Restaurant Brands International, la maison mère de Tim Hortons et de Burger King, présentera ses résultats de deuxième trimestre le 6 août. Le géant vise 1 800 ouvertures de restaurants par année d’ici 2028 et cible ouvertement le Québec, un marché qu’il juge encore sous-exploité pour ses bannières.
Née en 2014 de la fusion entre Burger King et Tim Hortons, Restaurant Brands International (RBI) chapeaute quatre grandes enseignes de restauration rapide : Tim Hortons, Burger King, Popeyes et Firehouse Subs. Au 31 mars 2026, le groupe comptait 32 985 restaurants dans plus de 120 pays, dont 6 203 Tim Hortons, la bannière la plus enracinée au Québec.
Un rendez-vous financier attendu le 6 août
RBI dévoilera ses résultats du deuxième trimestre 2026 le 6 août, avec une téléconférence pour les investisseurs le matin même. Le trimestre précédent avait donné le ton : les ventes du réseau mondial avaient progressé de 6,2 % sur un an, à 11,51 milliards de dollars américains.
Le chef de la direction Josh Kobza a répété vouloir défendre et étendre le leadership du groupe dans le café en franchise, le déjeuner et les produits de boulangerie, trois créneaux où Tim Hortons pèse lourd au Québec.
Un objectif de 1 800 ouvertures par année d’ici 2028
Le groupe mise sur une croissance menée par la franchise. Il vise 1 800 ouvertures de restaurants par année d’ici 2028, portées surtout par Popeyes, Firehouse Subs et Tim Hortons plutôt que par Burger King, sa bannière historique.
Cette cadence repose sur un modèle presque entièrement franchisé, où les propriétaires exploitants financent une bonne part des ouvertures. Pour les entrepreneurs québécois, c’est autant de portes d’entrée potentielles dans un réseau international.
Le nombre de restaurants de RBI dans le monde au 31 mars 2026, réparti entre Tim Hortons, Burger King, Popeyes et Firehouse Subs (source : RBI).

Le Québec dans la mire de Tim Hortons
RBI cible explicitement des régions qu’il juge sous-pénétrées, dont l’Ouest canadien et le Québec, où les retours sur investissement sont attrayants, à moins de trois ans en moyenne. Tim Hortons vient d’aligner un 20e trimestre consécutif de croissance des ventes comparables, en hausse de 1,6 %.
Cette ambition prolonge le vaste plan de 400 millions de dollars annoncé pour rénover et agrandir le réseau canadien, dont 65 chantiers au Québec cette année. La province reste un terrain de croissance prioritaire pour la chaîne.
Les signaux à surveiller pour les franchisés québécois
Le 6 août, trois indicateurs mériteront l’attention : le rythme réel des ouvertures, la santé des ventes comparables de Tim Hortons et les intentions du groupe pour ses régions sous-exploitées. Ces chiffres diront si l’objectif de 2028 tient la route.
Pour les candidats franchisés du Québec, la trajectoire de RBI reste un baromètre du marché de la restauration rapide. Les résultats du deuxième trimestre viendront préciser où le géant compte accélérer au cours des prochains mois.











