Reconversion : changer de métier mais pour quoi faire ?

3 janvier 2023
Categories : Reconversion professionnelle des cadres : changer de métier, oui, mais pour quoi faire ?

Quelles sont les motivations qui mènent les cadres à se reconvertir ? À quoi aspirent-ils en changeant de vie professionnelle ? Quels sont leurs craintes et leurs freins dans ce projet ? On vous répond.


Selon une récente étude menée par l’APEC, 31 % des cadres interrogés indiquent avoir un projet de reconversion professionnelle. Mais contrairement aux croyances populaires, très peu ont envie de changer complètement de vie. 56 % d’entre eux s’orienteraient davantage vers un métier proche de celui qu’ils exercent déjà. 

Le besoin de se reconvertir est multifactoriel. L’étude menée par l’APEC souligne que c’est généralement une insatisfaction professionnelle, liée à des bouleversements personnels, qui déclenchent la mise en marche d’un projet de reconversion. 

Parmi les insatisfactions relevées, l’enquête cite :

  • une dégradation de l’environnement de travail,
  • un décalage entre le travail et les aspirations profondes de la personne concernée,
  • une insatisfaction face aux réalités du poste,
  • une lassitude du métier exercé,
  • ou encore une situation personnelle délicate (stress au travail, tensions avec la hiérarchie, etc).

Un projet de reconversion peut aussi trouver son origine dans une reconfiguration de la vie privée du cadre suite à une remise en question de ses aspirations, à une épreuve vécue dans la sphère privée ou tout autre changement dans sa vie personnelle. 

Ainsi, parmi les principales motivations qui poussent les cadres à se reconvertir on peut trouver :

  • la volonté d’exercer un métier qui a plus de sens (37 % des répondants),
  • la recherche de meilleures conditions de travail (35 %),
  • l’ennui et la lassitude dans le métier exercé (34 %),
  • l’attrait pour un autre métier (30 %),
  • le souhait de meilleures perspectives de carrière et de rémunération (26 %).

Dans l’enquête de l’APEC, la reconversion est définie comme un changement de métier qui implique une rupture significative dans le champ de compétences utilisées. Un simple changement d’emploi, de région ou d’entreprise, une promotion, ne peut donc pas être considéré comme une reconversion. Ni même un changement de secteur d’activité, s’il n’est pas associé à de nouvelles compétences.

Dans l’imaginaire collectif, on conçoit donc souvent la reconversion comme un changement radical de vie. Pourtant, l’étude de l’APEC nous apprend que seuls 15 % des cadres en reconversion optent pour un métier vraiment différent de leur profession d’origine. Ces quelques personnes souhaitent avant tout rompre avec leur situation actuelle et changent en premier lieu de secteur d’activité (82 %) ou de région (54 %). 56 % de ces cadres se lancent carrément dans l’entrepreneuriat et décident de devenir leur propre patron. 

Pour le reste, 6 cadres sur 10 envisagent plutôt de s’orienter vers un métier proche de celui qu’ils exercent déjà. Notamment parce qu’ils considèrent la reconversion comme une démarche complexe. 

S’il s’agit d’une étape exaltante de la vie d’un cadre, la reconversion, notamment pour créer son entreprise, représente une certaine prise de risques. La peur de se tromper ou de prendre trop de risques représente donc un grand frein pour 34 % des professionnels interrogés.

28% craignent également de ne pas disposer de moyens financiers suffisants pour assumer cette décision, quand 27 % redoutent de gagner moins bien leur vie. Enfin, 22 % des interrogés admettent manquer d’énergie pour tout recommencer de zéro. Des inquiétudes légitimes qui, pour être dépassées, nécessitent une période de réflexion plus ou moins longue.

Selon l’APEC, les cadres dont les projets professionnels aboutissent ont généralement une bonne connaissance de l’environnement de la reconversion, notamment les possibilités d’accompagnement. Pourtant, ces dispositifs d’aide (bilan de compétence, financement, ateliers, etc.) restent assez méconnus. Un projet de réorientation professionnelle est donc un long parcours qui nécessite beaucoup d’investissement personnel. Il peut avoir un fort impact sur l’entourage du cadre, dont le soutien psychologique, voire financier, est indispensable.

Par ailleurs, si le modèle n’est pas évoqué dans l’enquête de l’APEC, la franchise peut répondre aux craintes des cadres qui souhaitent se mettre à leur compte.

En s’appuyant sur un concept éprouvé et clé en main, le nouvel entrepreneur ne part pas entièrement de zéro et bénéficie de l’accompagnement et de la formation initiale de son franchiseur. Une solution doublement gagnante qui répond parfaitement aux enjeux de transition professionnelle.

Écrit par Sibylle Pinochet

Rédactrice en chef

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