Loin des projecteurs braqués sur la restauration rapide, deux familles de franchises gagnent du terrain au Québec : les services de proximité et le studio d’entraînement de quartier. Portées par le vieillissement de la population et le retour en force de la mise en forme, ces bannières recrutent activement des franchisés, souvent avec une mise de fonds plus accessible que celle d’un restaurant.
Le franchisage québécois ne se résume pas au beigne et au poulet frit. Le secteur regroupe 781 bannières selon le Conseil québécois de la franchise (CQF), et une part croissante d’entre elles opère dans les services et la santé. Deux créneaux se démarquent en 2026 : les services aux personnes et le fitness boutique.
Le studio d’entraînement de quartier accélère au Québec
Le modèle du studio spécialisé, plus petit qu’un gym traditionnel, séduit franchiseurs et franchisés du secteur du sport. Orangetheory Fitness et Anytime Fitness, désormais réunis sous la maison-mère américaine Purpose Brands, multiplient les ouvertures dans la province et cherchent des candidats.
Orangetheory exploite déjà des studios sur le Plateau-Mont-Royal, dans Griffintown et à Beauport, dans la Capitale-Nationale. La chaîne a franchi le cap de sa 105e adresse au Canada et vise de huit à douze nouvelles ouvertures au pays, dont plusieurs au Québec, avec Sherbrooke parmi les villes ciblées. Anytime Fitness, de son côté, est présente à Brossard, Montréal et Québec.
Les services aux personnes, un créneau porté par le vieillissement
L’autre grande poussée vient des services de proximité en franchise : aide à domicile, soins aux aînés, ménage résidentiel et nettoyage écologique. Le vieillissement de la population québécoise soutient une demande qui grimpe d’année en année, et les réseaux structurés y trouvent un terrain fertile.
Ces franchises attirent un profil de candidat différent. On y vient rarement pour la cuisine ou le commerce de détail, mais pour bâtir une entreprise de services locale, souvent gérée depuis un petit bureau plutôt qu’un local commercial coûteux. Le stationnement, la vitrine et l’aménagement pèsent alors beaucoup moins dans le budget de départ.
Une mise de fonds souvent plus accessible qu’un restaurant
C’est l’argument qui revient le plus souvent. Là où une franchise de restauration exige fréquemment plusieurs centaines de milliers de dollars, une partie des franchises de services et de nettoyage demande une mise de fonds nettement plus modeste, parfois logée entre quelques milliers et une centaine de milliers de dollars.
Cette accessibilité ouvre la franchise à des candidats qui n’auraient pas les reins assez solides pour un projet en restauration. Elle ne dispense toutefois pas d’un plan d’affaires sérieux, d’un fonds de roulement et d’une lecture attentive de la convention de franchise, redevances comprises.
Le conseil de la Rédac’
Une mise de fonds basse ne veut pas dire un risque bas. Vérifiez la redevance, la contribution au fonds de publicité et surtout le nombre de franchisés rentables déjà en activité avant de signer quoi que ce soit.
Deux créneaux à surveiller pour la suite de 2026
Le fitness boutique et les services aux personnes ont un point commun : ils reposent sur des besoins durables plutôt que sur une mode passagère. La santé, la remise en forme et le soutien aux aînés ne risquent pas de disparaître du portrait québécois.
Pour les candidats franchisés, l’enjeu des prochains mois sera de repérer les territoires encore libres, particulièrement en dehors de Montréal et de Québec. C’est souvent en région que ces réseaux cherchent le plus activement à s’implanter.











