Le café Second Cup s’installe désormais à l’intérieur d’un dépanneur Couche-Tard, à Laval, dans un premier comptoir pilote qui réunit deux poids lourds québécois. Pour les candidats franchisés d’ici, ce mariage entre café et commerce de proximité illustre une nouvelle façon de déployer une bannière sans ouvrir un café autonome.
Le comptoir a ouvert au 2705, avenue des Aristocrates, à Laval. Il rapproche deux entreprises bien enracinées au Québec : Couche-Tard, la multinationale du dépanneur née dans la province, et Second Cup, la chaîne de cafés détenue depuis 2021 par le franchiseur montréalais Foodtastic. Second Cup exploite environ 200 cafés au pays, et Foodtastic regroupe plus de 1 200 restaurants sous une trentaine de bannières.
Un comptoir Second Cup directement dans un Couche-Tard de Laval
Le projet pilote loge un comptoir Second Cup à même un magasin Couche-Tard, plutôt que dans un café autonome. Le client qui s’arrête faire le plein, acheter un billet ou un dépannage de fin de semaine repart avec un café de marque, sans détour. Le format colle à la stratégie du dépanneur, soit offrir plus de services au même endroit pour augmenter le panier moyen.
Les deux réseaux se fréquentent déjà. Depuis 2024, Couche-Tard intègre des marques partenaires dans ses points de vente canadiens, et Second Cup figure parmi celles testées en magasin.
La marque que Foodtastic veut porter à 300 cafés
Pour Foodtastic, Second Cup est un cas de redressement réussi. Le franchiseur a revu l’image de la marque et resserré ses opérations après l’acquisition de 2021, et il vise maintenant une croissance soutenue partout au Canada.
Le plan sur cinq ans prévoit d’atteindre 300 cafés, soit une vingtaine d’ouvertures nettes par année. La marque cherche des emplacements d’environ 1 500 pieds carrés et privilégie les bouts d’allée très visibles. Le partage de locaux avec un dépanneur ouvre une autre porte d’entrée pour multiplier les points de service à moindre coût.
Le café de proximité, un terrain à surveiller pour les franchisés québécois
Le segment du café reste très disputé au Québec, entre Tim Hortons, Starbucks, Van Houtte et les torréfacteurs indépendants. Second Cup mise sur un argument distinct, soit celui de la propriété canadienne, pour se démarquer auprès des consommateurs sensibles à l’achat local.
Pour un entrepreneur, le modèle hybride change la donne. Installer une bannière dans un dépanneur achalandé coûte moins cher qu’un café complet et profite d’une clientèle déjà sur place. C’est une formule qui pourrait intéresser autant les exploitants de Second Cup que les marchands Couche-Tard à la recherche de nouveaux revenus.
Un test lavallois à suivre avant un éventuel déploiement
Le comptoir de Laval sert de banc d’essai. S’il trouve son public, la formule pourrait se répliquer dans d’autres dépanneurs du réseau, au Québec comme ailleurs au Canada. Reste à voir le rythme de déploiement et les modalités offertes aux exploitants intéressés.
Les candidats qui suivent le créneau du café ont intérêt à garder l’œil sur ce pilote au cours des prochains mois. Foodtastic et Couche-Tard n’ont pas encore détaillé d’échéancier d’expansion conjoint.











