Avec une première adresse sur l’île de Montréal attendue à l’été 2026, au Complexe Desjardins, Ashton fait du franchisage le moteur de sa sortie de la région de Québec. La rôtisserie de poutine confie son arrivée dans la métropole à un franchisé québécois, et compte multiplier les comptoirs montréalais selon ce même modèle.
Fondée en 1969 à Québec par M. Ashton Leblond, Ashton est restée pendant un demi-siècle une affaire de la Capitale-Nationale. Le réseau comptait 23 succursales et quelque 650 employés à Québec, L’Ancienne-Lorette, Lévis et Saint-Georges-de-Beauce au moment d’annoncer son virage vers Montréal. Depuis le rachat de la chaîne par Émily Adam et Jean-Christophe Lirette en 2022, l’enseigne a changé de braquet et ouvert la porte à des partenaires franchisés.
Une première adresse montréalaise au Complexe Desjardins
Le premier comptoir Ashton sur l’île de Montréal s’installera dans l’aire de restauration du Complexe Desjardins, au centre-ville. La chaîne y servira l’ensemble de ses classiques, à commencer par ses formats de poutine, avec la commande en ligne et la livraison, y compris après les heures d’ouverture.
Point important pour le secteur : il s’agira d’un restaurant franchisé, exploité par un franchisé originaire du Québec établi à Montréal depuis plusieurs années. Cette adresse prolonge l’arrivée du réseau dans la région métropolitaine, amorcée par le comptoir des Premium Outlets de Mirabel, ouvert en octobre 2025.
Le franchisage, moteur assumé de la croissance hors de Québec
Le réseau ne cache pas sa stratégie : la franchise individuelle servira de véhicule pour répliquer la marque à Montréal et ailleurs dans la province. Lancé un an avant l’annonce de l’arrivée dans la métropole, le programme de franchisage encadre désormais chaque nouvelle ouverture hors du territoire d’origine.
Pour les candidats franchisés québécois, le signal est clair : la chaîne cherche des partenaires capables de porter la marque dans des marchés où elle reste à découvrir.
Mirabel comme banc d’essai, Montréal comme cible
Le comptoir de Mirabel n’était pas une fin en soi. La direction l’a présenté comme un point d’ancrage destiné à valider les pratiques logistiques, opérationnelles et de mise en marché avant de pousser plus loin dans la grande région de Montréal.
L’adresse du centre-ville devient la suite logique de ce plan. Elle teste cette fois la marque dans un environnement urbain dense, au cœur d’une aire de restauration très achalandée.
Ce que l’arrivée d’Ashton ouvre pour les franchisés québécois
L’entrée d’une marque aussi identitaire que Ashton dans la métropole crée un appel d’air pour des entrepreneurs qui veulent s’associer à une enseigne québécoise reconnue. Le rythme des prochaines ouvertures dira combien de territoires la chaîne compte confier à des franchisés à Montréal, sur la Rive-Sud et dans les Laurentides.
Pour les candidats intéressés, la concrétisation du comptoir du Complexe Desjardins servira de premier vrai test du modèle franchisé en milieu urbain.











