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Entreprendre pour répondre à un problème de santé publique

4 Min. de lecture
Fondateur de la franchise Groupe Ethique et Santé dans le podcast

Dans ce nouvel épisode du podcast En toute franchise, l’Express a reçu Rémy Legrand, fondateur de Groupe Ethique et Santé, leader dans la perte de poids en relation avec les médecins.


Découvrez l’histoire d’un entrepreneur qui démarre de zéro, sans aucun moyen financier, et qui propulse son groupe à une vitesse impressionnante. Rémy Legrand commence son parcours dans un modeste bureau prêté par un ami médecin, faute de moyens pour payer un loyer. Trois ans plus tard, il franchit le pas de la franchise et recrute ses premiers partenaires en ciblant des personnes touchées par des plans sociaux dans l’industrie pharmaceutique. Une approche peu conventionnelle pour dénicher des candidats à la franchise… Aujourd’hui, le réseau voit son effectif doubler, dépassant la barre symbolique des 110 franchisés.

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Rémy Legrand : J’ai été dans l’industrie pharmaceutique pendant 20 ans, j’ai exercé à peu près toutes les fonctions de cette branche et j’ai côtoyé toutes les spécialités médicales (cardiologue, diabétologue, néphrologue, pneumologue). Pendant toutes ces années, il y a quelque chose qui revenait extrêmement régulièrement quand on leur présentait des médicaments contre l’hypertension ou le diabète par exemple. Tous ces médecins nous disaient : « C’est bien beau vos médicaments, mais si on arrivait à faire perdre du poids à nos patients, on en aurait moins besoin. » Ce qui est vrai puisque normalement les médicaments ne sont prescrits qu’après une perte de poids. Il y avait donc un vrai besoin des médecins de pouvoir collaborer avec un correspondant spécialisé dans la prise en charge de la surcharge pondérale quand elle est compliquée de pathologies.

R.L : Ma première patiente était une dame relativement âgée, de 80 ans. Elle était très essoufflée à l’effort et elle avait beaucoup de difficultés à se déplacer, ne serait-ce que pour aller faire ses courses. Le médecin m’a dit : « Écoutez, si vous arriviez à lui faire perdre ne serait-ce que trois ou quatre kilos, je pense que ça changerait complètement son statut physique. » Et c’est ce que j’ai fait. Alors évidemment, on ne fait pas le même type de phase d’amaigrissement chez une personne de 80 ans que chez une personne de 30 ou 40 ans. Là, c’était quelque chose de léger, mais on a relevé le challenge, cette personne allait beaucoup mieux.

R.L : Je ne me suis absolument pas posé cette question. Mais elle se pose aujourd’hui, quinze ans plus tard, sur un modèle mixte, succursale-franchise. Il y a quinze ans, il y a eu énormément de plans sociaux dans les laboratoires pharmaceutiques très intéressants pour les collaborateurs puisqu’ils prévoyaient des primes supra conventionnelles, des aides pour créer des entreprises, des aides à la formation. Les droits d’entrée étaient alors presque payés par le laboratoire pharmaceutique. Il y avait des porteurs de projets qui avaient la surface financière et qui pouvaient décliner l’opération.

R.L : À l’époque, j’avais des amis dans l’industrie pharmaceutique. Il y a eu un plan social chez Sanofi et une de mes amies qui y travaillait était très intéressée pour me rejoindre. Elle a parlé de moi à ses amis et c’est comme ça que sont arrivés les cinq premiers franchisés. Ils étaient tous visiteurs médicaux des laboratoires Sanofi.

R.L : Il faut savoir qu’à l’époque on a un peu le même problème qu’aujourd’hui, les banques ne prêtent pas. J’ai financé à 100 % tous mes développements. Je ne suis presque jamais passé par l’emprunt bancaire. La première boîte que j’ai créée a financé la seconde. Pendant des années, je ne me payais pas sur Groupe Éthique et Santé, je ne me rémunérais que sur la première boîte et les redevances des franchisés, petit à petit, ont servi à payer les collaborateurs de Groupe Éthique et Santé. 

Envie d’en savoir plus ? Écoutez le podcast dans son intégralité ici

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