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Le repreneuriat au Québec : un sujet stratégique

3 Min. de lecture
Repreneuriat au Québec

[Parole d’expert] Le secteur privé au Québec compte un peu plus de 220 000 entreprises, dont la quasi‑totalité est constituée de PME, qui fournissent un emploi à près de 2 millions de personnes. Avant la pandémie, on comptait environ 7 500 entreprises à vendre au Québec par année. Ce chiffre a doublé.


Selon les estimations de l’Observatoire du repreneuriat et du transfert d’entreprise du Québec (ORTEQ), il y aurait plus de 16 000 entreprises au Québec dont les propriétaires souhaitent procéder à la vente ou au transfert d’une entreprise d’ici la fin de 2024. Explications de Barbara di Stefano, Directrice générale Europe Classe Affaires.

Rappelons que depuis plusieurs années, certains indicateurs, accélérés par la période pandémique, pouvaient nous alerter :

  • vieillissement de la population et par conséquent départ accru à la retraite de propriétaires-dirigeants ;
  • peu de relève au sein du noyau familial ;
  • pertes économiques dues à la pandémie dans certains secteurs ;
  • difficultés à rembourser des prêts et par conséquent vente anticipée.

On comprend alors facilement que l’ensemble de la communauté entrepreneuriale du Québec se penche sur cette problématique. Et, que le Gouvernement du Québec place le repreneuriat au cœur de ses enjeux économiques.

Dans un contexte de rareté de main‑d’œuvre qui touche l’ensemble des régions québécoises et des secteurs d’activité, il est essentiel que le transfert d’entreprise soit priorisé et facilité. C’est aussi une option intéressante pour tous les gens d’affaires, novices ou confirmés, qui souhaitent intervenir dans l’économie locale et globale du Québec.

Reprendre une entreprise existante est considéré désormais comme l’avenir de l’entrepreneuriat. On considère même que le repreneuriat dépasse maintenant la création de nouvelles entreprises. 

Dans la perspective où plusieurs entrepreneurs prendront leur retraite au cours des années à venir, les efforts doivent se poursuivre pour préparer une relève qualifiée, innovatrice et dynamique, tout en facilitant le transfert et la reprise d’entreprise au Québec.

L’écosystème entrepreneurial québécois s’y emploie en proposant des événements autour de l’entrepreneuriat, des aides financières, de l’accompagnement auprès de clientèles diverses visant à favoriser leur intérêt pour la création ou la reprise d’entreprises.

Ainsi, nous constatons que de plus en plus de jeunes Québécois souhaitent devenir entrepreneurs ainsi que les femmes et les immigrants. 

Le Gouvernement du Québec a bien compris que l’immigration d’affaires pouvait être une solution au repreneuriat. À cette fin, il a mis en place dès le début de l’année 2024, des processus d’immigration facilitant la reprise d’entreprises par des acquéreurs étrangers. Pour rester en cohérence avec sa politique de francisation, il a veillé à ce que cette démarche facilite l’arrivée d’immigrants francophones, lesquels pourraient donc plus rapidement s’intégrer à la société québécoise.

Pour assurer la réussite des reprises, le programme exige que les acquéreurs soient accompagnés par des experts locaux en mesure d’assister l’acquéreur dans tout son processus d’acquisition.

De nombreux étrangers choisissent de reprendre une entreprise pour immigrer et s’installer au Québec de façon pérenne. Avant de prendre une telle décision, la première étape, essentielle et incontournable, est de faire un voyage exploratoire. La découverte du pays permet aux soupirants de se préparer, d’appréhender les différences culturelles, de comprendre le marché, et d’objectiver leur projet. Une des premières causes d’échec dans la reprise d’une entreprise au Québec par un étranger demeure liée aux biais culturels. 

Faites ce voyage exploratoire pour vous immerger dans la culture locale, rencontrer des fournisseurs, des partenaires potentiels, découvrir de nouveaux concepts, élargir votre vision. Assurez-vous de trouver une structure pour vous aider, gagner du temps et éviter les pièges – nombreux-.

Faites-vous accompagner, travaillez en équipe avec des structures qui vous comprennent et qui connaissent la culture locale. Vous aurez besoin d’un réseau d’intervenants fiables pour bâtir votre projet.

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