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Comment réussir son association en entreprise franchisée

6 Min. de lecture
Un homme s'apprête à signer un contrat.

Partager l’aventure de la création d’une entreprise avec un (ou plusieurs) tiers s’avère une alternative séduisante pour un porteur de projet, si elle est constituée avec vigilance. D’autant qu’il n’est pas rare qu’un médiateur ou modérateur intervienne entre associés durant l’exploitation de la société.


Nous vous donnons les trois règles d’or d’une association réussie (comment et pourquoi les appliquer), les deux mauvaises raisons de s’associer, les éléments particuliers à la franchise pour réussir ce modèle entrepreneurial où l’échec ou le vécu douloureux restent fréquents.

En terminant, bien sûr, par les bénéfices en cas de belle combinaison entre les talents.

Respecter CHACUNE des trois règles d’or d’une association en entreprise

Pour s’associer dans une création d’entreprise en franchise, il existe trois règles d’or, incontournables et indémodables : complémentarité des partenaires, positionnement au sein de l’entreprise et accord écrit entre les parties prenantes.

En premier lieu, il faut rechercher une forme de complémentarité entre les associés, qui peut éventuellement combler une déficience dans la direction de l’entreprise : métier (commercial, manager, technicien, communicant, gestionnaire), caractérielle (extraverti/introverti), etc.

Le partage des tâches exécutées dans l’entreprise limite le risque d’empiéter sur les activités ou les prérogatives de son associé. Par exemple, dans le cas du management des équipes et de la prospection de la clientèle.

Chacun possède alors son domaine de prédilection, ce qui permet de gagner en efficacité, de prendre des décisions communes plus mesurées et d’éviter de commettre des erreurs graves. 

Savoir respecter l’autre pour ce qu’il est profondément et ce qu’il exécute pour l’entreprise

Cette complémentarité initiale impose d’être en adéquation sur les valeurs de l’entreprise, en particulier en termes de direction (gestion prudente contre propension à la prise de risques) et, naturellement, d’éthique. 

Cette synergie entre les associés est d’autant plus nécessaire que le démarrage d’une activité est généralement éprouvant, et pour qu’aucun d’entre eux n’ait tendance à laisser faire à l’autre ce qu’il ne veut pas faire.

Il faut toujours savoir respecter l’autre pour ce qu’il est profondément et ce qu’il exécute pour l’entreprise et, quelles que soient les circonstances, avoir l’intelligence d’écouter l’autre pour trouver une solution aux désaccords.

Enfin, veillez à ce que le chiffre d’affaires généré puisse supporter la rémunération des associés, qui n’est pas nécessairement égale, et que chacun soit vraiment intéressé financièrement à la réussite de l’entreprise.

Positionnement au sein de l’entreprise : qui est le franchisé ?

Il est ensuite fondamental de déterminer les apports de chacun des associés, les engagements réciproques ainsi que leurs rôles dans l’entreprise (qualité et quantité des tâches), même s’ils sont souvent interchangeables au lancement de l’activité.

Exemple : l’un des associés donne les fonds pour démarrer la société et constituer le capital social, tandis que l’autre amène un carnet d’adresses, voire une crédibilité sur le métier à travers son expérience.

Même s’ils s’engagent à partager une même responsabilité, les associés ne seront pas forcément cogérants. Les enseignes préfèrent d’ailleurs que l’un des associés soit majoritaire au niveau des parts de l’entreprise, pour éviter les situations de blocage, à court ou à moyen terme.

Cela implique de s’assurer de l’équilibre entre temps de travail, rémunération perçue et pourcentage du capital détenu pour chacun des associés.

Un pacte entre associés, sinon rien !

Enfin, si définir des principes clairs de gouvernance, et notamment des rituels de prise de décision, simplifie le fonctionnement au quotidien, il est impératif de transcrire par écrit des accords entre les protagonistes, avec le conseil d’un avocat ou d’un expert-comptable (pour déterminer le meilleur véhicule juridique – SA, SAS, SARL, etc. -, et qui a connu tellement de situations pour éclairer les protagonistes du contrat).

Ce pacte juridique entre associés doit contenir aussi bien le partage des pouvoirs et des moyens de contrôle, la convention de répartition des résultats de la société, les modalités de règlement des litiges que les conditions de cession des parts d’un actionnaire (potentiellement assortie d’une clause de non-concurrence).

Sans confiance mutuelle, impossible de lire dans l’avenir !

Gare aux raisons moins légitimes de s’associer !

L’association en entreprise peut aussi être fondée sur des raisons moins légitimes. À commencer par la motivation affective (ami, famille, conjoint), souvent motrice pour un tel choix, au lieu d’autres critères tels que la situation du marché, la qualité de l’enseigne ou l’appétence partagée pour un concept.

L’affect entre les créateurs d’entreprise nécessite de prendre certaines précautions supplémentaires. Par exemple, l’échec d’entrepreneurs mariés conduit souvent à leur divorce. Ou encore, entre frères et sœurs, le droit d’aînesse, qui ne concerne pas forcément le plus âgé des deux, peut handicaper la relation professionnelle et générer des effets de neutralisation.

A l’inverse, comme l’entrepreneuriat est un projet de vie ultra-prenant, le risque d’un déséquilibre psychologique et physique du franchisé est moindre dans le cadre d’une association entre conjoints. On assiste souvent à une répartition des rôles entre back office (gestion, trésorerie) et front office (management, commerçant) au sein d’un couple.

Avoir éprouvé son futur associé dans un univers professionnel

Seconde raison peu légitime, et toutefois moins courante : l’association par dépit. Le candidat entrepreneur a tout simplement peur de se lancer seul, alors il partage ce stress avec quelqu’un d’autre. Mais une fois qu’il est rassuré, l’autre ne sert plus à rien, il se pose des questions sur la présence de son associé et la situation devient (très) compliquée…

Dans l’association, l’idéal reste d’avoir longuement éprouvé son futur associé, avant de s’engager à partager quotidiennement 8 à 10 heures ensemble, et de préférence dans un univers professionnel, en tant que collaborateurs d’une même entreprise, ou encore dans un rapport fournisseur/client. Cette période commune aide à apprécier sur la durée les forces et les axes de progrès de chacun, à pouvoir déterminer avec précision les domaines d’intervention de chacun des associés.

À défaut, il faut prendre le temps d’échanger (très) longuement en amont, afin de ne pas s’exposer à des conflits pouvant mettre en danger l’existence de la société durant son exploitation.

Dans l’effervescence d’une création d’entreprise, la complicité des origines ne doit pas aveugler les associés. Les chemins de vie changent, les accidents de parcours et les événements personnels heureux arrivent… La lucidité doit toujours primer sur l’émotionnel.

6 avantages à une association réussie

En franchise, s’associer nécessite de faire participer son (ou ses) associé(s) dès le processus de sélection réciproque d’une enseigne.

Ce moment partagé permet de réfléchir sur des éléments concrets à la complémentarité et la synchronisation des futurs créateurs sur le projet entrepreneurial.

Par ailleurs, l’association permet de financer le développement d’une affaire en multisites ou de fidéliser un salarié majeur en lui accordant des parts dans le nouveau point de vente créé.

Ce modèle entrepreneurial, lorsqu’il est réussi, offre d’importants bénéfices :

  • Partager des valeurs identiques au travail en oubliant la solitude propre à l’entrepreneur.
  • Prendre collectivement des décisions avec un risque réduit et une pression psychologique moindre, en profitant de compétences élargies et d’un investissement plus conséquent (en énergie, à défaut de finances).
  • Mieux traverser les moments de stress ou les coups durs, sans rivalité ni jugement entre les associés, en se ressourçant mutuellement.
  • Ne pas avoir besoin de se parler pour se comprendre, en sachant décrypter les gestes de son associé durant une conversation, pour conclure une affaire ou éviter qu’une situation ne dégénère.
  • Offrir deux solutions pour traiter avec des tiers – banque, fournisseurs, clients -, l’un des associés pouvant prendre le relais de l’autre selon les affinités avec l’interlocuteur.
  • Et pouvoir partir sereinement en vacances ou en week-end, l’esprit (incroyablement) tranquille, pendant que son associé(e) gère l’affaire !

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