La franchise n’a jamais autant pesé dans l’économie du Québec. Selon l’étude Le poids de la franchise au Québec 2024 du Conseil québécois de la franchise (CQF), le modèle contribue désormais à hauteur de 89 milliards de dollars au PIB de la province. Pour un candidat franchisé, ces données confirment qu’un réseau bien établi reste l’une des portes d’entrée les plus solides vers l’entrepreneuriat.
Le Conseil québécois de la franchise (CQF) a dévoilé en février sa nouvelle radiographie du secteur, réalisée par la firme Indicia, qui suit les chiffres de l’industrie depuis 2011. Le constat est net : en treize ans, la franchise est passée du statut de modèle d’affaires discret à celui de pilier économique. Sa contribution au produit intérieur brut québécois a bondi de 271 %, un rythme que peu de secteurs peuvent revendiquer.
Une contribution au PIB qui passe de 24 à 89 milliards de dollars
En 2011, la franchise injectait environ 24 milliards de dollars dans l’économie québécoise. En 2024, ce chiffre grimpe à 89 milliards de dollars. La progression est spectaculaire, surtout mise en perspective avec d’autres industries. Le secteur du tourisme, beaucoup plus médiatisé, contribue pour sa part à hauteur de 17,76 milliards de dollars. Autrement dit, la franchise pèse aujourd’hui plusieurs fois plus lourd dans la balance, sans bénéficier de la même visibilité auprès du grand public.
La contribution de la franchise au PIB du Québec en 13 ans
De 24 milliards de dollars en 2011 à 89 milliards de dollars en 2024. (Source : Le poids de la franchise au Québec 2024, CQF / Indicia)
25 000 points de service et 781 bannières actives dans la province
La croissance ne tient pas qu’aux dollars. Le maillage du territoire s’est densifié partout au Québec. Le nombre de points de service franchisés est passé de 15 000 en 2011 à plus de 25 000 en 2024, une hausse de 70,8 %.
L’offre s’est aussi diversifiée. Le nombre de bannières en activité a presque doublé, grimpant de 391 à 781, soit une progression de 99,7 % en une décennie. Cet essor s’accompagne d’un secteur florissant côté emploi : plus de 350 000 Québécoises et Québécois travaillent aujourd’hui dans une entreprise franchisée.
Transports, commerce de détail et alimentation en tête de cinq secteurs
L’étude classe les cinq sous-secteurs qui génèrent le plus d’activité. Le transport domine largement, devant le commerce de détail et l’alimentation, où se logent notamment les dépanneurs et le prêt-à-manger qui font partie du quotidien des Québécois.
| Sous-secteur | Activité économique estimée |
|---|---|
| Transports (véhicules, concessionnaires, entretien et réparations) | 27,5 milliards $CAD |
| Commerce de détail (stations-service, vêtements, bijoux, décoration) | 13,7 milliards $CAD |
| Alimentation (supermarchés, dépanneurs, surgelés, prêt-à-manger) | 12,2 milliards $CAD |
| Santé et soins (pharmacies, soins à domicile, cliniques privées) | 10,7 milliards $CAD |
| Restauration (service rapide et service complet) | 7,9 milliards $CAD |
Un modèle qui rassure les candidats franchisés du Québec
Pour un porteur de projet, ces chiffres traduisent une réalité concrète : rejoindre un réseau réduit le risque. Le CQF rappelle que plus de 95 % des franchises sont toujours en activité cinq ans après leur ouverture, contre environ la moitié des commerces indépendants. Une marge de sécurité qui explique l’attrait grandissant du franchisage auprès des entrepreneurs de la province.
Reste à voir si cette dynamique se maintiendra. La pénurie de main-d’œuvre et le virage numérique demeurent des défis de taille pour les réseaux. Mais avec un écosystème qui compte désormais près de 800 bannières et un PIB en forte hausse, le Québec offre un terrain d’autant plus fertile aux candidats prêts à se lancer. Le CQF promet de poursuivre ce suivi statistique, qui devient une référence pour qui veut mesurer l’évolution du marché.











