Depuis le 4 novembre 2026, les youtubeurs français peuvent taguer dans leurs vidéos des produits Amazon, Cdiscount, Leroy Merlin et SharkNinja. Fin août, Amazon n’était ouvert qu’aux créateurs américains. Trois semaines après son lancement en France, YouTube Shopping a désormais ses premiers grands marchands, juste avant le Black Friday.
YouTube a ouvert en France le 13 octobre son programme d’affiliation YouTube Shopping, qui rémunère les créateurs à la commission sur les ventes de produits tagués dans leurs vidéos. Dans un communiqué publié le 4 novembre, la plateforme annonce ses premiers partenaires : un accord avec Amazon, disponible dans plusieurs pays dont la France, et l’arrivée de trois marchands sur le marché français, Cdiscount, Leroy Merlin et SharkNinja. Les créateurs éligibles peuvent taguer leurs produits dans leurs vidéos longues, leurs Shorts et leurs directs.
Amazon, réservé aux créateurs américains fin août, s’ouvre à la France
Le 27 août, YouTube annonçait sur son blog que les créateurs américains éligibles pouvaient taguer des produits Amazon. Deux mois plus tard, l’accord s’étend à la France : les créateurs peuvent associer des milliers de produits du catalogue Amazon à leurs vidéos. Le spectateur voit l’article à l’écran et finalise sa commande sur Amazon sans interrompre la lecture.
Les trois marchands français couvrent chacun un rayon : la rénovation et la décoration pour Leroy Merlin, la maison et le soin personnel pour SharkNinja, le high-tech et l’offre généraliste pour Cdiscount. Leurs catalogues représentent des millions de références, et l’achat se termine sur le site du marchand. Aucune enseigne de sport ni de jouets n’en fait partie, alors que ces rayons comptent de grands réseaux de magasins franchisés, comme Intersport, Sport 2000 et Courir parmi les franchises de magasins de sport, ou JouéClub et King Jouet.
D’autres enseignes peuvent rejoindre le catalogue depuis Google Merchant Center
Google présente le programme YouTube Shopping comme un outil destiné aux marchands, qui rendent leurs produits disponibles aux créateurs depuis leur compte Merchant Center, dans la rubrique « Affilié YouTube ». YouTube gère ensuite la mise en relation avec les créateurs, les liens d’affiliation, le suivi des ventes et la facturation. La marque fixe sa commission et ne paie que lorsqu’une vidéo déclenche un achat.
Pour un réseau en franchise, la vidéo pourrait aussi faire venir des clients en boutique
Aucun grand réseau de magasins tenus par des franchisés ne figure parmi ces premiers partenaires. Si une enseigne comme Yves Rocher, qui fait partie des franchises de beauté, ou Fnac et Darty rejoignait un jour le programme, le bouton d’achat renverrait vers son site. Mais un produit recommandé dans une vidéo pourrait aussi donner envie d’aller le voir ou l’essayer dans le magasin le plus proche, et de l’acheter chez le franchisé.
C’est une hypothèse : aucune de ces enseignes n’a fait part d’un projet avec YouTube Shopping.
15 % de commission en médiane chez les marques déjà inscrites
Google donne un repère aux marques qui se lancent : le taux de commission médian du programme tourne autour de 15 % du montant de la vente, hors taxes et frais, et un quart des marques versent 10 % ou moins. Le taux doit être au moins égal à celui que la marque propose dans ses autres programmes d’affiliation. Elle peut en accorder un plus élevé à un créateur précis, à un produit ou à une catégorie.











