CrediPro – Vingt-cinq ans : le bel âge ! – L’édito de Philippe Crevel

03 janvier 2025Service aux entreprises
CrediPro 1

Vingt-cinq ans : le bel âge !

Vingt-cinq ans, c’est un bel anniversaire ! Ce premier quart de siècle n’a pourtant pas été de tout repos. Depuis l’an 2000, nous avons assisté à l’éclatement de la bulle Internet, aux crises des subprimes et des dettes souveraines, à l’épidémie de COVID-19, à la guerre en Ukraine, ainsi qu’à l’accélération du réchauffement climatique… Cette succession de chocs nous rappelle que l’histoire est tragique et sans fin. En géopolitique ou en économie, aucune position n’est jamais acquise. Les États-Unis, puissance hégémonique à l’échelle mondiale en 2000, sont depuis confrontés à la concurrence de la Chine et au retour de la Russie sur la scène militaire. L’Union européenne, en pleine expansion au début du siècle avec la création de l’euro et l’intégration des pays d’Europe de l’Est, apparaît de plus en plus sur la défensive, marquée par le départ du Royaume-Uni, la désindustrialisation et la menace russe à ses frontières. La France, qui a bénéficié pendant soixante ans d’une relative stabilité gouvernementale, a renoué avec les affres des crises politiques dignes de la IVe République.

France et Europe : entre immobilisme et résilience

Face à ce tourbillon incessant d’événements, la tentation de l’immobilisme et de s’en remettre en permanence à l’État est grande, mais elle est mortifère. En Europe, et tout particulièrement en France, la primauté donnée au politique est sans nul doute excessive. Aux États-Unis, le système fédéral est grippé depuis des années sans pour autant nuire à la bonne santé de l’économie. Quand une catastrophe survient dans ce pays, les acteurs locaux — administrations, entreprises, citoyens — se mobilisent sans attendre la réaction du pouvoir central. En France, ce dernier dicte toujours son tempo. Cette nouvelle année devrait être l’occasion, pour l’ensemble des agents économiques en France, de s’émanciper de la sphère publique en s’appuyant sur les bonnes nouvelles.

S’appuyer sur les signaux positifs pour avancer

Malgré un contexte incertain, les différents acteurs économiques doivent, en effet, prendre en compte les signaux positifs. La baisse des taux directeurs, engagée depuis le milieu de l’année dernière par les banques centrales, devrait se poursuivre en 2025. Le taux des prêts aux entreprises devrait revenir en dessous de 3 % en fin d’année. Les investissements seront ainsi plus faciles à financer. Or, ceux-ci demeurent le vecteur de la croissance des entreprises et de l’ensemble de l’économie. Les investissements ont un important effet multiplicateur. Souvent, en économie, l’accent est mis sur la consommation. Mais sans une offre compétitive, sans profit, la croissance ne peut s’épanouir.

L’investissement sera d’autant plus une ardente nécessité en 2025 que la concurrence demeure vive et les forces de disruption ne manquent pas, notamment avec la montée en puissance de l’intelligence artificielle. Celle-ci ouvre des opportunités pour de nombreux chefs d’entreprise. De jour en jour, les robots conversationnels gagnent en fiabilité. Ils peuvent démultiplier les capacités d’action des entreprises et faciliter la mise en place de procédés automatisés. Après deux années de repli, l’investissement est ainsi appelé, en France, à progresser.

En 2025, rejetons la facilité du pessimisme et optons, non pas pour un optimisme béat, mais pour un pragmatisme offensif afin de relever les nombreux défis économiques. La croissance en zone euro, et en particulier en Allemagne, devrait s’améliorer au cours de l’année, tandis que l’économie mondiale restera portée par le dynamisme américain.

Philippe CREVEL

Philippe Crevel est un spécialiste des questions macroéconomiques. Fondateur de la société d’études et de stratégies économiques, Lorello Ecodata, il dirige, par ailleurs, le Cercle de l’Epargne qui est un centre d’études et d’information consacré à l’épargne et à la retraite..

D'autres actualités du réseau CrediPro

  • 𝐁𝐢𝐥𝐚𝐧 𝟐𝟎𝟐𝟓 : 𝗹𝐞 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐞𝐧 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐞 𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐥𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐦𝐚𝐥𝐠𝐫𝐞́ 𝐮𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞𝐱𝐭𝐞 𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐚𝐬𝐭𝐞́

    Alors que 2026 débute, le marché du financement des entreprises en France confirme sa résilience après une année 2025 marquée par des évolutions contrastées. Voici les tendances clés à retenir pour aborder sereinement cette nouvelle année :

    🔹 𝐂𝐫𝐨𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐦𝐨𝐝𝐞́𝐫𝐞́𝐞 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐬𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞 : la croissance annuelle des encours de crédits aux entreprises s’élève à +2,6% en septembre 2025, avec un encours total de 1 390 milliards d’euros. Les crédits d’investissement progressent de +4,0%, tandis que les crédits de trésorerie continuent de se contracter (-2,7%).

    🔹 𝐁𝐚𝐢𝐬𝐬𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐝’𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐫𝐞̂𝐭 : le taux moyen des nouveaux financements a reculé à 3,54% en avril, puis s’est stabilisé autour de 3,4% en septembre, offrant un contexte plus favorable aux emprunteurs.

    🔹 𝐀𝐜𝐜𝐞̀𝐬 𝐚𝐮 𝐜𝐫𝐞́𝐝𝐢𝐭 𝐟𝐚𝐜𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ : 98% des PME ont obtenu les crédits d’investissement souhaités au 3ème trimestre, et 83%les crédits de trésorerie demandés. Un signal fort de la confiance des banques envers les entreprises françaises.

    🔹 𝐃𝐲𝐧𝐚𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐞𝐜𝐭𝐨𝐫𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞 : les secteurs des conseils, de l’immobilier, de l’agriculture et de la tech restent les plus dynamiques, avec des croissances supérieures à la moyenne.

    💡 𝐏𝐞𝐫𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬 : malgré une légère baisse de la demande de crédits, l’accès au financement reste facile et compétitif, notamment pour les TPE et PME, qui bénéficient d’un accompagnement renforcé.

    📌 𝐄𝐧𝐣𝐞𝐮𝐱 𝟐𝟎𝟐𝟔 : vigilance sur les incertitudes économiques, mais aussi opportunités pour les entreprises innovantes et engagées dans la transition écologique.

    08 Jan 2026 Service aux entreprises
  • Le réseau se retrouve à Lyon pour son Club national 2025

    Jeudi dernier, à Lyon, le réseau CrediPro s’est réuni à l’occasion de son Club National 2025. Ce rendez-vous annuel, qui vient compléter la Convention, offre un cadre privilégié pour échanger sur les enjeux du réseau et réfléchir collectivement à...

    03 Juil 2025 Actualités
  • Le baromètre du financement des TPE / PME CrediPro est...

    CrediPro publie son baromètre annuel réalisé en partenariat avec Atometrics, un outil de référence pour comprendre les dynamiques économiques, les évolutions du crédit professionnel et les grandes tendances entrepreneuriales en France. Destiné à...

    30 Juin 2025 Actualités
  • Nouvel épisode du Micro Orange avec Jean-Claude Lavorel !

    Dans le dernier épisode du Micro Orange, j’ai tendu le micro à Jean-Claude Lavorel. Un entrepreneur discret, mais dont le parcours mérite qu’on s’y arrête.

    Il a commencé seul avec une intuition : celle qu’il y avait quelque chose à faire dans le domaine du soin à domicile. C’est ainsi qu’il crée LVL Médical, qu’il développe jusqu’à en faire un acteur incontournable du secteur. L’aventure se conclut par une revente à plus de 400 millions d’euros.

    Quelques mois plus tard, il rachète un hôtel à Courchevel. C’est le début d’un nouveau chapitre, dans un univers totalement différent : l’hôtellerie haut de gamme. Aujourd’hui, Lavorel Hotels regroupe des établissements variés, du Château de Bagnols au Kopster Hotel.

    Dans notre échange, on parle évidemment de cette reconversion, de la façon dont on passe d’un métier à un autre, de l’art de s’entourer mais aussi de ses premiers échecs, de la place des équipes, de la transmission… et de cette envie, intacte, de continuer à bâtir.

    20 Juin 2025 Service aux entreprises

D'autres actualités du secteur Service aux entreprises

  • Litha Espresso

    Des cafés de spécialités pour répondre aux nouvelles...

    Dans un marché du café en pleine transformation, la demande pour des produits premium, traçables et uniques ne cesse de croître. Cette tendance ne concerne plus seulement les consommateurs finaux : les entreprises souhaitent également offrir à leurs collaborateurs et clients une expérience café d’exception, valoriser leur marque employeur et favoriser un cadre de travail agréable.

    Le café de spécialité, c’est quoi ?
    Le café de spécialité est un café de très haute qualité, évalué selon des critères précis tout au long de sa chaîne de production. Noté au minimum 80/100 par la Specialty Coffee Association (SCA), il garantit un profil aromatique exceptionnel, une traçabilité totale et une expérience gustative raffinée

    Une croissance spectaculaire du marché du café de spécialité
    Le café de spécialité n’est plus une niche : selon Grand View Research, le marché mondial pourrait atteindre 305 milliards $ d’ici 2035, avec une croissance annuelle moyenne supérieure à 10 % entre 2025 et 2035.

    Des cafés qui racontent une histoire
    Chez Litha Espresso, notre gamme de cafés de spécialité illustre cette tendance : chaque origine est soigneusement choisie pour sa qualité, sa singularité aromatique et sa traçabilité:
    - Salvador, fruité et gourmand
    - Éthiopie, floral intense avec une légère note fruitée
    - Colombie, fruité intense
    - Colombie transporté à la voile, fruité et gourmand, démarche durable

    Ces cafés répondent à une attente forte : des produits premium, responsables et porteurs de sens, valorisant l’origine, la méthode de production et l’impact environnemental.

    Ce que cela signifie pour les franchisés Litha Espresso
    Pour les concessionnaires Litha Espresso, cette évolution représente une opportunité business concrète :
    proposer des offres différenciées et premium aux entreprises (espaces de pause, séminaires, cadeaux d’entreprise uniques, services haut de gamme), monter en gamme leur portefeuille clients grâce à des produits qui racontent une histoire.

    La montée du café de spécialité, avec une demande soutenue et des consommateurs prêts à payer pour de la qualité, repositionne l’offre café comme un levier stratégique de différenciation pour les entreprises.

    13 mars 2026 Actualités de la franchise
  • GCL Experts Gestion

    Nom d’entreprise : 7 erreurs fréquentes aux conséquences...

    Création d’entreprise
    Le choix du nom d’une entreprise ne relève pas d’une simple formalité administrative. Il constitue l’un des fondements de la stratégie globale et un pilier central de l’identité de marque. Un nom pertinent peut devenir un véritable levier de développement, tandis qu’un mauvais choix est susceptible d’engendrer des complications juridiques, commerciales ou financières, parfois lourdes à corriger.
    Voici les principales erreurs observées lors de la création d’un nom d’entreprise, ainsi que les bonnes pratiques pour les éviter.

    1. Négliger la disponibilité juridique et numérique
    L’erreur la plus courante consiste à sélectionner un nom attractif sans vérifier s’il est réellement exploitable.
    Vérifications légales insuffisantes
    Avant toute projection stratégique ou élaboration du business plan, il est indispensable de s’assurer que le nom envisagé est disponible auprès de l’INPI. L’utilisation d’une dénomination déjà protégée expose l’entreprise à des risques de litige, à des sanctions financières et, dans certains cas, à l’obligation de changer de nom après le lancement, avec un impact direct sur l’image et la crédibilité.
    Oubli des enjeux digitaux
    La cohérence numérique est aujourd’hui indissociable de l’identité de marque. Un nom d’entreprise doit pouvoir être décliné en nom de domaine et sur les principaux réseaux sociaux. L’indisponibilité de ces supports fragilise la visibilité en ligne et complique durablement la stratégie digitale.

    2. Choisir un nom trop descriptif ou trop générique
    Un nom d’entreprise n’a pas vocation à décrire exhaustivement l’activité.
    Un positionnement trop restrictif
    Les noms excessivement descriptifs peuvent devenir un frein à l’évolution de l’offre. Une dénomination trop précise limite les possibilités de diversification et rend toute extension d’activité moins lisible.
    Un manque de différenciation
    À l’inverse, les noms trop génériques peinent à émerger dans un environnement concurrentiel dense. Ils manquent de personnalité, ne suscitent aucune émotion et restent difficiles à mémoriser pour les clients.

    3. Opter pour une appellation complexe ou peu lisible
    La simplicité favorise la mémorisation et la recommandation.
    Difficultés de prononciation et d’écriture
    Un nom difficile à épeler, composé d’acronymes obscurs ou de jeux de mots complexes, devient rapidement un obstacle à la communication. Pour une PME ou une entreprise en phase de lancement, la clarté est un atout déterminant pour développer la notoriété.
    Anticiper l’international
    Lorsque l’entreprise envisage un développement au-delà des frontières, il est essentiel de vérifier les significations et connotations du nom dans d’autres langues. Une mauvaise interprétation peut nuire durablement à l’image de marque.

    4. Proposer un nom en décalage avec la cible
    Le nom doit parler aux clients avant de plaire aux dirigeants.
    Un décalage entre la promesse implicite du nom et les attentes du public cible peut créer une confusion préjudiciable. Le nom constitue le premier point de contact avec le marché : il doit inspirer confiance, professionnalisme et cohérence avec l’offre proposée.

    5. Céder aux effets de mode
    Les tendances sont par nature temporaires, contrairement à l’entreprise.
    S’appuyer sur des termes à la mode peut rapidement dater une marque. Un nom efficace doit traverser le temps, rester pertinent malgré l’évolution des usages et soutenir la pérennité de l’activité sans nécessiter de refonte prématurée.

    6. Sous-estimer l’impact visuel et graphique
    Le nom et son expression visuelle sont étroitement liés.
    Une dénomination trop longue, trop complexe ou intégrant des caractères peu exploitables complique la création d’un logo lisible et adaptable à tous les supports : site internet, documents commerciaux, signalétique ou véhicules professionnels. L’aspect graphique doit être anticipé dès la réflexion initiale.

    7. Décider seul, sans regard extérieur
    Le choix du nom est une décision stratégique qui mérite un cadre structuré.
    S’en remettre uniquement à l’intuition ou à un coup de cœur expose à des angles morts. Tester le nom auprès de la cible, analyser son impact marketing et vérifier sa cohérence avec la stratégie globale permet de sécuriser ce choix déterminant. Un accompagnement externe apporte un regard objectif et méthodique, essentiel à cette étape clé.

    Un choix stratégique à part entière
    Le nom d’entreprise ne relève ni du hasard ni d’une préférence personnelle. Il s’inscrit dans une logique de pilotage stratégique, au croisement du juridique, du marketing et de la vision à long terme. Éviter ces erreurs dès l’origine permet de faire du nom un véritable actif, au service de la croissance et de la stabilité de l’entreprise.

    11 mars 2026 Actualités de la franchise

C'est quoi L'Express Franchise ?

L’Express Franchise, c’est l’acteur incontournable de l’univers de la franchise. Bien plus qu’une plateforme de mise en relation entre franchiseurs et candidats à la franchise, L’Express Franchise est aussi un média. Articles, podcasts, vidéos et livres blancs, chaque jour, nous proposons des contenus inspirants. Notre ambition : répondre de manière éclairée à toutes les questions que peuvent un jour se poser de futurs franchisés. La franchise n’aura bientôt plus de secret pour vous !