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GCL Experts Gestion

Conseil en gestion d'entreprise

Plan financier

Apport personnel

Somme requise pour déclencher les prêts nécessaires

5 000 €

Investissement global

Montant total pour ouvrir la franchise, y compris les droits d’entrée (18 500 €)

32 000 €

Chiffre d'affaires

Moyenne du chiffre d'affaires annuel

80 000 €

Le concept

Année de création
2016
Implantations sur le territoire
80
Âge moyen des franchisés
47 ans

Devenir Experts-Gestion GCL, Cabinet de conseil

🌟 Experts-Gestion : l’indépendance accompagnée
Entreprendre, c’est vouloir être libre — mais réussir seul, c’est difficile.
Chez Experts-Gestion, nous permettons à chacun de créer son activité de conseil en gestion et transmission tout en bénéficiant de la force d’un réseau national.

💼 Notre mission
Accompagner les dirigeants à chaque étape de leur vie d’entreprise :
Créer : poser des bases solides.
Piloter : améliorer la performance et la rentabilité.
Céder : transmettre dans les meilleures conditions.
Des experts de terrain, proches des entrepreneurs, avec une vision concrète et humaine de la gestion.

🚀 Pourquoi nous rejoindre
Une formation complète de 12 semaines.
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Vous restez indépendant, mais jamais seul.

👤 Le profil recherché
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Questions principales

👉🏻 Un marché à fort potentiel: il y a plus de 4 millions de TPE en France (tous secteurs d’activité confondus) et autant de besoins en termes d’accompagnement, de visibilité en temps réel et par anticipation sur les chiffres clés des entreprises.

👉🏻 Des opportunités de développement: L’Expert Gestion intervient dans divers domaines de l’entreprise pour améliorer la performance globale (la gestion financière, la gestion des ressources humaines, la gestion des achats, la gestion de la production, la gestion commerciale, etc)

👉🏻 Un rôle transversal, visant à optimiser tous les aspects de l’activité de l’entreprise pour assurer sa croissance

Tout type de profils. Nous recherchons des femmes et des hommes, en quête d’une aventure entrepreneuriale, capables de comprendre et d’échanger avec des dirigeants de TPE/PME sur leurs besoins. Vous ressentez un besoin de changement, de liberté, d’autonomie et vous avez la volonté d’entreprendre ou bien vous êtes déjà indépendant et avez besoin de soutien ? Ou encore il vous manque des clés pour vous développer ? En rejoignant GCL Expert-Gestion, vous profitez des tous les avantages de notre réseau pour accompagner vos clients. Vous êtes sensible, passionné, motivé et avez envie de réussir? Nous créerons des opportunités pour chacun 🤩

  • Une NOTORIÉTÉ : GCL a été créé en 1980 et en 2016 GCL Experts-Gestion a été intégré dans l’offre de services du groupe. Bénéficiez de la notoriété de notre réseau national qui compte plus de 120 cabinets sur le territoire (expertise gestion et expertise comptable) 🏅
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Notre promesse est de vous transmettre un accompagnement personnalisé et individualisé, une méthodologie et une expertise qui vous permettront d’épauler les chefs d’entreprise dans le pilotage des deux piliers de la gestion: le résultat (par la rentabilité) et la trésorerie. GCL Experts-Gestion forme ses nouveaux adhérents pendant 1 an, leur permettant de développer et d’acquérir de nouvelles compétences, avec des formations métier, des sessions de prospection, de gestion des clients et un coaching individuel, afin de devenir des experts autonomes avec une vue globale de l’entreprise.

Les Experts-Gestion GCL sont des acteurs de terrain, proches de leurs clients, qui mettent leur expérience au profit de la réussite des entrepreneurs. Grâce aux autres pôles d’expertise GCL : expertise comptable, juridique, sociale, vous serez au cœur d’une offre globale que vous pourrez proposer aux chefs d’entreprises dans votre cabinet de conseil.

Avec GCL, pas besoin d’être déjà un expert en gestion pour candidater !

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L’illusion du restaurant plein : pourquoi un taux d’occupation élevé peut masquer des pertes

Un établissement plein n’est pas toujours synonyme de rentabilité

Dans les secteurs des CHR (cafés, hôtels, restaurants), les apparences peuvent être trompeuses. Pour beaucoup, une salle comble semble automatiquement traduire une activité prospère. Pourtant, la réalité est souvent plus complexe. De nombreux restaurateurs travaillent à flux tendu, refusent des clients faute de place, mais terminent malgré tout le mois avec une trésorerie fragilisée.

Ce décalage entre l’activité visible et la réalité économique rappelle à quel point le pilotage de l’entreprise est déterminant. Sans gestion rigoureuse ni analyse fine des indicateurs, une bonne dynamique commerciale peut, paradoxalement, accélérer les difficultés financières au lieu de les résoudre.

Le piège du volume sans marge

Lorsqu’un dirigeant rencontre des difficultés, son premier réflexe consiste fréquemment à vouloir augmenter le chiffre d’affaires. En restauration, cela se traduit souvent par une recherche permanente de remplissage. Pourtant, un fort volume d’activité ne garantit en rien la rentabilité.

Si les coûts variables ou les charges fixes sont mal maîtrisés, chaque client supplémentaire peut alourdir les pertes au lieu de contribuer à les compenser. C’est tout le principe de ce que l’on peut appeler l’illusion du volume.

Prenons le cas d’une brasserie installée dans un quartier de bureaux. Le midi, l’établissement affiche complet. Pour séduire cette clientèle, le gérant propose un menu très compétitif, formule comprise. Mais faute d’outil d’analyse précis, il ne mesure pas que la hausse du coût des matières premières, ajoutée à la masse salariale nécessaire pour servir 80 couverts en 1 h 30, absorbe l’essentiel de la marge. L’affluence est bien réelle, mais le seuil de rentabilité, lui, n’est jamais atteint.

Pourquoi un audit met souvent en évidence des faiblesses structurelles ?

L’accompagnement d’un consultant en gestion commence souvent par un audit complet de l’établissement. Cet état des lieux permet d’identifier les zones dans lesquelles la rentabilité se dégrade. Dans les CHR, les pertes ne proviennent pas toujours de problèmes visibles : elles se logent fréquemment dans des détails opérationnels que le quotidien empêche d’analyser avec recul.

Un spécialiste du pilotage va, par exemple, étudier les fiches techniques. Si la recette d’un plat phare a été conçue il y a deux ans et n’a jamais été réajustée malgré l’inflation, il est possible que ce plat soit désormais vendu à perte. L’audit peut aussi révéler des anomalies dans la gestion des stocks, des écarts entre théorie et pratique, ou encore des sureffectifs sur des créneaux peu productifs.

L’enjeu est alors de transformer les données collectées en véritables leviers de décision, afin de bâtir une stratégie de pilotage cohérente et durable.

Les indicateurs à suivre pour piloter efficacement un restaurant

Pour sortir de cette illusion, le dirigeant doit s’appuyer sur des outils de pilotage fiables. Gérer une entreprise ne consiste pas seulement à surveiller le solde bancaire : il s’agit surtout d’anticiper. En restauration, plusieurs indicateurs sont incontournables pour préserver la rentabilité.

Le ratio de marge brute

C’est l’un des fondamentaux de l’analyse. Il doit être calculé à la fois plat par plat et de manière globale. Cet indicateur permet de vérifier que les niveaux de marge restent cohérents avec les standards du secteur, généralement autour de 70 à 75 % pour les solides.

Le coût de revient réel

Le food cost ne se limite pas au coût matière théorique. Il doit aussi intégrer les pertes, la casse et les produits offerts. Un écart important entre le coût attendu et le coût constaté révèle souvent un problème de gestion opérationnelle.

Le ratio de masse salariale

Dans les CHR, la masse salariale constitue le deuxième poste de dépense. Son suivi est donc essentiel. L’enjeu consiste à ajuster les plannings de façon à maintenir une productivité horaire cohérente avec les flux de clientèle, sans surcharger les équipes ni générer des coûts inutiles.

L’intégration de ces indicateurs dans un tableau de bord quotidien permet de remplacer l’intuition par une lecture concrète et chiffrée de l’activité.

L’accompagnement du dirigeant, un levier de pérennité

Diriger un établissement CHR est un métier de passion, mais aussi un exercice de gestion permanent. Le regard extérieur d’un expert apporte souvent la distance nécessaire pour objectiver certaines décisions. Le dirigeant, souvent absorbé par l’exploitation quotidienne, bénéficie alors d’un accompagnement capable de remettre en question certaines habitudes de fonctionnement et de faire émerger des pistes d’amélioration.

Dans la pratique, l’optimisation financière passe fréquemment par des choix sensibles : revoir la carte, réduire certains jours d’ouverture, ajuster l’offre ou renégocier avec les fournisseurs. Sans cadre de pilotage clair, ces décisions peuvent paraître risquées. Lorsqu’elles s’appuient sur une analyse structurée, elles deviennent, au contraire, de véritables leviers de développement maîtrisé.

En hôtellerie aussi, le plein peut être trompeur !

Cette illusion du plein ne concerne pas uniquement la restauration. Le secteur hôtelier y est lui aussi confronté. Un hôtel affichant 95 % d’occupation peut s’avérer moins rentable qu’un établissement rempli à 75 %.

La raison tient au fait que le pilotage hôtelier ne repose pas uniquement sur le taux d’occupation, mais aussi sur le RevPAR, c’est-à-dire le revenu par chambre disponible. Cet indicateur permet de mesurer plus justement la performance économique réelle.

Lorsqu’un hôtelier dépend fortement des plateformes de réservation en ligne, qui peuvent prélever jusqu’à 20 % de commission, remplir les dernières chambres à prix cassés peut dégrader significativement la marge nette. Le véritable enjeu n’est donc pas seulement de vendre toutes les chambres, mais de vendre au bon tarif, au bon client et via le canal le plus rentable.

Remplir ne suffit pas, il faut piloter

Dans les CHR comme dans l’hôtellerie, une forte fréquentation peut donner l’impression que l’activité se porte bien, alors même que les équilibres financiers se détériorent. Le volume, à lui seul, ne protège pas l’entreprise.

Seule une lecture précise des coûts, des marges et des indicateurs de performance permet de distinguer une activité soutenue d’une activité réellement rentable. Autrement dit, le plein n’est pas une finalité : sans pilotage, il peut même devenir un piège.

accompagnement

Pourquoi l’accompagnement des TPE/PME s’impose aujourd’hui comme l’une des missions les plus valorisantes en gestion

Le monde entrepreneurial connaît une transformation de fond, qui confronte les dirigeants de petites entreprises à des enjeux toujours plus complexes. Dans ce contexte, l’expert en gestion d’entreprise ne se limite plus à une fonction d’appui technique. Il devient un interlocuteur clé, capable d’éclairer les décisions, de sécuriser l’activité et de contribuer directement à la solidité du tissu économique local.

Pour de nombreux cadres expérimentés ou consultants en réflexion sur leur trajectoire professionnelle, l’accompagnement des dirigeants apparaît désormais comme bien plus qu’une simple évolution de carrière. C’est une manière de mettre son expertise au service d’utilités concrètes, avec un impact immédiat sur la vie des entreprises. À travers une formation Qualiopi et l’intégration au Réseau d’experts GCL, cette orientation peut aussi constituer une passerelle crédible vers une reconversion professionnelle fondée sur l’autonomie, la proximité et le sens.

Un métier qui a quitté la seule logique technique

Pendant des années, le conseil en gestion a souvent été associé à une lecture rétrospective des comptes, centrée sur l’analyse de résultats passés. Cette approche ne correspond plus aux attentes actuelles des dirigeants de TPE et de PME. Ceux-ci recherchent désormais un partenaire capable de les aider à piloter leur entreprise dans l’instant, à anticiper les tensions et à prendre des décisions plus sûres.

L’expert en gestion d’entreprise intervient alors comme un véritable copilote. Son rôle consiste à rompre l’isolement du chef d’entreprise en lui donnant une vision claire de sa trésorerie, de sa rentabilité et de ses marges de manœuvre. Cette évolution modifie profondément la nature du métier : il ne s’agit plus uniquement d’interpréter des chiffres, mais d’accompagner un dirigeant dans ses arbitrages quotidiens et ses perspectives de développement.

Un impact concret et visible sur la vie des entreprises

C’est précisément cette dimension immédiate qui rend la profession particulièrement gratifiante. Dans les grandes structures, les effets d’une recommandation peuvent être dilués dans des processus longs et très hiérarchisés. À l’inverse, auprès d’une TPE ou d’une PME, l’action du consultant produit souvent des résultats rapides et tangibles.

Optimiser le besoin en fonds de roulement d’un artisan, aider une entreprise de services à structurer sa croissance ou redonner de la visibilité à un dirigeant sous tension ne relève pas uniquement de la performance financière. Derrière ces interventions, il y a des emplois préservés, des décisions mieux maîtrisées, des familles rassurées et des projets entrepreneuriaux qui peuvent continuer à exister. C’est cette portée humaine et concrète qui attire aujourd’hui de plus en plus de professionnels vers l’expertise en gestion d’entreprise.

La formation Qualiopi, un levier de crédibilité et de professionnalisation

Se lancer dans une activité indépendante suppose de pouvoir inspirer confiance immédiatement. Dans un marché où les offres d’accompagnement sont nombreuses et parfois hétérogènes, la question de la légitimité reste centrale. Une formation structurée et reconnue devient alors un facteur déterminant.
L’Académie GCL propose dans cette optique une formation Qualiopi pensée pour permettre à des profils expérimentés de devenir des spécialistes du pilotage d’entreprise au plus près du terrain. Au-delà du label, cette certification atteste d’un cadre pédagogique exigeant et d’une démarche orientée vers l’efficacité opérationnelle.

La valeur de ce type de parcours repose aussi sur la combinaison entre fondamentaux financiers, outils concrets et méthode d’intervention. Le pilotage stratégique ne s’improvise pas. Il demande à la fois de l’expérience, une grille d’analyse robuste et des repères fiables pour accompagner les dirigeants dans des situations souvent sensibles. C’est cette méthodologie que la formation entend transmettre, afin de permettre aux futurs experts d’intervenir avec assurance et cohérence dès leurs premières missions.

Conjuguer autonomie et appui collectif

L’un des freins les plus fréquents à la reconversion vers le conseil indépendant reste la crainte de l’isolement. Exercer seul peut sembler attractif sur le papier, mais soulève rapidement des questions de méthode, de visibilité, de montée en compétence continue et de partage d’expérience.
C’est dans cette perspective que l’organisation en réseau prend tout son intérêt. En rejoignant le Réseau d’experts GCL, un professionnel bénéficie de l’indépendance propre à l’entrepreneuriat tout en s’inscrivant dans une dynamique collective. Cet environnement permet d’échanger avec d’autres experts, d’accéder à des outils performants et de s’appuyer sur une veille continue concernant les évolutions réglementaires et économiques.

Cette logique apporte également un avantage réel sur le plan du développement d’activité. Là où un consultant totalement isolé doit investir une part importante de son temps dans la prospection, l’appui d’une enseigne identifiée peut contribuer à renforcer sa visibilité et sa crédibilité sur son marché local. Le métier trouve alors un équilibre particulièrement recherché entre compétence technique, liberté d’action et relation humaine de proximité.

Une demande en forte progression

Le contexte économique récent a profondément modifié la perception des besoins des dirigeants. Les crises successives, les incertitudes de marché et les variations de trésorerie ont mis en évidence une réalité : la seule lecture comptable ou fiscale ne suffit plus à piloter une entreprise au quotidien.

Les TPE et PME ont désormais besoin d’un accompagnement proactif, capable de transformer les données financières en décisions concrètes. C’est ce qui explique la montée en puissance de l’expertise en gestion d’entreprise. Les professionnels aptes à traduire les chiffres en actions, à alerter au bon moment et à structurer les choix du dirigeant occupent aujourd’hui une place de plus en plus stratégique.

Cette activité présente en outre une vraie résilience. En phase de croissance, l’expert accompagne les investissements, l’organisation et les changements d’échelle. En période plus tendue, il contribue à protéger les marges, à sécuriser la trésorerie et à préserver la continuité de l’activité. Dans les deux cas, son utilité reste forte.

Un métier durable, utile et profondément humain

Choisir l’accompagnement des TPE et PME, c’est s’engager dans une profession qui allie expertise, proximité et impact réel. Pour des professionnels en quête de sens, cette voie répond à une double aspiration : mettre leurs compétences au service de problématiques concrètes, tout en exerçant un métier ancré dans la relation et la transmission.

L’expertise en gestion d’entreprise s’impose ainsi comme une réponse à la fois économique et humaine aux besoins actuels des dirigeants. Plus qu’un simple métier du conseil, elle incarne une fonction d’appui essentielle au développement et à la pérennité des petites entreprises.

btp

Pourquoi viser les très gros chantiers peut fragiliser une entreprise du BTP

Dans le bâtiment et les travaux publics, les opérations de grande ampleur exercent souvent une forte attraction. Pour de nombreux dirigeants, décrocher un marché de plusieurs centaines de milliers d’euros apparaît comme un signe évident de développement. Pourtant, en l’absence d’un pilotage rigoureux, cette recherche de volume peut rapidement devenir un piège financier.

Dans le BTP, le chiffre d’affaires ne garantit jamais à lui seul la rentabilité. Plus les projets grossissent, plus les besoins de financement augmentent, tandis que la complexité de gestion s’intensifie. Lorsqu’ils sont mal anticipés, ces facteurs peuvent déstabiliser durablement l’entreprise.

Le piège du chiffre d’affaires : quand l’activité cache la vulnérabilité

Beaucoup de dirigeants évaluent encore la solidité de leur société à l’épaisseur du carnet de commandes. C’est souvent à ce moment que l’erreur stratégique se met en place. Un chantier important mobilise davantage de main-d’œuvre, impose des achats de matériaux en amont et nécessite une organisation logistique lourde. Si l’estimation de départ manque de précision, même légèrement, l’entreprise peut se retrouver à produire sans marge pendant plusieurs mois.
Prenons le cas d’une entreprise de gros œuvre qui obtient un marché public pour construire un gymnase. Sur le papier, le montant du contrat semble attractif. En réalité, les marges sont souvent comprimées par la concurrence, et la moindre dérive peut faire basculer l’équilibre économique du chantier. Entre les délais de règlement parfois longs et les imprévus d’exécution, la trésorerie peut se tendre très vite.
À l’inverse, plusieurs chantiers de taille intermédiaire, mieux maîtrisés, avec des marges plus confortables et des paiements plus réguliers, offrent souvent une base financière bien plus saine. La croissance ne se mesure pas uniquement à la taille des contrats signés, mais à la capacité de l’entreprise à les exécuter sans mettre en danger son équilibre.

Une croissance trop rapide peut créer une dépendance dangereuse

Piloter une entreprise du BTP suppose de garder une vision de long terme. Lorsqu’une structure de taille moyenne concentre une part trop importante de son activité sur un seul projet, elle prend un risque majeur. Si le client rencontre des difficultés, si le chantier est suspendu ou si un blocage administratif survient, toute l’organisation peut vaciller.

Cette dépendance économique est souvent sous-estimée. Pourtant, la diversification du portefeuille clients reste l’un des fondements de la pérennité. Une entreprise trop exposée à un seul donneur d’ordre ou à un chantier hors norme s’affaiblit, même si son activité paraît soutenue à court terme.
À cela s’ajoute la pression sur les équipes. Recruter dans l’urgence pour absorber un surcroît temporaire d’activité entraîne fréquemment des déséquilibres : intégration incomplète, baisse de qualité, tensions sur les encadrants, hausse du risque d’accident. Une croissance maîtrisée repose au contraire sur une montée en charge progressive, cohérente avec les capacités réelles de production.

La trésorerie, véritable point de bascule dans le BTP

Dans ce secteur, les défaillances surviennent rarement faute de chantiers. Elles sont bien plus souvent provoquées par un manque de liquidités. Sans visibilité précise sur les coûts engagés, les dépenses restantes et les marges réellement consommées, le dirigeant avance à l’aveugle, avec plusieurs semaines ou plusieurs mois de décalage sur la réalité du terrain.
L’enjeu n’est donc pas seulement comptable. Il s’agit de disposer d’indicateurs fiables pour suivre chaque affaire en temps réel et anticiper les écarts avant qu’ils ne deviennent irréversibles.

Prenons l’exemple d’un électricien intervenant dans le tertiaire et acceptant la rénovation complète d’un hôtel. Il s’engage alors sur des prix de fourniture susceptibles d’évoluer, tout en devant respecter un planning souvent tendu. Si les heures de pose dépassent les prévisions dès les premiers jours ou si les achats dérivent, l’impact sur la marge peut être immédiat. Avec des indicateurs de suivi adaptés, l’entreprise peut détecter très tôt les dérapages, ajuster l’organisation, renégocier certains points ou réallouer les ressources. Sans cela, elle ne découvre l’ampleur du problème qu’au moment du bilan.

Mieux vaut sélectionner ses chantiers que courir après la masse

Une stratégie rentable ne consiste pas à accepter tout ce qui entre. Dans le bâtiment, savoir refuser un dossier peut être une décision de gestion particulièrement saine. Refuser un appel d’offres trop tendu, un client aux exigences irréalistes, un chantier éloigné qui alourdit fortement les frais de déplacement, ou encore une opération mal calibrée au regard des moyens disponibles, c’est parfois protéger l’avenir de l’entreprise.
La rentabilité durable repose sur une sélection rigoureuse des affaires. Chaque dossier doit être évalué non seulement sur son volume, mais aussi sur sa marge potentielle, sa faisabilité opérationnelle, ses contraintes humaines et ses conséquences sur la trésorerie.

Une entreprise de menuiserie, par exemple, peut choisir de se concentrer sur la pose de fenêtres à haute performance énergétique chez les particuliers plutôt que de répondre à des lots de menuiserie intérieure sur de grands programmes immobiliers. Le chiffre d’affaires global sera peut-être moins spectaculaire, mais la maîtrise des coûts, de la main-d’œuvre et de la facturation peut générer une rentabilité nettement supérieure. La spécialisation permet souvent d’améliorer la productivité, de sécuriser les marges et de rendre l’activité plus stable.

Le pilotage d’entreprise comme levier de solidité

Dans le BTP, la performance ne dépend pas seulement du volume d’activité, mais de la capacité à transformer chaque chantier en résultat réel. C’est là que le pilotage prend toute son importance. Suivre les marges, anticiper les besoins de trésorerie, mesurer les écarts de production et arbitrer les bons dossiers permet de sortir d’une logique de course au chiffre d’affaires.
Un dirigeant qui structure son pilotage ne subit plus son carnet de commandes. Il choisit ses affaires avec davantage de discernement, sécurise sa rentabilité et construit une entreprise plus résiliente. Dans un secteur aussi exigeant que le bâtiment, la véritable croissance n’est pas celle qui impressionne le plus, mais celle qui dure.

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