Les ventes au détail au Canada ont grimpé de 1,0 % en mai pour atteindre 73,7 milliards de dollars, selon Statistique Canada, une hausse observée dans les neuf sous-secteurs. Pour les réseaux de franchises du Québec, ce regain de magasinage confirme un climat de consommation qui rouvre la porte aux nouvelles ouvertures et au recrutement de franchisés.
Le portrait national donne le ton pour la province. Statistique Canada a diffusé ces chiffres le 23 juillet, quelques semaines après que l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) eut confirmé une reprise de fond au Québec. Les ventes au détail québécoises sont passées de 180 milliards de dollars en 2024 à 187,1 milliards en 2025, une progression de 3,5 %. Le tout dans un climat encore surveillé de près par les ménages, avec une inflation autour de 2,5 % et un taux de chômage remonté à 5,6 %.
Une hausse de 1,0 % portée par les neuf sous-secteurs
En mai, les ventes ont augmenté dans l’ensemble des neuf sous-secteurs suivis par l’agence fédérale. Les stations-service et marchands de combustibles ont enregistré « la plus forte hausse du mois », selon Statistique Canada, avec un bond de 3,1 % gonflé par la flambée des prix à la pompe. En volume, ce même groupe a pourtant reculé de 2,7 %, signe que la progression tient au prix, pas aux quantités vendues.
Hors carburant et automobile, les ventes de base ont tout de même avancé de 0,9 %. Les détaillants de marchandises diverses (+1,0 %) et les commerces d’articles de sport, de passe-temps et de livres (+1,8 %) ont renoué avec la croissance après trois mois de repli.
Ventes au détail canadiennes en mai 2026, en hausse de 1,0 % sur un mois et réparties dans les neuf sous-secteurs. (Source : Statistique Canada, juillet 2026)

Alimentation et vêtement, deux moteurs au cœur du réseau franchisé
Au Québec, la reprise s’appuie sur des créneaux où la franchise est reine. Selon l’ISQ, les détaillants en alimentation ont vu leurs ventes croître de 1,3 % en fin d’année, tandis que le vêtement, la chaussure, les accessoires et la maroquinerie ont bondi de 3,5 %.
Ce sont justement les secteurs que quadrillent les bannières franchisées de la province : épiceries de proximité, dépanneurs, prêt-à-porter et restauration. Quand ces catégories avancent, les franchiseurs tiennent un argument concret pour convaincre de nouveaux candidats et ouvrir des territoires.
Un franchisage québécois qui pèse 89 milliards de dollars
Le poids du modèle n’a plus rien d’anecdotique. D’après le Conseil québécois de la franchise (CQF), le franchisage représente 89 milliards de dollars dans l’économie de la province, réunit 781 bannières actives et près de 25 500 établissements.
Le nombre de bannières a presque doublé en dix ans, passant de 391 à 781. Dans l’industrie, la mécanique est connue : quand le magasinage repart et que la demande de locaux commerciaux tient, les réseaux multiplient les occasions d’affaires. Les signatures de nouvelles conventions de franchise suivent, avec un léger décalage.
Bon à savoir
La moyenne provinciale masque de fortes écarts régionaux. Avant de signer, validez la vitalité commerciale de votre secteur précis, un marché local peut très bien sous-performer ou dépasser largement la tendance nationale.
Ce que les candidats devraient surveiller d’ici l’automne
La reprise reste modérée et inégale d’une région à l’autre. Avant de signer une convention de franchise, un candidat a intérêt à vérifier la santé commerciale de son créneau plutôt que de se fier à la seule moyenne québécoise.
Les prochains bulletins mensuels donneront le ton. Statistique Canada anticipe déjà une hausse de 0,4 % des ventes au détail en juin, un chiffre encore préliminaire qui sera révisé. Si la consommation tient jusqu’à l’automne, la fenêtre d’expansion ouverte par les franchiseurs pourrait rester grande ouverte jusqu’au début de 2027, un contexte que les candidats en recherche de territoire ont tout intérêt à saisir pendant qu’il dure.











