager de centre-ville et de centre commercial, pour coordonner l’animation et le développement commercial.
- Encourager une mobilité compatible avec les enjeux du commerce, incluant stationnement adapté, gratuité ou tarification modulée, accessibilité universelle et accompagnement des nouvelles mobilités.
- Développer des aires et horaires de livraison adaptés, afin de faciliter le dernier kilomètre jusqu’aux points de vente.
- Faciliter l’installation d’affichages publicitaires modernes et soignés, compatibles avec l’environnement urbain.
- Assurer une connectivité numérique de haut niveau (fibre, 5G) pour répondre aux nouveaux usages commerciaux (paiement, facturation, CRM).
- Libéraliser les conditions d’installation des enseignes et publicités lumineuses, dans un cadre réglementaire clarifié.
- Concilier végétalisation, paysage urbain et lisibilité commerciale, en cohérence avec les investissements des acteurs locaux.
- Étendre l’amplitude horaire de l’éclairage public, pour renforcer l’attractivité et la sécurité des zones commerçantes.
- Développer la vidéosurveillance de l’espace public, afin de sécuriser commerces, salariés et clients.
S’engager face à la concurrence déloyale des marketplaces étrangères
- S’opposer à l’implantation d’entrepôts logistiques de marketplaces étrangères, dont la valeur ajoutée échappe largement aux territoires.
- Donner la préférence au commerce indépendant organisé, notamment aux enseignes du commerce coopératif et associé, lors des implantations commerciales ou partenariats publics.
S’engager pour développer les synergies commerciales
- Associer systématiquement les commerçants à la réorganisation des zones commerciales, pour éviter friches et déséquilibres au profit exclusif du e-commerce.
- S’approprier et déployer la charte “Ville commerçante” pilotée par la DGE, pensée pour les centres-villes comme pour les centres-bourgs.
NOTRE RÉSUMÉ EN
5 points clés de l'article
PAR L'EXPRESS CONNECT IA
(VÉRIFIÉ PAR NOTRE RÉDACTION)
Voici un résumé en cinq points clés de l’article sur le sujet : la surperformance des coopératives dans la plupart des secteurs du commerce en France.
Un modèle de commerce devenu moteur de croissance
Longtemps considéré comme une alternative, le commerce coopératif et associé s’impose désormais comme l’un des modèles les plus dynamiques du commerce français, selon la deuxième étude Xerfi réalisée pour la FCA et présentée en janvier 2026.
Une croissance supérieure à la franchise
Entre 2017 et 2024, le nombre de points de vente coopératifs a progressé de 8,3 % par an en moyenne, soit plus de deux fois plus vite que la franchise (+3,7 %), dans un contexte global de stagnation, voire de recul, du commerce traditionnel.
Un poids économique désormais central
Avec près de 35 000 magasins, plus de 531 000 salariés et 197 milliards d’euros de chiffre d’affaires, le commerce coopératif et associé représente près de 19 % des points de vente, 32 % des emplois et plus de 40 % du chiffre d’affaires des secteurs étudiés.
Une résultats supérieurs dans la majorité des secteurs
Dans 11 secteurs sur 14, les magasins coopératifs affichent des taux de résultat net supérieurs à la moyenne du commerce, grâce à la mutualisation des moyens, une gouvernance démocratique et un accompagnement renforcé des entrepreneurs.
Un fort ancrage territorial et un rôle clé de proximité
Majoritairement implanté dans les petites communes et les centres-villes, le commerce coopératif contribue activement à la lutte contre les déserts commerciaux et médicaux, tout en renforçant l’économie locale et l’attractivité des territoires, un enjeu central à l’approche des municipales de 2026.























