Le réseau français Guy Hoquet l’Immobilier a ouvert sa première agence en Amérique du Nord, à Montréal, sur le Plateau Mont-Royal. Cette implantation québécoise, portée par deux franchisés établis dans la province, sert de tête de pont à une expansion qui vise d’autres bureaux à Montréal, puis ailleurs au Québec, et la recrue d’une vingtaine de courtiers.
L’enseigne, l’un des plus grands réseaux d’agences immobilières en franchise en France, franchit ici une étape internationale. Sa première agence canadienne a vu le jour au cœur du Plateau Mont-Royal. Le choix du Québec n’a rien d’un hasard : la proximité linguistique et culturelle facilite le transfert d’un modèle d’affaires éprouvé vers un marché nord-américain neuf pour la marque.
Deux franchisés français installés au Québec aux commandes
L’agence montréalaise est pilotée par Stéphane Granier et Alexandre Bensemhoun, deux professionnels français installés au Canada depuis plusieurs années. Le premier couvre la communication, le marketing et le développement, le second apporte son expérience en promotion et en construction immobilière.
Leur connaissance des deux marchés a pesé dans la décision d’adhérer au réseau plutôt que de bâtir une marque de zéro. Ils misent sur la notoriété, les méthodes et les outils de l’enseigne pour s’imposer dans un secteur québécois exigeant.
Un marché québécois porteur, mais très encadré
L’arrivée tombe dans une période favorable. Le marché immobilier québécois a affiché plus de 97 000 transactions en 2025, en hausse d’environ 8 % selon les données rapportées par le réseau.
Le courtage immobilier est strictement balisé dans la province. Au Québec, la profession est régie par l’OACIQ (Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec), qui encadre la formation, la certification et la conduite des courtiers. Cette rigueur, axée sur la transparence et la sécurisation des transactions, colle au positionnement de l’enseigne.
Six collaborateurs aujourd’hui, 25 courtiers visés en un an
L’agence démarre avec six collaborateurs. Son objectif de première année est clair : intégrer au moins 25 courtiers pour absorber un volume d’affaires croissant et structurer une organisation solide.
Cette montée en puissance dépasse le seul cas montréalais. La première agence est pensée comme un point d’ancrage destiné à ouvrir d’autres bureaux dans la métropole, puis dans d’autres régions du Québec. Autant de futures portes d’entrée pour des candidats franchisés de la province.
Ce que cette première signifie pour le franchisage au Québec
L’implantation d’un réseau français de cette taille confirme que le Québec attire des enseignes étrangères en quête d’un marché francophone mûr. Pour les entrepreneurs locaux, l’arrivée d’une marque structurée en franchise élargit le choix au-delà des bannières immobilières déjà bien installées.
Le test grandeur nature se jouera sur la capacité du modèle à s’adapter aux règles de l’OACIQ et aux attentes des acheteurs québécois. Les prochaines ouvertures annoncées dans la province permettront de mesurer si ce premier pari se transforme en véritable réseau.











