À partir du lundi 12 octobre 2026, six magasins Kiabi acceptent les vêtements abîmés et les rendent réparés, y compris quand ils viennent d’une autre marque. Le service, lancé en ligne fin mai, arrive au comptoir à Louvroil, Nîmes, Narbonne, Exincourt, Montargis-Amilly et Schweighouse, avec le Bonus Réparation appliqué au moment de payer.
Fin mai 2026, Kiabi a ouvert un service de réparation textile accessible uniquement sur internet. Le client décrivait le défaut, payait en ligne puis envoyait son vêtement depuis un point relais. La plateforme a été développée avec la société britannique Save Your Wardrobe, agréée par Refashion, l’écoorganisme de la filière textile, comme l’indiquait alors Le Journal des Entreprises. Cinq mois plus tard, l’enseigne de Lezennes, dans le Nord, teste la même prestation avec un dépôt en magasin.
Louvroil, Nîmes, Narbonne : les six magasins qui testent le dépôt
Le test démarre dans six magasins pilotes : Louvroil (Nord), Nîmes (Gard), Narbonne (Aude), Exincourt (Doubs), Montargis-Amilly (Loiret) et Schweighouse (Bas-Rhin). Selon Actu.fr, le magasin de Louvroil proposera ce « click & collect » de la réparation pendant six mois.
Le parcours commence toujours en ligne. Le client fait sa demande de réparation, puis choisit au moment de valider l’un des six magasins comme lieu de dépôt et de retrait. Il y laisse son vêtement et revient le chercher au même endroit. « Une fois la réparation effectuée, le client est informé de sa disponibilité et peut venir le récupérer », précise Kiabi, cité par Actu.fr. Pendant cette première phase, une participation de 2 euros aux frais d’envoi est demandée.
Plus de 200 marques acceptées et jusqu’à 60 % du prix pris en charge
Le service ne se limite pas aux articles de l’enseigne : plus de 200 marques sont acceptées, dont la liste figure dans la foire aux questions du site de Kiabi. Retouches, fermeture éclair à changer, couture à reprendre ou doublure à remplacer : les réparations courantes sont couvertes.
Comme le service est labellisé, il ouvre droit au Bonus Réparation, créé par l’État en novembre 2023 et financé par les éco-contributions de la filière. La réduction est déduite directement au paiement. Son montant est fixe et ne peut pas dépasser 60 % du prix TTC de la réparation, selon le guide publié par Refashion en juin 2026.
Nombre d’articles de mode réparés en France en 2024. Plus de 1 500 réparateurs sont labellisés au Bonus Réparation, dont 36 % de marques. (Source : Refashion, guide de labellisation, juin 2026)

Faire revenir le client en magasin avec un vêtement qu’il a déjà
Le dépôt en boutique change le rôle du point de vente : le client vient deux fois, sans forcément acheter, et repart avec un article qu’il possédait déjà. Kiabi range ce lancement dans sa stratégie Vision 2035, centrée sur la circularité et les services autour du vêtement. L’enseigne a réalisé 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025 et emploie près de 10 000 collaborateurs.
La logique rejoint celle du marché de la seconde main, où les distributeurs de mode cherchent à capter une partie de la valeur du vêtement après la vente.
Pour les franchises du prêt-à-porter, ces services sont devenus un moyen de faire venir du monde en boutique, alors que le marché de l’habillement recule.
Un tiers des 353 magasins français déjà tenus par des affiliés
Kiabi compte 353 magasins en France, dont 230 succursales. Le dernier tiers relève de la commission-affiliation, l’un des types de commerce organisé : un commerçant indépendant tient le magasin, la marchandise reste la propriété de l’enseigne et il perçoit une commission sur les ventes. En 2025, trois des huit ouvertures françaises se sont faites sous ce modèle, comme l’a détaillé Igor Aglat, directeur du développement, à L’Officiel de la Franchise en février 2026.
L’enseigne vise environ 40 % du parc en affiliation d’ici trois ou quatre ans. Le magasin Kiabi d’Orthez, ouvert fin août 2026 par une famille de commerçants du Sud-Ouest, illustre ce mouvement.
Dans la mode à petits prix, La Halle accélère aussi sur l’affiliation et l’ouvre aux entrepreneurs extérieurs, avec un objectif de 420 à 430 magasins d’ici 2028.
Pour un candidat qui compare les enseignes de vêtements en franchise ou en affiliation, la question des services en magasin entre désormais dans l’équation : un dépôt de réparation, c’est un comptoir à tenir et des allers-retours à organiser, mais aussi des visites en plus.
Refashion ouvre la labellisation au Bonus Réparation aux entreprises de toute taille, avec ou sans boutique, dès lors qu’elles proposent un service de réparation, y compris confié à un sous-traitant. Un commerçant qui veut ouvrir une boutique de vêtements indépendante peut donc proposer la même réduction à ses clients.
Six mois de test à Louvroil avant de décider de la suite
Le dispositif doit tourner jusqu’au printemps 2027 à Louvroil. Kiabi n’a pas encore indiqué combien de magasins pourraient recevoir le service à l’issue du test, ni si la participation de 2 euros sera maintenue après la phase de lancement. Pour les clients des six villes, le dépôt est possible dès ce lundi, en passant d’abord par la demande en ligne sur le site ou l’application de l’enseigne.











