Avec plus de 65 gymnases et au-delà de 250 000 membres, Éconofitness vise le cap des 100 succursales au Québec. La croissance de ce concept à bas prix né à Montréal éclaire un segment, la mise en forme abordable, devenu l’un des plus convoités du franchisage québécois.
Fondée en 2013 à Ville Saint-Laurent par Alain Beaudry, l’enseigne Éconofitness est devenue la plus grande chaîne de gymnases à bas prix de la province. Son pari de départ, un abonnement à partir de quelques dollars par mois, a démocratisé l’accès au gym dans une province longtemps dominée par les centres haut de gamme.
Un concept à bas prix devenu le numéro un québécois
Le modèle repose sur des prix planchers, des installations ouvertes 24 heures sur 24 et un volume élevé de membres par établissement. La majorité des succursales fonctionnent en continu, ce qui maximise l’usage des équipements sans alourdir les coûts d’exploitation.
Cette recette a nourri une expansion rapide à travers la province, de la Capitale-Nationale à la Montérégie, en passant par le Saguenay, l’Outaouais et le Centre-du-Québec. Les ouvertures récentes à Longueuil, Repentigny et Saguenay illustrent ce maillage régional.
Le cap des 100 gymnases en ligne de mire
Le groupe, qui emploie plus de 700 personnes, affiche un objectif clair : atteindre 100 gymnases au Québec. Pour y parvenir, il regarde désormais vers l’est de la province, encore peu desservi par les enseignes de mise en forme à bas prix.
Chaque nouvelle ouverture suit la même logique : des locaux de grande superficie, souvent dans des secteurs commerciaux à fort achalandage, avec stationnement et accès facile. Le récent gym de Chambly-Carignan, d’environ 16 000 pieds carrés, en donne la mesure.
Une relève familiale à la tête du groupe
Fait notable, l’entreprise a vécu un passage de relais. Renaud Beaudry a repris le groupe fondé par son père, Alain Beaudry, en gardant le même cap : un entraînement accessible et inclusif.
Cette transition générationnelle, fréquente dans les réseaux québécois bâtis dans les années 2010, témoigne de la maturité du concept. Elle assure aussi une continuité stratégique au moment où le réseau accélère son développement.
Un segment qui attire les candidats franchisés
La percée d’Éconofitness confirme l’appétit des Québécois pour la mise en forme à petit prix. Ce dynamisme attire les candidats franchisés du secteur du sport, car le segment combine revenus récurrents par abonnement et coûts de main-d’œuvre relativement bas grâce à l’accès en libre-service.
Bon à savoir
Pour qui cherche à se lancer dans le gym en franchise au Québec, des réseaux mondiaux comme Anytime Fitness proposent une convention de franchise structurée. Le ticket d’entrée dépend surtout de la superficie et de l’équipement à installer.
Le revers de la médaille, c’est la concurrence. Un membre qui paie quelques dollars par mois change de gym sans hésiter, ce qui place la qualité des installations et la proximité au cœur de la bataille pour la rétention.
Un marché loin d’être saturé
Avec un objectif de 100 gymnases et un virage vers les régions de l’est, Éconofitness signale que le marché québécois de la mise en forme abordable a encore de la place à prendre. Les prochaines ouvertures permettront de mesurer la capacité du réseau à tenir ses prix tout en densifiant son maillage.
Pour les entrepreneurs qui surveillent le secteur, le signal est net : la demande est là, et elle dépasse encore largement l’offre hors des grands centres.











