Entre la location d’un local, son aménagement, l’achat d’un stock initial et la communication de lancement, il faut compter entre 100 000 et 300 000 euros de budget pour ouvrir un magasin d’optique. Cet investissement initial peut être un frein. Michel Abitbol, fondateur de la licence de marque Eyes, a décidé de s’y attaquer en créant un concept accessible.
Pas facile d’ouvrir un magasin d’optique quand on est jeune diplômé. En France, malgré les pressions, le marché de l’optique reste attractif et prometteur, tiré par le vieillissement de la population et l’augmentation de pathologies oculaires liées à l’utilisation croissante des écrans. Mais encore faut-il pouvoir y trouver sa place.
En 2024, quatre grandes marques captaient 60% des parts de marché. Et l’investissement de départ s’avère souvent prohibitif pour qui voudrait justement intégrer une grande enseigne nationale d’indépendants.
« Reprendre un de leurs fonds de commerce nécessite à minima 75 000€, voire plutôt 100 000 € d’apport initial si l’on veut bénéficier d’un emplacement de qualité, clé de la réussite », assure Michel Abitbol. Une sacrée barrière à l’entrée.

En 2016, l’opticien, qui a dirigé plusieurs magasins d’optique, comme indépendant et comme franchisé, a donc décidé de créer sa licence de marque et de mettre à profit une formation d’analyste financier pour créer un concept accessible aux jeunes diplômés à l’esprit d’entrepreneurs.
La promesse : un apport initial « deux fois moindre » grâce à « des solutions innovantes de financement »
« Pour un apport initial en général deux fois moindre que les grandes enseignes, je propose aux jeunes opticiens, l’aménagement intérieur et extérieur d’une marque, ainsi qu’un accompagnement ciblé sur leur principal besoin, la gestion économique très rigoureuse de leur affaire », indique-t-il.
Pour lisser les dépenses de départ, il explique avoir « élaboré des solutions innovantes de financement et des outils sur mesure ». Des accords privilégiés avec une centrale d’achat permettent par exemple d’étaler le paiement du stock initial de lunettes et de produits, qui peut représenter un budget de 30 000 à 50 000 euros.
« Parallèlement, j’ai repensé le modèle économique d’un magasin d’optique en utilisant tous les moyens mis aujourd’hui à la disposition d’un commerçant : leasing, dispositifs d’aide publics et privés, marketing territorial, intelligence artificielle…» , explique-t-il.
“Nos nouveaux licenciés ont tous pu démarrer avec un apport personnel entre 35 000 € et 50 000 €”
Avec l’emplacement, la digitalisation des services, la force de frappe marketing et la mutualisation de la logistique et des achats sont indispensables à la réussite sur un marché concentré et en pleine mutation, transformé par les innovations technologiques, les évolutions réglementaires du 100% santé et les tensions mondiales autour des approvisionnements et des coûts de l’énergie.
Chez Eyes, un parcours client déjà éprouvé, « le plan de communication et notre accompagnement digital sont intégrés » dans un business plan financièrement accessible : « nos nouveaux licenciés ont tous pu démarrer leur activité à partir d’un apport personnel initial situé entre 35 000 € et 50 000 € », précise le chef d’entreprise.
Une expérience dans une enseigne nationale, les sens du service, de la rigueur : le profil type
Ils ont en commun « au minimum un an d’expérience au sein d’une enseigne nationale, qui leur a permis d’assimiler les codes du commerce organisé, les techniques de vente, et la gestion quotidienne d’un point de vente ». Le sens du service et « l’amour du client». « Une vraie discipline budgétaire ». De la détermination. Et l’envie d’apprendre « continuellement face à un marché qui évolue vite », liste Michel Abitbol.
Une formation en visio
Tout en conservant leur poste de salarié avant l’ouverture de leur magasin, ils ont tous eu droit à « deux heures d’échanges par semaine, en visio conférence, sur la mécanique de formation d’un chiffre d’affaires. Dans le montage de leur affaire, je suis également présent pour valider l’emplacement, le local et leur communication ». Il partage ses stratégies « pour se positionner efficacement malgré la concurrence établie ». Objectif : assurer à ses primo-entrepreneurs « un chiffre d’affaires régulier et conséquent », qui leur permettra de rembourser rapidement leur dette initiale et de vite développer leur affaire.
NOTRE RÉSUMÉ EN
5 points clés de l'article
PAR L'EXPRESS CONNECT IA
(VÉRIFIÉ PAR NOTRE RÉDACTION)
Voici un résumé en cinq points clés de l’article sur le sujet : comment ouvrir un magasin d’optique avec peu ou pas d’apport.
Un marché attractif mais verrouillé par l’investissement initial
L’optique reste un secteur porteur en France, soutenu par le vieillissement de la population et l’augmentation des troubles visuels. Mais l’accès au marché est freiné par un budget d’ouverture élevé, compris entre 100 000 et 300 000 euros, et par la concentration du secteur, où quatre grandes enseignes détiennent 60 % des parts de marché.
Une barrière à l’entrée élevée dans les grandes enseignes
Rejoindre une enseigne nationale implique souvent un apport personnel minimum de 75 000 à 100 000 euros, notamment pour reprendre un fonds de commerce bien situé. Un obstacle majeur pour les jeunes opticiens diplômés qui souhaitent entreprendre rapidement.
Un concept pensé pour réduire l’apport personnel
La licence de marque Eyes, fondée par Michel Abitbol, propose un modèle économique repensé avec un apport initial deux fois moindre que celui des grandes enseignes. L’objectif est de rendre l’entrepreneuriat accessible aux jeunes opticiens grâce à un accompagnement financier et opérationnel structuré.
Des solutions de financement et un modèle économique optimisé
Le concept repose sur des accords avec une centrale d’achat pour étaler le paiement du stock, l’usage du leasing, la mobilisation d’aides publiques et privées, la digitalisation des services et l’intégration d’outils comme l’intelligence artificielle. Résultat : des ouvertures rendues possibles avec un apport personnel compris entre 35 000 et 50 000 euros.
Un accompagnement ciblé pour sécuriser la réussite
Les licenciés bénéficient d’un accompagnement complet : validation de l’emplacement, business plan accessible, communication intégrée, formation hebdomadaire en visioconférence et soutien stratégique face à la concurrence. Le profil recherché combine expérience en enseigne nationale, rigueur de gestion, sens du service et capacité d’adaptation à un marché en mutation.












