icon / 24x24 / ic24-trending-up

les plus recherchées du moment

Vague de fermetures dans la restauration : la franchise, un modèle plus résilient au Québec

3 Min. de lecture
intérieur de restaurant moderne au bord de leau

Le secteur de la restauration traverse une zone de turbulences au Canada : près de 7 000 établissements ont baissé le rideau en 2025 et 4 000 autres pourraient suivre en 2026, selon l’Université Dalhousie. Dans cette épreuve, les réseaux de franchises tirent mieux leur épingle du jeu que les restaurants indépendants, un constat qui éclaire le choix des candidats franchisés au Québec.


Les chiffres donnent le vertige. Le laboratoire d’analyse agroalimentaire de l’Université Dalhousie évalue à 7 000 le nombre de restaurants disparus au pays en 2025, et table sur 4 000 fermetures supplémentaires en 2026. Si la projection se confirme, ce sont près de 11 000 adresses qui auront fermé en deux ans. De son côté, Restaurants Canada estime que 41 % des établissements du pays opèrent à perte ou tout juste au seuil de rentabilité.

La sortie de la pandémie n’a pas ramené la prospérité espérée. Les coûts des matières premières et des salaires montent, le consommateur surveille son budget, et sortir au restaurant figure souvent en haut de la liste des dépenses qu’on coupe. La chute des ventes d’alcool, qui ont reculé jusqu’à 10,6 % sur un an selon certaines données d’octobre, fragilise encore davantage les marges des établissements.

11 000

Fermetures possibles sur deux ans

En cumulant les 7 000 restaurants fermés en 2025 et les 4 000 prévus en 2026, le Canada pourrait perdre près de 11 000 établissements. (Source : Université Dalhousie, 2026)

Tous les restaurants ne sont pas logés à la même enseigne. Selon l’Université Dalhousie, ce sont les établissements indépendants qui devraient encaisser le plus gros de la vague. Plus petits, souvent seuls face à leurs fournisseurs et à leur banque, ils disposent de coussins financiers plus minces pour traverser une crise qui s’étire.

Les grandes chaînes, à l’inverse, absorbent mieux les chocs. Volume d’achats groupé, notoriété de la marque, budgets de publicité mutualisés : autant de leviers qui amortissent la pression sur les coûts. C’est précisément cet écart de résilience qui mérite l’attention des futurs entrepreneurs québécois.

Pour qui rêve d’ouvrir un restaurant, le contexte invite à la prudence, pas à l’abandon. Rejoindre un réseau de franchises revient à démarrer avec un concept déjà rodé, un manuel d’exploitation, une marque connue et un accompagnement du franchiseur. En contrepartie d’un droit initial et d’une redevance calculée sur les revenus bruts, le franchisé évite une bonne partie des erreurs qui coulent les nouveaux venus.

Au Québec, la restauration reste l’un des piliers du franchisage, des cafés aux rôtisseries en passant par le déjeuner et la restauration rapide. Le Conseil québécois de la franchise (CQF) rappelle d’ailleurs régulièrement le poids économique du modèle dans la province. La vague de fermetures ne dit pas que le secteur est sans avenir : elle dit que la préparation et la force d’un réseau font désormais la différence.

Bon à savoir

Rejoindre une franchise ne supprime pas le risque, mais il le réduit : selon les données de l’industrie, les réseaux établis affichent des taux de survie supérieurs à ceux des commerces indépendants. Avant de signer une convention de franchise, validez tout de même la santé financière du franchiseur et la rentabilité réelle des établissements existants.

La prochaine année servira de test. Si le rythme des fermetures ralentit comme le prévoit l’Université Dalhousie, le marché québécois en sortira assaini, avec des locaux disponibles et une concurrence allégée pour les concepts solides. Les candidats franchisés ont tout intérêt à surveiller les bannières qui continuent de recruter et d’ouvrir malgré la tempête.

Reste une certitude : dans un secteur où près d’un établissement sur deux peine à dégager un profit, le choix de la formule compte autant que l’emplacement. Pour beaucoup de porteurs de projet au Québec, la franchise s’impose comme la voie la moins risquée pour entrer en restauration.

Vous aimerez aussi !

réunion de design : maquettes et wireframes annotés
Commerce de détail au Québec : un climat redevenu favorable aux réseaux de franchises

Le commerce de détail québécois entame 2026 sur des bases ...

trois drapeaux fleurdelisés sur ciel bleu
Happy Belly Food Group accélère le déploiement de ses franchises au Québec

Avec l’arrivée de ses bannières Yolks Breakfast et Rosie’s Burgers ...

pièces dargent bullion empilées et brillantes
Ouvrir une franchise Dollarama en 2026, c’est possible ?

La franchise Dollarama fait rêver bien des entrepreneurs québécois : ...

piles de dossiers darchives au bureau
Pivot lève 2,5 millions pour alléger la paperasse des restaurants franchisés

La jeune pousse québécoise Pivot, qui automatise la gestion administrative ...

joueur de billard vise la boule 8
Dooly’s : la franchise maîtresse du Québec change de mains

La franchise maîtresse du réseau Dooly’s au Québec change de ...

drapeau canadien flottant devant la tour dhorloge gothique
Journée mondiale de la franchise 2026 : un secteur de 148 milliards $ au Canada

Le 10 juin 2026, la Journée mondiale de la franchise ...

jus de fraise et smoothie au kiwi en pots mason
Booster Juice cible le Québec : 45 à 50 emplacements et une occasion pour les franchisés

La chaîne de smoothies Booster Juice fait du Québec son ...

coquille saint jacques poêlée microverdures et vin blanc
Ouvrir un restaurant en franchise au Québec : étapes, budget et conseils

Ouvrir un restaurant au Québec en 2026 reste un projet ...

Épargne et budget : mains empilent des pièces
TVQ sur les repas : Restaurants Canada veut une facture de restaurant détaxée au Québec

Restaurants Canada presse Québec d’abolir la TVQ sur les repas ...

graphiques boursiers mobiles en temps réel
Couche-Tard dévoile ses résultats annuels le 22 juin : ce que le secteur du dépanneur doit surveiller

Le géant lavallois Alimentation Couche-Tard diffusera le 22 juin ses ...