Le commerce de détail québécois entame 2026 sur des bases plus solides, avec des ventes en hausse de 3,5 % en 2025 et une demande locative qui ne fléchit pas. Pour les réseaux de franchises, qui pèsent déjà 89 milliards de dollars dans l’économie de la province, le terrain redevient propice au déploiement de nouvelles bannières.
Après deux années marquées par la prudence des ménages, le détail québécois retrouve un rythme de croisière. Selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), les ventes au détail de la province ont progressé de 3,5 % en 2025 par rapport à 2024. Une trajectoire qui compte pour le franchisage, un secteur qui représente 89 milliards de dollars du PIB québécois, 781 bannières et près de 25 500 établissements, d’après le Conseil québécois de la franchise (CQF).
Des ventes au détail qui repartent à la hausse au Québec
Le redressement se confirme mois après mois. L’ISQ a relevé une hausse de 0,6 % des ventes au détail québécoises en décembre 2025, suivie d’un gain identique de 0,6 % en janvier 2026. À l’automne, ce sont surtout les détaillants en alimentation, en progression de 1,3 %, et les commerces de vêtements, chaussures et accessoires, en hausse de 3,5 %, qui ont tiré le marché.
À l’échelle du pays, la tendance est la même. Statistique Canada a chiffré les ventes au détail canadiennes à 69,8 milliards de dollars en mars 2026, en hausse de 1,2 %, portées surtout par le secteur de l’automobile.
Croissance des ventes au détail au Québec en 2025 par rapport à 2024 (SOURCE : Institut de la statistique du Québec).

Une demande locative vigoureuse et des loyers qui remontent
Le signal le plus parlant pour les réseaux vient de l’immobilier commercial. Dans son sondage sur les loyers de détail, CBRE note que la demande des enseignes ne faiblit pas et que l’activité locative touche la plupart des catégories. Des hausses de loyers ont été enregistrées dans 37 des 120 formats et zones urbaines suivis au pays.
Les meilleurs résultats vont aux centres commerciaux de banlieue dotés d’une épicerie. La demande des détaillants nationaux et internationaux est par ailleurs en hausse. Le commerce de détail canadien amorce 2026 « sur des bases plus solides », résume CBRE dans son analyse, tout en rappelant que la reprise reste inégale d’une ville à l’autre.
Un climat porteur pour le déploiement des réseaux franchisés
Pour un candidat à la franchise, ces chiffres dessinent un contexte favorable. Quand les ventes progressent et que la demande d’espaces locatifs reste forte, les franchiseurs accélèrent leur maillage et multiplient les territoires offerts. Le franchisage québécois en a déjà fait la démonstration : le nombre de bannières actives est passé de 391 à 781 en dix ans.
La vigueur des détaillants en alimentation et de proximité ouvre aussi des occasions du côté du dépanneur et de la restauration rapide, deux segments où le modèle franchisé est solidement implanté au Québec.
Bon à savoir
Une demande locative soutenue tend à faire grimper les loyers commerciaux. Avant de signer, un futur franchisé a tout intérêt à négocier sa convention de franchise et son bail en tenant compte de cette pression sur les coûts d’occupation, encadrés au Québec par le Code civil du Québec.
Les signaux à surveiller pour la fin de 2026
CBRE prévoit une croissance « stable, mais modérée » des ventes au détail pour la suite de l’année, avec des écarts marqués selon les segments et les régions, les ménages restant prudents dans leurs dépenses. Les prochaines données mensuelles de l’ISQ et de Statistique Canada, tout comme l’évolution des taux d’intérêt, diront si le rythme se maintient.
Pour les candidats franchisés québécois, le moment se prête à l’étude de marché. Mieux vaut cibler dès maintenant les régions et les bannières en expansion afin de saisir les territoires encore disponibles avant que la concurrence ne se resserre.











