Le magasin TEDi de Lannion, dans les Côtes-d’Armor, a fermé samedi 17 octobre. Après Anglet le 3 octobre et Fourmies le 10 octobre, le discounter allemand de bazar a baissé le rideau dans au moins 18 villes de France depuis février, trois ans après son arrivée.
À Lannion, le magasin situé derrière l’ancien Géant Casino employait cinq salariés, rapporte Ouest-France. L’enseigne avait elle-même annoncé la fermeture sur les réseaux sociaux, et les clients sont venus vider les derniers rayons. En Bretagne, TEDi s’était déjà retiré de plusieurs villes, dont Brest et Pontivy.
Anglet, Fourmies, Lannion : trois fermetures en octobre
Le magasin d’Anglet, dans les Pyrénées-Atlantiques, avait ouvert le 1er août 2023 au 3 avenue Marcel-Dassault. Il a fermé définitivement le samedi 3 octobre après une braderie, selon Actu.fr. Une semaine plus tard, le 10 octobre, c’était au tour de Fourmies, dans le Nord : installé depuis décembre 2023 dans la galerie marchande du centre commercial, le point de vente ferme en raison d’un loyer trop élevé, indique La Voix du Nord.
Au Mans, le TEDi de la zone nord, rue Thomas-Edison, avait cessé son activité dès juillet, moins de trois ans après son ouverture en novembre 2023. Les magasins de Mulsanne et d’Allonnes, dans l’agglomération, restent ouverts.
14 magasins fermés entre février et avril, dont le tout premier à Évreux
Le mouvement a commencé fin février à Lens et à Bruay-la-Buissière, dans le Pas-de-Calais. À Lens, route d’Arras, un Leclerc doit ouvrir en novembre à la place de l’ancien TEDi, selon La Voix du Nord. Olivier Dauvers, spécialiste de la distribution, recensait ensuite des fermetures à Couzeix, Marsac, Malemort, Chantepie, Sébazac, Gouesnou et dans cinq magasins bretons, soit 14 au 7 mai. Le premier TEDi ouvert en France, à Évreux-Guichainville dans l’Eure en avril 2023, a lui aussi fermé le 20 avril 2026.
D’après ses informations, publiées en mai, un plan social prévoirait la fermeture de 36 magasins, dont 31 sans repreneur, et le déstockeur Maxxilot serait candidat pour les cinq autres. TEDi ne s’est pas exprimé publiquement sur ce plan. À Malemort, en Corrèze, Maxxilot préparait dès avril son installation à la place du magasin TEDi, selon La Montagne.
11 millions d’euros de perte pour la filiale française
Les comptes de TEDi Distribution, la société qui exploite les magasins en France depuis Saint-Denis, affichent une perte nette de 11 millions d’euros pour 36,6 millions d’euros de chiffre d’affaires sur l’exercice clos le 30 avril 2024, selon l’annuaire officiel des entreprises. Le registre lui attribue 107 établissements déclarés depuis sa création en 2022, dont 88 encore actifs.
Le nombre minimum de magasins TEDi fermés en France depuis février 2026 : 14 recensés par Olivier Dauvers au 7 mai, puis Le Mans, Anglet, Fourmies et Lannion.

Des magasins repris aux anciens Max Plus
Créée en Allemagne en 2004, l’enseigne est arrivée en France en 2023 puis a repris à l’été 2023 la plupart des magasins du déstockeur breton Max Plus. Selon Olivier Dauvers, les onze premières fermetures de l’année concernaient toutes d’anciens Max Plus. TEDi revendique plus de 3 000 succursales dans 15 pays européens.
Ses rayons mêlent décoration, papeterie, articles de fête, jouets, bricolage et produits pour animaux. L’enseigne exploite tous ses magasins en propre, sans franchisés. Dans le discount, Noz confie au contraire ses magasins à des gérants-mandataires, une autre façon d’ouvrir un magasin Noz sans passer par la franchise.
TEDi a pourtant ouvert 34 magasins en France en 2025, puis six autres début 2026, dont Roubaix, Gonfreville et Saint-Germain-du-Puy, pour un parc de 82 magasins en avril, selon Olivier Dauvers. Il prévoyait encore 17 ouvertures sur l’année.
En Bretagne, sur les 13 magasins que comptait TEDi, seuls ceux de Guingamp et de Bignan, dans le Morbihan, devaient rester ouverts d’après le décompte publié en mai par Olivier Dauvers : ce sont les deux que l’enseigne avait ouverts elle-même, sans reprendre un ancien Max Plus.











