Les salariés des magasins BUT vont recevoir une prime de partage de la valeur de 500 euros, annonce la CFDT, qui se présente comme le premier syndicat de l’enseigne. L’annonce intervient trois jours après des débrayages dans toute la France, le samedi 26 septembre, pour contester le montant des dividendes reversés aux actionnaires.
Lors du comité social et économique central du 16 septembre 2026, la CFDT a réclamé une prime ou un complément de participation pour l’ensemble des salariés. Le 29 septembre, la fédération CFDT Services a annoncé l’avoir obtenue : 500 euros pour les près de 6 000 salariés des magasins.
Environ 450 euros sur la fiche de paie
La prime prend la forme d’une prime de partage de la valeur. Elle est soumise à environ 9 % de cotisations, ce qui laisse autour de 450 euros sur le bulletin de salaire, selon le tract diffusé par la CFDT BUT.
Montant de la prime de partage de la valeur annoncée pour les salariés des magasins BUT, soit environ 450 euros après cotisations (source : CFDT BUT, septembre 2026).

Des magasins fermés le samedi 26 septembre
Après l’échec des négociations annuelles obligatoires le mercredi 23 septembre, un mouvement national a touché les magasins le samedi 26 septembre. À Sevenans, près de Belfort, presque tous les salariés ont cessé le travail et le magasin n’a pas accueilli de clients de l’après-midi, rapporte L’Est Républicain.
Des débrayages ont aussi eu lieu à Pontivy, Quimperlé, Kingersheim ou Châteaubriant, où la CFTC et FO participaient au mouvement. À Mer, dans le Loir-et-Cher, la grève avait commencé dès la mi-septembre, selon La Nouvelle République.
Une prime d’environ 3 millions d’euros au total
Selon Actu.fr, la CFTC demandait qu’une part de la somme reversée aux actionnaires, 18 millions d’euros, revienne aux salariés, en hausses de salaire et en participation. La prime de 500 euros pour 6 000 salariés représente environ 3 millions d’euros.
216 magasins en propre et 136 en franchise
Fondée en 1972 par André Venturini, l’enseigne d’électroménager et d’ameublement compte 216 magasins en propre et 136 magasins franchisés en France, selon la Fédération française de la franchise. Avec ce maillage, BUT pèse lourd parmi les enseignes de franchise de meubles et de décoration.
Les magasins franchisés appartiennent à des commerçants indépendants, qui emploient eux-mêmes leur personnel. Le communiqué de la CFDT parle des salariés des magasins BUT sans préciser si la prime s’applique aussi chez les franchisés.











