YouTube a annoncé le 13 octobre, lors du YouTube Festival, l’arrivée en France du programme d’affiliation de YouTube Shopping. Les créateurs français pourront relier directement à leurs vidéos, Shorts et directs les produits qu’ils présentent, sans passer par un lien dans la description, et toucher une commission sur chaque vente.
YouTube a annoncé l’arrivée en France du programme d’affiliation de YouTube Shopping le 13 octobre 2026, jour du YouTube Festival 2026, selon Les Gens d’Internet. La plateforme y a présenté ses chiffres français : 43 millions d’utilisateurs actifs chaque mois, qui y passent en moyenne 55 minutes par jour.
Selon les données relayées par Les Gens d’Internet, 98 % des Français disent faire davantage confiance aux recommandations des créateurs. Les chaînes pouvaient déjà vendre leurs propres produits via une boutique reliée : la nouveauté, c’est que tous les créateurs éligibles pourront recommander les produits des marques partenaires et toucher une commission. Selon Les Gens d’Internet, il s’agit de « la grande annonce de cette fin d’année ». À la date du 13 octobre, la page d’aide officielle du programme ne cite pas encore la France parmi les pays ouverts.
Comment acheter un produit vu dans une vidéo
Quand un créateur présente un smartphone, un accessoire ou un produit de beauté, il pourra lui associer une fiche produit. Le spectateur la retrouvera grâce à une icône Shopping ou dans une section placée sous la vidéo, à côté du lecteur. Pendant un direct, le créateur pourra aussi épingler les articles pour qu’ils restent visibles tout au long de la présentation.

En touchant l’article, l’internaute voit ses caractéristiques et son prix, puis rejoint le site du vendeur pour payer. YouTube ne vend rien lui-même : le prix, la disponibilité et la livraison dépendent du commerçant.

Une commission pour les créateurs du programme partenaire
Le programme s’adresse aux chaînes du programme partenaire de YouTube qui ont atteint le seuil d’abonnés requis, selon la page d’aide officielle du programme. Le créateur touche une commission lorsqu’un achat suit sa recommandation, à un taux qui dépend du produit et du vendeur. Il suit ses ventes et ses revenus dans les outils d’analyse de sa chaîne.
Google mise aussi sur l’intelligence artificielle pour reconnaître automatiquement les produits montrés à l’écran, et réduire le travail de référencement. Selon Google, cité par KultureGeek, aux États-Unis et au Royaume-Uni, un produit tagué dans la vidéo génère jusqu’à 110 % de clics de plus qu’un lien glissé dans la description.
Amazon et les marques ouvrent leur catalogue
Pour étoffer le choix proposé aux créateurs, YouTube annonce des partenariats avec de grands catalogues, dont celui d’Amazon, ouvert pour l’instant aux créateurs éligibles aux États-Unis. Les marques et les enseignes peuvent aussi inscrire leurs produits via Google Merchant Center. Elles fixent leurs taux de commission et ne paient que lorsqu’une vidéo déclenche un achat, ce qui peut intéresser les réseaux de beauté, de jouet ou d’électronique, nombreux parmi les franchises de commerce spécialisé.
La vente se conclut alors sur le site de la marque. Le spectateur qui découvre un produit dans une vidéo n’aura plus à recopier un lien depuis la description : il passera de la recommandation à l’achat en quelques clics.












