Face à l’explosion du e-commerce, le point relais colis s’est imposé comme un maillon clef du “dernier kilomètre”. Commerçant de proximité ou particulier à domicile, nombreux sont ceux qui envisagent d’en faire une source de revenus complémentaires. Mais combien gagne-t-on réellement ? Quelles sont les démarches ? Et peut-on en vivre ? Décryptage.
C’est quoi un point relais colis ?
Un point relais colis est un lieu où les consommateurs peuvent retirer ou déposer un colis, en alternative à la livraison à domicile. Il joue un rôle clef dans la logistique moderne, en évitant les échecs de livraison et en mutualisant les flux.
Le modèle classique reste le commerce de proximité : supérette, tabac, pressing ou fleuriste, partenaire d’un réseau comme Mondial Relay ou Relais Colis, perçoit une commission et bénéficie d’un trafic supplémentaire.
Le relais colis s’étend désormais aux particuliers via des plateformes collaboratives comme Pickme ou Welco, qui permettent de devenir “hôte colis” à domicile. Autre format en croissance : les lockers ou consignes automatiques, installées dans les gares, centres commerciaux ou laveries, proposés par InPost ou Pickup, avec rémunération fixe pour le propriétaire.
Combien gagne-t-on lorsqu’on est point relais colis en 2026 ?
La rémunération repose presque exclusivement sur une commission par colis.
Chez Mondial Relay, elle varie généralement entre 0,30 € et 0,80 € par colis selon le poids, avec des envois lourds pouvant dépasser 2 €. Du côté de Relais Colis, la commission se situe autour de 0,20 € à 0,40 € par colis.
Un commerce traitant 400 à 800 colis par mois peut espérer 200 € à 400 € mensuels, avec des pics saisonniers. Pour les particuliers, Pickme propose environ 0,40 € par colis, jusqu’à 300 € par mois dans les zones denses, tandis que Welco offre autour de 0,20 € pour 100 € à 200 € mensuels.
Le revenu reste donc limité, et pour les commerçants l’intérêt principal réside souvent dans les ventes additionnelles générées par le passage des clients.
Comment devenir point relais colis ?
Devenir relais colis particulier
Un particulier peut s’inscrire via une plateforme collaborative. Tant que les revenus restent faibles, aucun statut spécifique n’est systématiquement exigé mais les gains doivent être déclarés. Au-delà d’un certain seuil ou en cas d’activité régulière, la création d’une micro-entreprise devient pertinente.
Le régime du micro-entrepreneur permet une immatriculation simplifiée via le guichet unique.
Devenir relais colis en tant que professionnel
Pour un commerçant, la démarche passe par une candidature en ligne auprès d’un réseau comme Mondial Relay ou Pickup (filiale de La Poste). Les critères portent sur la surface de stockage, les horaires d’ouverture et la localisation.
Après validation, un contrat encadre les obligations : réception, enregistrement, stockage sécurisé et restitution. Le matériel (scanner, signalétique) est généralement fourni. Les Chambres de commerce peuvent accompagner le commerçant dans l’évaluation de cette activité complémentaire.
Devenir point relais colis, une activité à plein temps ?
Les données économiques invitent à la prudence. Selon l’INSEE, le commerce de détail fonctionne avec des marges souvent resserrées. Les commissions de quelques centaines d’euros par mois observées dans le secteur confirment qu’il s’agit d’un revenu complémentaire et non d’un modèle économique autonome.
En revanche, le secteur logistique offre des opportunités structurées en franchise. Mail Boxes Etc. propose un concept complet d’expédition, d’emballage, de domiciliation et de logistique e-commerce. L’apport personnel avoisine 40 000 €, pour un investissement global pouvant atteindre 150 000 à 250 000 €. L’enseigne accompagne ses franchisés avec formation et outils dédiés.
D’autres acteurs comme InXpress, positionné sur le courtage en transport express B2B, ou Mister Minit, qui intègre certains services colis dans un modèle multiservices, illustrent la diversité des options. Même Point S explore l’installation de lockers dans certains centres.
Devenir point relais colis seul permet de générer un revenu d’appoint et d’augmenter la fréquentation d’un commerce mais rarement d’en vivre. Pour transformer la logistique en véritable projet entrepreneurial, le modèle de franchise spécialisée offre un cadre plus ambitieux, exigeant investissement, compétences commerciales et implication à plein temps.
NOTRE RÉSUMÉ EN
5 points clés
PAR L'EXPRESS CONNECT IA
(VÉRIFIÉ PAR NOTRE RÉDACTION)
Voici un résumé en cinq points clés de l’article sur le sujet : Comment devenir un point relais colis : particulier ou professionnel, rémunération, démarches…
Un maillon clé du e-commerce
Le point relais s’impose dans la logistique du “dernier kilomètre”. Commerces de proximité ou particuliers accueillent et distribuent les colis, réduisant les échecs de livraison et générant du trafic additionnel en magasin.
Rémunération par colis limitée
La commission varie selon les réseaux comme Mondial Relay ou Relais Colis, entre 0,20 € et 0,80 € par colis. Avec 400 à 800 colis mensuels, un commerce peut espérer 200 à 400 € par mois, hors pics saisonniers.
Particuliers : un revenu d’appoint
Via Pickme ou Welco, un hôte colis peut percevoir jusqu’à 300 € mensuels en zone dense. Les revenus doivent être déclarés et, en cas d’activité régulière, le statut de micro-entrepreneur est recommandé.
Professionnels : contrat et critères
Les commerçants candidatent auprès de réseaux comme Pickup, filiale de La Poste. Surface de stockage, horaires et emplacement sont déterminants. Un contrat encadre obligations et matériel fourni.
Peut-on en vivre vraiment ?
Selon INSEE, les marges du commerce restent serrées : le relais colis constitue surtout un complément. Pour un projet à plein temps, des franchises comme Mail Boxes Etc., InXpress ou Mister Minit offrent un modèle plus structuré.















