Alors que l’année 2025 signe un recul de 2 à 3 % du marché du conseil selon Syntec Conseil, les acteurs traditionnels peinent à maintenir leur dynamique. Les grands cabinets, historiquement habitués à des croissances à deux chiffres avant 2024, voient aujourd’hui leurs programmes suspendus, leurs missions repoussées et leurs budgets drastiquement réduits.
À l’inverse, les petites structures – cabinets régionaux, experts indépendants, franchisés spécialisés – résistent mieux. Loin de subir la conjoncture, elles captent même des opportunités nouvelles. Un signal clair analysé par Les Echos : dans une économie tendue, l’agilité, la spécialisation et la proximité deviennent des avantages compétitifs majeurs.
Moins de structure, plus de valeur
Dans leur enquête, Les Echos rappellent plusieurs chiffres clés : près de 80 % des cabinets de conseil réalisent moins de 20 M€ de chiffre d’affaires, mais sont aujourd’hui les plus robustes. Leurs missions, plus courtes et ciblées (30 à 35 000 € en moyenne pour trois mois), sont adaptées aux contraintes actuelles des entreprises. Leur clientèle, majoritairement composée de PME et ETI à capital familial, montre une plus grande résistance aux aléas macro-économiques que les groupes du CAC 40 ou du SBF 120. Si les projets de transformation à grande échelle sont mis en pause chez les grands comptes, les PME-ETI continuent à chercher des solutions opérationnelles : optimisation des dépenses, amélioration de la productivité, digitalisation rapide.
David Mahé, président de Syntec Conseil, résume la situation : « Dans cette période difficile, les petits cabinets sont plus résilients. »
Le solopreneur franchisé : une réponse adaptée au contexte
Historiquement perçu comme un modèle individuel, le solopreneuriat s’impose aujourd’hui comme une structure fortement compétitive. Sa force tient à trois éléments :
– Des charges minimales, permettant d’accepter des missions plus récurrentes que massives.
– Une réactivité inégalée, en phase avec le rythme des dirigeants de PME.
– Une capacité à intervenir en conseil stratégique opérationnel, sur des problématiques concrètes.
Lorsqu’il est adossé à une franchise – apportant méthode, outils, accompagnement et effets de groupe – le solopreneur franchisé dispose d’un positionnement hybride particulièrement performant : l’agilité d’un indépendant, la crédibilité d’un réseau.
Le cas INWIN Digital Expert : l’agilité méthodique
C’est l’approche suivie par INWIN Digital Expert, réseau spécialisé dans la transformation digitale et la croissance des PME–ETI. Ses franchisés travaillent seuls ou en micro-équipe, tout en étant formés à une méthode structurée (audit de croissance « 5C », plan d’action, déploiement digital et IA, suivi des performances).
« Nous avons fait le choix d’un modèle ultra-agile, et méthodiquement structuré », explique Guy Clément, co-dirigeant du réseau. « Nos franchisés interviennent en proximité, sur la durée, avec un cadre d’accompagnement qui leur permet de piloter la transformation sans multiplier les experts. Auprès des PME, cette approche est aujourd’hui plus attendue qu’un conseil conceptualisé. »
Dans un marché où les projets stratégiques massifs sont souvent gelés, les entreprises recherchent dorénavant des partenaires capables d’obtenir des résultats rapides, mesurables et adaptés à leur réalité opérationnelle. C’est précisément ce que permet le modèle solopreneur franchisé : un accompagnement en mode “copilotage”, centré sur la performance et non sur la production de rapports.
Une tendance durable
L’observation des autres marchés européens renforce cette idée : au Royaume-Uni ou en Allemagne, les PME–ETI font jusqu’à trois fois plus appel au conseil qu’en France. Le potentiel de développement local est donc significatif, à condition de proposer une offre adaptée à la taille des entreprises régionales.
L’enquête le montre : les acteurs de niche, experts sectoriels ou métiers, dotés d’un modèle économique léger, résistent mieux à la crise… et captent les prochaines phases d’investissement.
Conclusion
Le secteur du conseil connaît une mutation profonde.
Les modèles lourds sont ralentis.
Ceux qui allient expertise ciblée, proximité client et cadre méthodique prennent le relais.
Le solopreneur franchisé n’est plus une alternative au modèle traditionnel : il en est l’évolution stratégique